‹ L'américanisme et la conjuration antichrétienneChapitre 67 sur 73 · XVIII. — Armes-veus de ce signe, puis allez entendre · texte numérisé non relu

XVIII. — Armes-veus de ce signe, puis allez entendre

^ discours, iisex les écrits des amiricanistes et des démo-

fies ckriliens : vous les trouverez en opposition formelle

'esprit fondamental du christianiiine. — Page 165

^Sociologie iatholii/«e (1), qui n'est certes pas la plus es publie'es par le parti de la démocratie

Etienne, célébrant l'anniversaire du Congrès ecclésias-

ique de Reims disait, et en cela uUe réïuoiait bien la kensée de tout le parti :

< Pour faire prendre à la foule goût aux choses du ciel, 1 faut lui parler d'abord le langage qu'elle comprend, m'elle écoute, celui de ses affaires et de ses intérfts, e[, tans la grande lutte pour la f/« dont nul n'est exempt, il îuit lui trouver et lui apprendre le nwyen d'être victorieux . 4firis la distribution faite à tous, dès ici-bas, de b justice oçîale par les moyens humains, il sera possible de faire ev^r Us regards, d'atteindre le but chrétien et moral et de KOdamer que le Grand-Maître de la Justice, c'est JÉsus- 'brist, et que l'Evangile est le véritable code des droits Xtmine des devoirs de tous. Après avoir procuré la paix la corps, il sera plus facile de faire accepter la paix de *iUne.

> Tous le comprennent à Reims... Ils sont là sept cents irCtres venus de tous les points de la France. Ils s'înter- -ogeot sur l'action, la science et l'organisation du clergé •n &ce de leur temps. >

£b bien ! cela est en contradiction formelle avec la ;>arole de Notre-Seigneur Jésus-Christ : Cherchhz b'ABOBD le royaume de Dieu et sa justice, et le reste vous SKSA DONNÉ par surcroît. Cela est aussi en opposîtioji directe avec le mode d'apostolat que l'Eglise a constamment pratiqué, depuis les temps apostoliques jusqu'à nos jouis. Il est vrai que ces Messieurs trouvent que Notre- Seigneur et ses apôtres ont trop lambiné dans I ceuvre de la civilisalion chrétienne, et ils sauront, eux, se montrer plus cxpéditifs. M. l'abbé Naudet écrivait dans la Quiit- M/>ic, lei«mars 1897 :

97, VI= axnét, pagf 485.

< Il en est, nous te savons, qui prétendent airivi même résultat par d'autres moyens; ils disent qu* institutions et les lois tirant leur valeur des hoDimel les conservent ou Its appliquent, notre effort doit se ter en premier lieu sur la réforme individuelle, ce ' concrétisent en cetle formule que l'on nous t triomphalement : * Faites des chrétiens, i sauvera ; t formule vraie, sans doute, mais trop i mais incomplète, et dont notre raison ne se content Malgré la bonne foi de ceux qui parlent ainsi et l'à en oracles, nous ne pouvons les suivre dans cette to' ne nous paraît pas, nonobstant certaines assurance ou moins intéressées, devoir nous amener au but outre que ce doRiiH n'est difini nulU part, il nous d'ouvrir l'histoire pour constater combien les lâits ei tredisent les gratuites aflirmations. Est ce que, i<Mf à davantage, durant les trois premiers stëcles, l'élise pas d'admirables et victorieux efforts priur chrtsliar ' individus ? Il y eut alors une merveilleuse c/iRor de sainteté, maii cela n'empêcha pas qu'iifaiiûia. trois sihclei pour voir poindre ài'horisonles prtmtitalwn^ d'un ordre social cArliieit. >

MM. les démocrates chrétiens entendent marcfaei ; faire marcher plus rondement.

Notre-Seigneur a dit : » Prenei garde qu'on ne *m séduise, car plusieurs viendront en mon num disant C'est moi qui suis le Chrfst ; et ils en séduiront un gtao nombre ; mais prenez bien garde de les suivre. >

« Ils viendront en mon nom v. Il y a donc eu. il y i et il y aura des honnnies qui se diront les apôtres i CuRiST,e< qui le diront avec assez de xTaisemhIance poc le faire croire et sans doute pour se tromper eui-mtofl Us se présenteront comme prédicateurs de l'Erar^ de V Evangile vrai, et avec assex d'apparence pour ttM per, s'il était possible, les élus eux-mêmes. Ccst le drri Maître qui l'affirme. Ces hommes diront : Je suit i Christ, c'est- à-dire, c'est moi qui suis la vérité, c'est e moi, c'est en ma doctrine qu'est le salut du peuple. (Voi Origène sur saint Matth. Traiti, xxviii, N** 34-JS-) 1

Comment se défendre contre leur séduction ? 1

1 de leur évangile avec celui qu'ont prêché

S-Christ et ses apôtres, t Quand ce serait un ange

du ciel, disait saint Paul, qui vous annoncerait un

I évangile que celui que nous vous avons annoncé,

ras soit analhfeme > (.W (?«/. i. S.) * Je crains

;, comme Eve fut séduiie par la ruse du serpent,

jS pensées ne se corrt

||ité à l'égard du Cmri

rtcher un autre Sauvei

I reçu, (

npent et ne perdent leur r. Car si quelqu'un vient ' que celui que nous vous uffle un autre esprit que autre évangile que celui

vous avez embrassé, hélas ! vous le supportez fort »(II^rfCffr. XI, 4)(i).

sst donc en mettant sans cesse les doctrines qui nous apportées par les journaux ou de toute autre manière, gard de ce qu'ont dit Notre-Seigneur et ses apôtres, 'on peut découvrir l'erreur, quelque voilée, quelque uée qu'elle puisse être.

, comme Uossuet vient de nous le montrer, la con- □n utilitaire de la vie qui donne les jouissances de onde comme objet premier des désirs et de l'activité liommes, est toute contraire à la doctrine de ngile.

iméricanisme est à l'opposé de l'Evangile sur tant de s, que Dom Fr. Chamard dans sa lettre à M. Mail'a pas craint de dire que les tendances des coryde cette nouvelle école sont une attaque directe e le plan divin de la création. Et il le prouve par lémes raisons que Bo^suet développe dans son ir la Nativité de Notre-Seigneur.

It si ce n'aX pas ptédsémenl sut celle question de 1i pn>que s'opérera, entre tes suculisles et les catholiques, la rJcoDn qui est dans la force des choses, le socialisme n'étant, selon lie d'un grand évèque Bmfricain, que t l'évangile aigri »,

écoles qui seules aujourd'hui peuvent mener la société, p>ice s produisent des meneurs, hommes de patole ei d'action, l'écote rate catholiqiieà laquelle nous avons l'honneur d appartenir et internationale sociatiile, dans leurs revendicalions communes,

que tirer les conséquences économiques de I évangile du divin ur JËsus-OlKlST. (Abl>é Naudcl. JVeirt auvrt iKîait, .894.)

376 DOCUMENTS F.T lîCLAIRClS.SEMENTS

N. XXIX. — Celui çui fui choisi poMT lancer Ifi tv^^TtcclhiaUiijUfi Hait bien le personnege à prtttdrt c^f: mille. — Page 176.

M. l'abbé Leraire a eu un biographe. Il faut (Ti"^ que la, biographie ne lui a point déplu, puisqu'eUr ' envoyée gratuitement à un certain nombre de prêtrevendue à la porte des sailes où le prêtre-député dwin . des conférences. I

En voici la préface : I

< Depuis on siècle, l'Eglise de France s'esl tenu* j I l'écart des profonds monvemenls de la pensée coniem 1 poraine. La voix des I^^mennais, des Lacordaire. '' Montalembert, eut peine à se faire jour, et le plus gr? de ces réformateurs fut brisé misérablement pour n». voulu trop lot le mouvement qui doit un jour sauve: -. . catholicisme chez nous. J

» L'Eglise, € ayant longtemps gardé ses quartier! I d'hiver dans les sacristies et les sanctuaires >, a désappri' ! le langage des penseurs et le langage des foules. Elle : sait plus guère que les gémissantes litanies qu'on marm'i" au fond des temples déserts- Une séparation lointaine ' faite entre des croyants qui n'avaient plus que des (i. lions, et ces multitudes i qui il eût fallu un peu de reli,>:i' el qui passent, douloureusement désenchantées, dt\ : des'pratiques qui nécessitent de l'argenl el qui n'app' 1 tent aucune consolation aux pauvres el aux soulTrani;

> Un tel état ne pouvait durer. Le prétreavait le deio d'aller au peuple, de se mêler à la vie littéraire, artistii| j pol,itique de la nation.

> Quelques-uns l'ont compris et tracent couragi^uinent la voie, L'abbé Lemire est un des premiers apôii du devoir social du clergé, devoir primordial du liriH; présent. C'est à ce titre qu'il prend place, l'un despremu dans notre galerie. >

Plus loin, il était dit :

|M. Lemire a tracé le rôle nouveau du clergé. > < Il lain vigoureuse sur un édifice social vermoulu i s'agit de remplacer. >

iNous ne doutons pas que M. l'abbé Lemire ne répus son cœur de tels compliments, disait la Semaine K du diocèse de Cambrai. Il doit souffrir de se voir fente comme le continuateur de Lamennais, < le plus tbnd de ces réformateurs brisé misérablement (par " ' e XVI) pour avoir voulu trop tôt le mouvesnt qui doit sauver le catholicisme chez nous. > '".. l'abbé Lemire ne pensera-t-îl point qu'une telle ^tion, présentée comme venant d'une main amie, kande de lui un désaveu ? > e désaveu n'est point venu.

— Le premier eongrU ecdisiasiique se tint à \fims à l'occasion du cenlenaîre du baptême de Clovis. — Vfi "79-

^1 Semaine religieuse du diocèse de Cambrai fut la liire à faire remarquer combien l'assemblée projetée («normale. Elle le fit en ces termes :

vons reçu et — si nous nous en rapportons aux ■ qu'ont publiées diverses Semaines religieaseï — une ! partie du clergé de France a reçu sous ce litre : ,%lerinage ecclésiastique à Reims >, un programme bdes â faire pour être discutées à Reims les 25, a6 et loOt 1896.

te programme assigne pour objet des délibérations de l'assemblée, 1° l'organisation du cleigé, a" les études auxquelles il doit se livrer et i" l'action qu'il doit exercer.

Il embrasse le culte, la prédication, les œuvres de préservation et d'édification, les ceuvres de charité et les teuvres sociales, la méthode des éludes dans les grands séminaires, les examens des jeunes prêtres, les conférentes cantonales, etc, etc.

La lettre d'envoi dit ; 4 Ce projet a été béni et encouragé par plusieurs de NN. SS. les archevêques et érêques. »

Dans une aiïaire de cette importance, il convîendnilÉ donner des noms.

De plus, f bénédictions et encouragements > tont d mots bien vagues, et qui n'éclairent point suffiuin ceux qui sont invités à prendre part à une réunion ii et à prêter leur concours à une entreprise de i quence.

Le projet a-t-il été présenté aux prélats qui ont t h et encouragé », dans la forme définitive sous laquellftl nous est présenté ? Les paroles ou les écrits dans Icsqiia ont été formules leurs bénédictions et leurs encotil)" iiients contiennent-ils une approbation explicite de toc programme? et donnent-ils à tout le clergé du 9 ordre l'autorisation de se réunir en assemblée [ discuter ?

Voilà ce qu'il serait nécessaire de savoir.

Les assemblées du clergé ont leurs rirgles ; et il n'a permis à personne d'innover.

Le droit ecclésiastique connaît les conciles oecuraioi ques, qui ne peuvent être convoqués et présidés que JM le Pape ; tes conciles provinciaux, qui ne peuvent îtrt convoqués et présidés que par le métropolitain ; la synodes diocésains, qui ne peuvent être convoqua t* présidés que par l'Ordinaire ou en son nom.

L'Assemblée projetée à Reims pour les 35, >6 cl -*; août n'est rien de tout cela. C'est une réunion absolumen'' anormale et dont il n'y a point d'exemple. Qui a eu auto rite pour en tracer le programme? qui a autorité pont j (Convoquer ? qui aura autorité pour la présider ?

Ce ne peut être un simple prêtre ni un groupe de prc ires. Ce ne peut être ni un, ni plusieurs évêqucs.

Chatjue évêque peut bien organiser dans son diocb' une assemblée de ses prêtres, Il ne peut y appeler l'^ prêtres du diocèse voisin sans le consentement de leu:

L<s évêques de France auraient ils tous donné la pc mission de s'adresser à leurs sujets respectifs ? Non, pun que quelques-uns seulement, que l'on ne nomme pas, v sont bornés à bénir et k encourager.

Supposé même que l'unanimité des évêques de Fiaecr

ait donn^ à l'un d'eux, ou même à un simple prêtre, les délégations nécessaires pour convoquer en assemblée générale le clergé de second ordre, il ra\idrait encore le même consentement unanime pour la rédaction du programme, pour la présidence de l'assemblée et pour les règlements à imposer à la discussion.

Et comme une telle assemblée sérail une nouveauté inouïe dans l'Eglise, avant d'en prendre l'initîaiive, il serait de rigueur de consulter le Saint-Siège.

ÏjS Pape y donnerait-il son assenti ment ? C'est au moins fort douteux. La lettre-circulaire d'invitation que nous avons reçue a beau dire que l'assemblée « n'engagera pas de discussion de doctrine » ; il suffit d'ouvrir le programme pour voir qu'en bien des points les questions à traiter confinent à la doctrine. Mais, de plus, la discipline est aussi réservée à l'épi^copat que le dogme. L'uneet l'autre •ont l'objet propre des délibérations des conciles. Il n'est pas à présumer que le Pape transfère jamais I étude des questions de discipline à une assemblée de simples prêtres.

A plus forte raison ne peuvent.ils s'arrt^er d'eux-mêmes oe pouvoir. Se placer en dehors des règles, et surtout des règles qui datent de l'institution de l'Eglise et appartiennent à sa constitution, c'est, pour ne rien dire de plus, créer un danger dont les conséquences ne peuvent facilement être prévues. C'est pourquoi il nous a paru bon, non de protester, maïs d'avertir. >

N. XXXI. — Leur initiative ne tendait à rien moins çu'à faire de l'Eglise de France une Eglise presbytirienne. — Page 183.

Dans une lettre adressée en même temps à l'Univers et & la Férité, Mgr l'évêque d'Annecy appeU l'attention du clergé et des catholiques sur la réunion projetée â Rdms, sur le caractère qu'elle présentait et les dangers qu'elle renfermait.

A la lin de cette lettre, Mgr Isoard rappela à quoi ont abouti les bons prêtres qui en 1788 rédigèrent, en dehors ,ies règles posées far t' Eglise, des cahiers ou recueils de

mesures qui leur paraissaient devoir être prises ioce ment pour le bien de l'Kglise de France, puis il dit :

< Ce qui se passe, ce qui est accompli déjà, nous dool Je droit d'affirnier que le programme détaillé de ce cof grès fausse en maint endroit les données essentielles 1 gouvernement de l'Eglise ; — qu'jV prépare tl jfuî a pour Ui prêtres une sîfua/ion t^ui ne leur appartient p et gui, l'Eglise étant ce qu'elle est, nb PKUt leur app*

TBNIR. t

Monseigneur Isoaid concluait :

< Nous estimons qu'il est de notre devoir de mor ce péril aux prêtres animés sans doute de très b intentions, mais qui, affligés des maux présents et jiH ment alarmés des menaces de l'avenir, sont prêts àl précipiter au devant de tout ce qui parait leur offrit ■ issue et les placer sur une voie plus sûre et meilleure \

> On leur dit, on lem répète : Il y a quelque chM faire. L'Eglise le leur dit et elle n'a cessé de le répéta toutes les époques tourmentées et douloureuses ; m elle ajoute : Ce qu'il y a tout d'abord à faire, c'est d'j) prêtre selon toute l'étendue de ce mot sacré, prêtre auB qu'il est possible de l'être, — c'est d'obtenir de la m ricorde de Dieu, par l'ensemble de notre vie sacctdot des grâces beaucoup plus abondantes. Ce bien une { acquis, le reste s'obtient bientôt et s'offre spontanénï

A l'ouverture du congrès, Mgr Péchenard, qui lui « été donné comme président par Son Em. le cardinal L génieux, marqua le caractère < insolite > de l'ftssei&tl A sa clôture. Son Emincnce a dit : < Je vous remeidc ■ vos études aient été circonscrites dans tes limites U par la sagesse, car j'étais responsabi^ >

Ces deux mots rapprochés du silence gardé par Ro^ qui ne donna réponse ni au télégramme, ni à l'adresse l'assemblée, firent bien penser que si le congrès cccléd tiiiue de Reims était le premier du genre, il serait aiH dernier.

N. XXXII. — < La Révolution ne fuit qu'un avec t'athiisme, > a dit Blanqut. ly autres ont dît .- « La Révolution, c'est la lutte entre l'homme et Dieu ; àest te triomphe de l'homme sur Ditu. > — Page 197.

Le 2 avril 1895, nous lisions dans le Monde, en premier Paris, sous la signature de M. l'abbé Naudet, alors rédacteur en chef de ce journal.

< Un grand mouvement d'idées a lieu, cette vérité est incontestable ; mais on comprend que les doctrines qui étaient en possession d'état, les docteurs qui e'taient considérés comme des oracles, ne soient pas disposés àcéder devant les théories qu'ils qualifient de nouvelles, quoiqu'elles se trouvent dans l'Evangile, et devant les hommes qu'ils trouvent révolutionnaires, quoique leur propagande soit un des grands moyens de ckrisiianiser \.\ révolution. »

S'efforcer de christianiser les hommes malheureusement imbus de l'esprit révolutionnaire, c'est le devoir de tout bon prêtre ; travailler à christianiser la République, le régime politique sous lequel nous nous trouvons placés. c'est la tâche que N. S. P. )e Pape s. assignée au.x laïques Bdèles comme au clergé ; mais christianiser la Révolution I comment un pareil accouplennent de mots a-l-il pu tomber d'une tétc saine sur le papier/ Et cependant, il est ta. résultante d'un état d'esprit et de cceur qui tend à K propager, même dans les milieux qui paraissaient lui être les plus réfractaires.

A peu près le même jour que le Monde publiait les lignes que nous venons de citer, un rédacteur d'occasion initiquait dans VUnivers le mot de J. de Maistre : < I.t Révolution est satanique, >

La Révolution est satanique comme l'ont été toutes les hérésies, et plus que ne l'a été aucune des hérésies précédentes. At-on jamais parlé de christianiser l'arianisrae i"

Les ariens, oui ; mais l'arianisme ! Le christianisme, c'a l'affirmaiion de la divinité de Notre -Seigneur jÈSDS Christ ; l'arianisme, c'était la négation de cette divinité comment espérer pouvoir jamais identifier ces deux choses? La Révolution est une hérésie plus radicale au l'arianisme C'est la réyotte contre Dieu lui-même au lin de la méconnaissance du caractère divin de son Envoyé. — révolte allant jusqu'à la négation de l'existence mitât de Dieu, jusqu'aux efforts les plus persévérants anéantir toute idée de lui dans les esprits. Qu'est-ce la Déclaration des droits de l'homme ? Que se [ nos lois de laïcisation, celle de l'enseignement Quand M. Jules Simon demanda à nos légîsUteins fQt permis aux instituteurs et institutrices d'appeler tention de leurs élèves sur Dieu, rien qu'en pronon son nom, cette concession lui fut refusée par les dépi qui justifiaient ainsi une fois de plus la parole de ' qui ; ( 1^ Révolution ne fait qu'un avec l'aihéisi Il faut que l'on ne reconnaisse plus aucun droit k Ol sur la terre, rien que les droits de l'homme ; il fatit seulement qu'il soit désobéi, méprisé, mais que l'on jusque-U qu'il soit un inconnu pour les gêné talions dans quelques années, seront la France. C'est là I' c'est là l'essence de la Révolution telle qu'elle vit, et agit au milieu de nous. On a dit que la Révolutton,' c'est le prolongement du cri infernal : Nan sen'iam ! Elle est quelque chose de plus radical, car le démon, s'D * refusé de servir le Seigneur, sait reconnaître que DiBU at, Dieu. Aussi, dire que l'on a pour programme de christianiser la Révolution, c'est plus que de promettiu de convertir le diable.

Ce à quoi aboutirait nécessairement ce grand mouvement d'idées dont parle M. l'abbé Naudet, ce t>e senil point de < christianiser ta Révolution >, mais de réfololionner l'Eglise.

Une expérience du même genre a été tentée par li Restauration, et l'on sait à quoi elle a abouti.

Napoléon a parfaitement jugé la portée di*. la charte ik iSt4 : « Il me parafe évident, dît-il dans le Afim^rial i' Saintt-JIèlhie, que Louis XVIII avait connu le secret tl'

Bon siècle el compris que la majorité «n France avait voulu Sx Révolution, tnais que son parti était trop faible pour résister à cette majorité. Pour régner avec elle, c'est-à-dire avec la Révolution, et n'êire pas révolutionnaire lui-mêmc.il £illait donc qu'il refît la Révolution, L'idée était ingénieuse. En rendant les Bourbons révolutionnaires, en unité de 1 ■ïnscience, elle rendait les révolutionnaires royalistes. >

On sait ce qu'il advint de cette belle utopie. La RévoluUot] a dévoré la royauté qui avait eu la simplicité de se jeter dans ses bras.

L'expérience est comme non avenue ; et c'est la tenter de nouveait, mais de façon plus dangereuse et de plus grande conséquence, que de vouloir amalgamer la Révolution avec le catholicisme, comme Louis XVIII avait essayé de l'amalgamer avec la royauté !

•Baptiser la Révolution! Christianiser la Révolution! Cette belle entreprise ne peut venir à l'idée que de ceux qui estiment la foi trop faible pour résister à l'esprit révolutionnaire. Ils oublient la parole de saint Jean : Hac est Victoria quie vincit mundum fidei noUra. Si cette dernière expérience est poursuivie, le monde n'aura jamais vu de catastrophe semblable à celle qu'il attirera sur lui.

A la Uéciaration des droits de l'homme, les vrais chrétiens doivent opposer la solennelle déclaration des droits de Dieu ; en d'autres termes, faire leur drapeau du Syliabus de Pie LK. deux fois ratifié par Léon XlII. Chacune des propositions du Syllabus contredit un principe révolutionnaire, une conséquence de la Déclaration des droits de l'homme.

N. XXX\\\. — 1 II faut s'alltndre à tout. Les ârcomlaniti où nous sommes ne ressemblent à rien... Ce qu'il y a de sûr, éett que le monde ne peut demeurer où il est. Nous marchons à grands pas vers... Ah l mon Dieu, quel trou lu (De Maistre). — Page 216.

€ Le ciel et la terre passeront, a dit Notre-Seigncur,

mais mes paroles ne passeront point. > Donc, un jour ou

l'autre, le monde verra l'abomination de la dûsolatîon dara le lieu saint, pre'dite par le divin Sauveur.

< Veillez, a dit l'apôtre saini Paul, demeurant fcmn dans la foi et agissant en hommes courageux et fonv ' (I ad Cor. XVI, 13.) Cette parole a été réiiétée, commir lés, développée, il tous les sifecies, par tous les Pères. '■" Docteurs, les principaux prédicateurs de l'Evangile, nw pas seulement comme un avertissement donné auximl' vidus, mais à la sociét<ï chrétienne tout entière.

Veillez ! Mais qu'éCail-il besoin de dire « Veilleï 1 hommes des premiers siècles de l'Eglise ? Ce n'étaii ; leur génération qui devait voir l'accompli ssemcni de prédiction divine, puisque nous voici bientôt au X\ siècle et que le temps suit son cours ordinaire.

Qu'cst-il besoin de veiller maintenant, puisque d'suv longs siècles que ce'UX qui nous ont précédés, peu's rester à parcourir ?

La société chrétienne doit veiller, non pas tant pcn'être point surprise par le jour du Seigneur, que pour ■■ défendre contre la tentation qui doit le précéder.

Or, cette tentation a commencé avec le christiani' et elle devient de jour en jour plus générale, plus *<:■: santé et, malheureusement, faute de vigilance et de ■ rage, plus victorieuse.

Déjà, l'apoire saint Jude se vojait obligé de dJiv ; fidèles : « Il s'est glissé parmi vous ccitains horon. depuis longtemps désignés à la condamna lîon, homi: impies, qui changent la grâce de Dmi; en licence et renient notre seul Maître et Seigneur JÉsus-Cuxisi

Ces hommes n'étaient point toujours des adwrur déclarés. Saint Paul parle de < faux apôtres, d'outi' astucieux, qui se déguisent en apôtres du Christ. • 1 ; cela, ajoute-t-il, n'est pas étonnant, puisque Salan I-j! i-.i'j se déguise en ange de lumière.» (II aJ C' Nolre-Seigneur avait donné le même avcmdisant : < Gardez-vous des faux ptophètcs. livous sous des vêlements de brebi^i, mais au sont des loups ravissants. {Malt, vu, 15.)

En même temps qu'Us excitent ainsi les Rdclcs tfc i'

mps à la vigilance et qu'ils leur donnent les signes

's ils pourront reconnaître les améchrists, pour se

I en garde contre eux, les apôtres diseiil aussi la

e qu'il faut tenir à leur égard : d Après un premier

!COnd avertissement, éloignez de vous le sectaire. •

??/. m, 10, ri.) < Eloignez-vous de ceux qui s'écar-

e l'enseignement que vous avez rei^u. » {Aii Jiom.

17), dit l'apôtre saint Paul, Saint Jean va plus loin,

:ente pas de dire : Eloignez-vous des sectaires,

nez-les de vous ; il dît : < Si quelqu'un vient à vous

Apporte point cette doctrine, n* le recevez pas dans

n, et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui

alut ! participe à ses œuvres mauvaises. » (Il /oan.

i les conseils que nous ont donnés les apôtres, on tut point dire que c'est celui-ci qui, de nos jours, est i religieusement observé. Et cependant, quand la ' e qu'ils nous tracent par ces paroles fut-elle plus aire? quand la séduction fut-elle plus insidieuse et ft-elle plus de victimes P

4 Beaucoup 'alors se scandaliseront » {Afalih. xxiv, ïo,), dit Notre-Seigneur.

Beaucoup de ceux qui parcourront alors le chemin de la vie viendront heurter le pied contre les pierres semées plus nombreuses et plus glissantes sur la voie du ciel, et tomberont misérablement. Que de pierres d'achoppement les hd&les rencontrent aujourd'hui qui autrefois Aatmt inconnues ou n'avaient point les mêmes séductions : les journaux, les romans et le théâtre, le luxe sous les yeux de tous et à la portée de presque tous, les fortunes rapides, l'ambition des charges publiques surexcitée par de fréquents scrutins, l'irréligion imposée à l'innombtabte multitude des fonctionnaires et en même temps à la multitude plus grande encore des besogneux !

Mais de toutes ces séductions, la plus générale, la plus meunri&re, esc celle du journalisme.

Au moment même ofi l'une des figures les plus achevées de l'antéchrist, Luther, parut dans le monde, un homme se mit à tailler dans le bois les caractères de l'ai- {^bet, L-s pla^a à côté les uns des autrt^s de manière &

former des mots, des phrases, des livres, puis des IJiK de métal, comenant en eux une puissance iudéâak di reproduclion. Aujourd'hui, pat toute la terre, (' lions de machines vomissent tous les jours des a de feuilles qui s'envolent, à toute heure, dans louttSÉ dûeclions, pour retomber dans les mains de tous, û ou pauvres, savants ou ignorants. — Qu'apporter feuilles ? Qi''^''e* vingt-dix sur cent distillent 1' âmes tous les venins ; l'impiété, le scepticisme, l'oc] la volupté, le désir effréné des richesses, ici à p gouttes et insensiblement, là à flots pressés. Des n d'hommes, répartis sur toute la surface de la terres J d'autre occupation que de se demander chaque n Quel poison servirons nous aujourd'hui à nos lecten comment l'accommoder pour le leur faire goûter? lE il jamais pareille foule de faux prophètes ? Y eut-îl jt tant de multitudes empressées à courir au-devant defl séductions P

Ce qui ajoute à I3 gravité de ce signe, c'est qJ faux prophètes n'exercent point seulement leur actiq les personnes prises individuellement. Ils s'attaquer société comme telle, ils la font boire chaque jourfl coupe du vin de fornication, comme parle l'ApOCa^ c'est-à-dire de ce vin d'orgueil qui éloigne de DiM insurge contre Dieu.

Saint Irénée dit que la tentation que le démon i tera à la fin du monde sera la reproduclîori de celfa fit à nos premiers parents : « Vous serei dieux. » I.e but que poursuit la franc -ma^nnerid seulement par les journaux qu'elle inspire plus oa ■ direclemifnt, mais par les lois qu'elle fait promulgl institutions qu'elle Tait adopter, est de persuader i manité qu'elle est Dieu. Kl non seulement à le li suader, mais à la faire entrer en jouissance de sa tf' menteuse (t). La laïcisation, qui résume toute I^

I. Ceci dcmondcniil d'osïci longi dévcluppcmcnu. Qulll de rappeler un mot de Jules Feny. M. Jaurès raconte qii^lf jour paie en public ceUe 4]ueilion au giand laicisacou ; «MM quel est voDc idéal ? t Jules Ferrv lépondit '. 4 Or{^iset l'bi" SUIS Dieu. >

*Tinr-maçonnique, n'est autre chose que la dépossession

Xe HiKU ; ei l'exercice de la souveraineté du peuple n'est

*.llin: chose que la prise de possession du pouvoir divin

3r faire la loi sans appel. Voilà la grande tentation du

■.rjcle présent, toute pareille à celle des premiers jours, la

■lation contre laquelle Notre-Seigneur a donné ce

vi; averiisscment : ( Prenez garde, prenez garde qu'elle

.■ vous séduise. >

S, XXXIV. — L'œm're se eoHlinuera dont, parce qtàelU ut trouve plut d'opposition^ parce qut i' OH ose mhnt dire qti elle H4 doit plus en rencontrer de ta part de ceux-là mêmes çui ent entre Us maim les destin/es du pays. — Page «07.

i^ France Libre, dans son numéro du aj décembre 8^7. a publié un discours de M. l'abbé l.emire au Con- ;rès de la Démocratie chrétienne tenu à Lyon quelques ours auparavant (1).

La partie la plus attristante de ce discours est l'exposé que l'orateur a présenté des devoirs du député catholique et même ecclésiastique à l'égard de l'Eglise.

M. Leraire a d'abord rapporté les reproches qui lui sont adressés, < avec plus de véhémence encore par les laïques que jjar les prêtres > :

< M. l'abbé, vous êtes député, et vous avez parlé des petits cochons, des sous-agents de la poste, d'une petite sébibution pour les gardes républicains mariés ! Est-ce |iour cela qu'on vous a conBé un mandat? Quand on «st à la Chambre et qu'on porte une soutane, c'est pour donner contre les erreurs et les lois mauvaises ! > M l'abbé i^niire répond:

( 1« Parlement n'est pas l'église ; le mandat qui nous

«été donné est un mandat civique et non un mandat

■tiigieux... Ecoutons Bossuet nous dire que le but de

■» politique n'est pas de faire les affaires de l'Kglise:

c'est de rendre la vit commode et les peuples heureux. •

oiU la définition ! Les députés ne sont pas à la Chambie

t. Ce dùcnuis H ^té publié en biûchuie cinq mois plus tud.

pour la vie future, mais pour la vie présente : non pour faire les affaires de l'Eglise, mais pour faire les i'res de la France. ( Aj>plaudissemenis.)

> Alors, Messieurs, les prêtres députés ne sont plus que d'autres destinés à fonder un parti calholiiii Nous ne sommes pas à la Chambre les représen' d'un parti catholique, ne nous demandez pas de li conduire comme si nous étions cela ; nous n'avons ;.. été envoyés avec cette mission, nous ne voulons pas en être les usurpateurs.

» Mais ce que nous devons faire, ce pourquoi nonl avons été envoyés au Parlement, c'est de servir le peapl». c'est de travailler au bien moral et matériel de la Déni»

La Semaine nligieuse, du diocÈse de Cambrai mil o regard de ces paroles celles du Souverain Pontife !,^ XIII. Elle disait :

« M. l'abbé I-emire invoquant Bossuet prétend : 4 Les députés ne sont pas à la Chambre pour b > future, mais pour la vie présente >

S. S. Léon XIII dit au contraire :

< La ckt/i d'Etat (les chefs d'Etal dans te x&^ actuel ce sont bien MM, les députés, puisqu'ils c' sous leur dépendance les ministres et le Pof la République lui-même) doivent meltrt au noiM^re 4 PRINCIPAUX DEVotn-s atui de /aforiser la protéger de leur bienveillance, de la couvrir de l'a tulélaire des lois, de ne rien statuer ou décider 1 traire à son intégrité. Et cela Hsh doivent aux ât» ils sont Us chefs. Tous, tant que nous sommes, nous sommes nés et élevés en vue d'un bien SQpl final auquel il faut tout rapporter, placé qu'il est k au-delà de cette fragile et courte existence. PuisqJ de cela que dépend la complète et parité Télici hommes, il est de l'intérêt suprême de chacun i dre cette fin. Comme donc la société civile a. tié | pour l'utilité de tous, elle doit, en favorisant la i rite publique, pourvoir au bien des citoyeris, 1 non seulement li ne mettre aucun obstacle, mua A rer toutes les facilités possibles à la poursuite et i M

'de ce bien suprême et immuable auquel ils aspirux-mëmes. > (F^ncycYiqae Iiiimorfa/t Dei.Tiaducùon ;lle.)

ns \'Encyc\i<:\\ic Sap'enfiee C/rrùfiana, S.S.Lèon XIII pas moins exprès. « Ceux qui rédigent des constiis et FONT DES LOIS, dit-il, doivent tenir compte de ture mor.ile et religieuse de l'homme et l'aider à se :tionner. ï

l'abbé Lemire a dit encore : t Le Parlement n'est

l'Eglise. .

an XIII répond :

[1 n'est pas permis d'avoir deux manières de se con- , l'une en particulier, l'autre en public, de façon à :ter l'autorité de l'Eglise dans sa vie privée et à la r dans sa vie publique ; ce serait là allier ensemble n et le mal et mettre l'homme en lutte avec lui-même, i au contraire il doit toujours être conséquent et ne ter en aucun genre de vie ou d'affaires de la vertu enne. > (Encyclique Immortale Dei.)

i'abbé Lemire continue : « Le mandai qui nous a

confié est un mandat civique et non un mandat gieux. >

t : mais Léon XIII dit que le mandat civique confié catholique, et surtout à un prêtre, comprend le manîligieux : < Il est évident que les catholiques ont de

motifs d'aborder la vie politique..; mais pour tirer ftitutioKs, autant que faire se peut, le bien public, e et rrai, en se proposant d'infuser dans toutes les % de l'Etat, comme une sève et un sang réparateur, 'tu il l'influence de la religion catholique. J (Encyî Immortale Dei.) Jw'/Zj se servent det institutions publiques, autant

le pourront faire en conscience, au profit dt la et de ia justice ; qu'ils prennent à lâche de ramener constitution publique à celle forme chrétienne que nous Proposk pour modile. (Ibid.) L'abbé Lemire a dit enfin : « Nous ne sommes pas

Chambre les représentants d'un parti catholique, nous demandez pas de nous conduire comme si

s pticeft cdoin

t/Àf S

endmp

> nous étions cela : nous n'avons fas été enveyh a » mission, nous ne voulons pas en être les usurpaleu I^on XllI dit qu'il n'est point dans l'intention de 11 .. de favoriser des candidats, surtout ecclésiaslique^, veulent ainsi se tenir neutres à. l'égard des choses de '.?. gion ; < L'Eglise ne saurait accorder ni son patron.-;, sa faveur aux hommes.... qui cherchent â briser l'ai! établie par la nature même des choses entre les uv: religieux et les intérêts de l'ordre civil. Au conlraic .■ devoir est de favoriser ceux qui ont de snincs idé« * les rapports de l'Eglise et de l'Etat et s'efforcent de 1 faire servir par leur accord au bien général. Ces ptécef» renferment la rfegleà laquelle toui catholique doil former sa vie publique. t> (Encyclique Sapi4>ttiit X

< Partout où l'Eglise ne défend pas de prendl aux affaires publiques (ce qui a lieu en Italie), on « soutenir les hommes d'une probité reconnue et qui p mettent de bien mériter de la cause catholique. » '^Ilw

La Semaine religieuse ajoutait :

< Nous venons d'avoir une législature durant laqK les ennemis de l'Eglise n'ont cessé de poursuivre h œuvre de déchristianisation, tantôt avec audace, Ufll avec perfidie, toujours avec une peiséve'ratice f^ut ne pc jamais de vue le résultat à obtenir.

» En face d'eux, ils ont trouvé des muets; il n'est po possible de rappeler ici les questions intéressant la n gion qui ont été soulevées durant ces quatre dctni' années, les principales sont dans la mémoire il<.' Mais chacun sait qu'il n'en est pas une seule sut b: la franc- maçonnerie ait rencontré une résistance, jt- m pas efficace, mais simplement énergique, qui pîlt au i soutenir les courages. Et l'on veut jiistiGer ce nii:' rérij;er en règle et en devoir 1 Et cela dans l'assembU-i démocrates chrétiens réunis de tous les points de la ¥na Ils applaudissent à ce discours, ils le font imprimer, il» font des brochures, et ils en défendent la doctrine dl leurs journaux, depuis le Peuple fran fais jusqti'à l'O

> Est-il possible, à la veille d'une nouvelle c du suffrage universel qui doit décider du salul de la f

' de laisser poser une thèse si radicale, sans la mettre en " regard des enseignements auihenciques du Souverain Ponlife, alors surtout que ceux qui la soutiennent ne cessent de se réclamer de N. S. P. le Père Léon XIII ?

> Si la thèse posée par M. l'abbé Lemire et soutenue par ses amis n'est point désavouée, il est bien inutile de

-dépenser tant d'argent et de se donner tant de peine pour propager la bonne presse. Il est bien inutile de s'organiser en vue des élections. Il est bien simple d'espérer que, par une députation nouvelle, on arrivera h une meilleure défense de nos plus chers intérêts et à faire cesser la persécution religieuse. Il a toujours été plus commode de se taire que d'étudier les questions et de combattre pour le droit et la vérité, La paresse d'une part, le désir de ne point se compromettre de l'autre, s'arrêteront avec complaisance sur le cas de conscience posé par M. l'abbé Lemire et sa solution, pour se dispenser de défendre l'Eglise et nos libertés chrétiennes. Et alors les mauvaises lois déclarées intangibles seront en effet étemelles, et la persécution, ne trouvant plus d'obstacles, arrivera à ses fins, à l'anéantissement du christianisme en France. »

La thèse de M. l'abbé Lemire ne fut point désavouée, loin de là. Quelques semaines après, M. l'abbé Dabry écrivait dans le journal de M. l'abbé Gamier ;

< Je sens qu'on est sur le chemin de recommencer des sottises. A lire la plupart des journaux catholiques, on croirait que les députés que l'on va nommer n'auront pas d'autre mission que de tailler une besogne facile au clergé.

» En cotant aussi haut qu'on voudra la culpabilité des gouvernements républicains, depuis vingt ans, dans leur politique religieuse, peut-on voir dans aucune de leurs mesures une atteinte à la liberté essentielle de l'Eglise ? ..

> Un député a pour mission de faire les affaires du pays. 11 peut les faire tiès bien sans être catholique ; il peut les faire très mal tout en étant le plus fervent des catholiques pratiquants ; et quand nous votons, loue catholiques que nous soyons, nous devons le préférer dans le premier cas que dans le second. , (sùj.

» Quand nous nommons un député, nous n'investissons pis quelqu'un d'une mission sacrée, mais d'une mission.

392 DOCUMENTS ET ÉCLAIKCISSEMENTS

profane ; nous ne préposons pas quelqu'un à ]a. garde d'ia térêts spirituels, mais d'intérêts temporels. Si vous, cad lîques, vous être entrés dans la politique avec i'am idées, vous faites fausse route, vous plaidez dans 'le W

» Le critérium pour juger si un candidat est bon l| pas de savoir s'il est particulièrement partisan de la lii de l'Eglise, car ta liberté de l'Eglise sans les autres H lés, c'est l'oppression. »

Dans un autre numéro, ce même journal disait s même signature :

< Malgré la présence dans notre législation de QOi DISPOSITIONS dont nous avons à souîtm, /a rierim.' purement catholiques doivent cesser...

> Devant l'opinion, la question religieuse en a ne se pose pas, et cela parce que l'opinion ne redonujl de la religion, et que d'autre part elle ne craint wùn J elle. >

Cette règle de conduite était mise sous le c Pape.

i Votre titre de catholiques que vous mettez t en avant n'est pas un terme politique; dans le L politique, il ne répond à rien, il appartient à un autr^ naine, et le Pape, qui s'y entend mieux que vous, val DÉFENDU DE vous EN SERVIR, Êtes-vous pour la moiu ou pour la République, pour l'autorité ou pour I> litai pour l'aristocratie ou pour le peuple, pour le s/a/u f piiur le progrès ? Voilà des termes politiques, voiU, n d voulons nous occuper des affaires publiques, le l qu'il nous faut apprendre et dans lequel nous pou3 poser des questions aux candidats. I.A RESTX se, |

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