‹ L'américanisme et la conjuration antichrétienneChapitre 69 sur 73 · I. — Lettre du Supérieur général des PauHstes Traduction · texte numérisé non relu

I. — Lettre du Supérieur général des PauHstes Traduction

H^ New-York, 28 février 1899.

^y Trës-Saint Père,

^^ès que nous avons pu lire dans les journaux de NewiTork la traduction anglaise de la lettre de Votre Sainteté à S. Em. le cardinal Jacques Gibbons au sujet des erreurs <jue l'on désigne sous le nom d'américanisme, nous avons pleinement et spontanément adhéré à la doctrine enseignée dans le document pontifical, et nous nous sommes empressés d'en ■viser Votre Sainteté par télégramme.

Et mainlenant, par les présentes lellres, nous exprimons du fond du cœur nos actions de grâces à Votre Sainteté dece «lue, en vertu de sa charge de suprême docteur, et par son infaillible magistère, elle nous conduit dans les voies de la vérité et écarte loin de nous les ténèbres de l'erreur.

Si le Père Hecker vivait encore, il accueillerait la si pontificale avec le même esprit de filiale vénération.

Mais ce qui n'est pas pour nos o latioQ, c'est surtoui ce que nous lisons dans b letl Votre Sainteté, où il est dit que les erreurs cDodaimi^ te Saint-Siège sont plutôt le fait des inlerprétatloos di aux opinions du PèreHecker, que de ces opinions coosK

D'ailleurs, s'il y ^ soit dans la doctrine, soit dam 11 dudit Père, quelque chose qui doive cire corrigé au de Votre Sainteté, nous acquiesçons de gi^and c sentence du Saint-Siège, d'abord parce que l'Egliie r est la colonne et le fondement de la vérité, eniuite p les règles de noire insl itul prescrivent : < Que l'un dt* d principaux de notre société et de tous ses membres M soumission insigne.prorapte et joyeuse envers la sa et tout pouvoir légitimement établi dans son sein, a vers toutes les ordonnances rendues par son aatorit^

> En piemierlieu, cette obéissance doit être r Vicaire de jésus-Christ, à la sainte Eglise romaine les décrets et monitions du Saint-Siège apostolique r soit à la doctrine, soit à la disciplin

Cette obéissance est prolondémem gravée dans nos ce en sorte que nous n'avons jamais songé à nous écarter ■' l'intégrité et de la sévëiilé de la doctrine catholique. Si «i-^ dant, de l'avis de Votre Sainteté, nous avions eu, ou «cutenit

semblé avoir c

pouvait la lavo

t>ratitude la c(

Us constiti

e tendance, si encore notre méthode d'an ier en quoi que ce soit, nous accepcom : ■ ection paternelle de Votre Sainteté.

ans de notre institut nous foni un it\' strict de garder une parfaite orthodoxie, de [irecdre 7règle, non seulement les définitions de l'Eglise, mats eq: ses avertissements, et de suivre les écrits des maîtres la. lestés de la vie spirituelle, ainsi que de promouroii les ic lions approuvées et recommandées par l'Eglise. Oo y même cette déclataiioa : < Il est prescrit à toiu, mfnc 1 prêtres, d'user de la direction spirituelle selon ^cs princi;' des auteurs approuvés . >

Sur ces points comme sur tous les autres, dous déctir.

ivrons les principes et les averii^semeots formulée e de Votre Sainteté, t.t nous faisons en même ■ profession d'eniière obéissante et de lîdïle adhésion à e Sainteté et au Saint-Siège de Tiome. En outre, nous ^ttons de ne vendie, ri donner à d'auires les eiemplaires m intitulé : < Vu du P. Htcker, s tant que les cotrec- ;ées nécessaires par le Sainl-Siège n'auront pas i\i laées.

B altendanl, prosternés aux pteds de Votre Sainteté, nous ^tons humblement la bénédiction, apostolique. t Votre Sainteté le très dévoué serviteur. ir l'iasiiiut des prêtres de la mission de l'apAtre Saint-

Georges Deskon, sup^r. gJn.

- Lettre de Mgr Ireland (texte).

Très-Saint Père, t suite que je tïnîs de lire la lettre que Votre Sainteté pd'adresser à Son Emmence le cardinal Gibbons et aux ■ membres de l'épïscopat américain, je m'empiesse de :t acte d'estime et d'amour pour les cathok des Etats-Unis, comme pour iiotie nation américaine Hitière.

i, ta lumière est faite : les malentendus cessent, tard'hui, nous sommes à même de détinir la faute que I quelques-uns » ont voulu couviir du nom d'América- ;t de définir le vrai, que seul les Américains appellent . De plus, tellement sont cUires et précises les et les explications faites, dans la Lettre AposiO' e péril qu'elle ne fût comprise par tout le peuple lis, — p^ril que moi-même, je le confesse, j'avais Wuvoir redouter, — ne peut plus se concevoir. il la surprenante confusion d'idées et les âpres controt soulevées, en France surtout, autour du livre VU du 'tcktr, — l'étendue desquelles la Lettre Apostolique me

permet de mesurer, — c'était, je ne puis roainietiAM ne pe l'apercevoir, une nécessité pour le Preinicr Pastcm de fun entendre sa voix dans le but d'édaiier et d^ptistr Is espiits.

Ceries, avec toute l'énergie de mon âtne, je rfpuJif ■" je condamne tomes les opinions que la LctirE Aposi" répudie et condamne, — toutes ces opinions fausses «.ci: reuses auxquelles, comme la Lettre le dit, sonnes attribuent le nom d'Américanisme- > Je répod condamne ces opinions sans aucune exception, telles t lement que Votre Sainteté les répudie et les con les répudie et les condamne avec d'autant plus ment et de joie de cceur, que jamais, pour un instani, fl catholique et mon entendement des enseignemems 4 pratiques de la Sainte Eglise ne m'ont permis d'ouvrïr4i àme à de pareilles extravagances. Tout l'épJscopal dw F"' Unis, en leur propre nom et au nom de leurs tioupcaui ' prêts à répudier et à condamner ces erreurs. Nousnep(iu ne pas nous indigner qu'une telle injure noua dit fwW, nous évêques, ànos fidèles, à notre nation, — que de dr^ . par le mot American isme, comme il est arrivé pour que!-,^ uns de faire, des erreurs et des extravagances de U M

Très-Saint Père, ce sont les ennemis de l'Eglise d'Aï et les infidèles interprètes de la foi, ceux qu qu'il y a, ou qu'on désire faire grandir aux Etats-L'^ église différant d'un seul iota de l'Eglise saini que les autres nations reconnaissent, que Rome elle-in gardienne infaillible de la révélation de Jfisus-CHRlST,i naît PU peut reconnaître.

Priant Votre Sainteté d'accueillir avec bienveill^ sentiments d'amour et de dévouement, et de m'acciM grâce de la bénédiction Apostolique, j'ai rbonom d'él De Votre Sainteté

Le RU dévoué, JOANNES 1rei^nu, Areitv. JeSt-H 31 février 1899.

APPENDICE

III. — Lettre de Mgr Kcane (extrait publié par 1 l^oce délia Verità, le seul qui soit parvenu au ublic, à notre connaissance du moins).

€ ...Ponr moi-inême, je déclare que j'accepte et professe leinemem et sans réserve tout ce que Voite Sainteté nseigne dans cette lettre. Je déclare que je riipudie et ondamne tout ce que Voire Sainteté y condamne ; et je éclare à Votre Sainteté, et dans la présence de Dieu, que Linais de ma vie je n'ai enseigné ni tenu rien de tout ce que 'otrc Sainteté y réprouve. >

IV. — Lettre de M, l'abbé Klein (publii^e par la Semaine Religieuse de Paris).

Très-Saint Père,

Daigne Votre .Sainteté me permetlre, comme au plus lumble et au plus obéissant de ses £Is, de venir déclarer ntre ses mains que j'adhère sans réserve à la lettre qu'elle a icrite, le 2:: janvier, au cardinal Gibbons, et lui annoncer que e retire du commerce l'édition française de la VU du ^irt Hiùker, objet des ardentes controverses auxquelles celte ettre a mis tin.

Si jamais le suis tombé, sans le vouloir ni le savoir, dnns es erreurs que condamne Voire Sainteté, je saisis avec ■mpressement et reconnaissance l'occasion qui se présente 1 moi de les réprouver toutes, comme je le fais ici de grand sœur, sans aucune espèce d'exception, d'arrière- pensée, ni de wbtilïté, mais complètement et dans le sens naturel où les a (éprouvées Votre Sainteté : trop heureux que je suis de potier d'injurieux soupçons et professer une fois e plus mes sentiments d'absolue si |:ité de l'Eglise et de son Chef visible.

jx pieds de Votre Saioieié, ici bont^ paternelle, m'accoidt

Humblement proster prie de vouloir bien, dai Bénédiction apostolique.

Tiis-Saim Pète, de Votre Saititelé, le très bumbk et très obéiss; Paris, le 28 février 1899.

V. — Lettre du D^ Schell, adressée à Mgr SchJ évéquc de Wurzbourg, et publiée par le Dicn Blali {Semaine Religieuse de ce diocèse, n" tin 1 10 mars 1899. Traduction).

MONSEICHBUR,

Je me soumets en toute obéissance et avec un eoiiei xtpect, Icomme il convient, au décret par lequel ia Sacr^ j Congrégation de ^ Index a jugé de son devoir de mettre tt 1 nombre des livres prohibés les quatre ouvrages écrits pArnit^ I savoir : La Dogmatique ; la VMti dtfîiu du eAriàUiaanK;. 1895, iSç6 ; Lt Catholicùme principe du progrh, iii)7 \ ir Temps nouveaux et la vieille foi, 1898.

Docieur Hkruann Schkll, Professeur de tMal^git.

Nota. — Au jour oii la dernière Teuille de ce livre <:■ tirée (25 mars), aucun organe de publicité, i notice-' naissance du moins, n'a encore fait connaître qu'une 'l ponse ait été donnée par S. Em. ie cardinal Gilibons i i Lettre ponti^cale qui lui a ifcé adressée.

Dans son numéro du 1 1 mars, la Semaine re/igieusf d

Nancy demandait à M. l'abbé Naudet < pour la conw:; tion des pieux chrétiens "» de rendre publiqucoicnt ''-'■ vertus passives et au livre de i'/mitatian l'estime qui If: est due. A la date du 25 mars cette consolation n'estpc encore doimée.

APPENDICK. 435

X qui en France se sont doniii^ la mission de pousfe clergé dans des voies nouvelles et l'Eglise elle-même j un avenir nouveau, vont-ils renoncer à leur enlre- [p? Quelques-uns donnent i ce sujet des craintes qu font point sans quelque fondement.

16 décembre 1898 parut au sifege de la * Commission Itiative > des congrès ecclésiastiques (i) le i" numéro B journal intitulé La Vie catholique (2). Il n'est point hiestion dont ii se soit occupé davantage, depuis lors, e la Lettre du Souverain Pontife au cardinal Gib- 1^ avant comme aprfesla publication de ce document, id numéro (ïo décembre 1898) il disait;' t de prendte une décision qui exercera sur i et la Vie catholique, une profonde el loinjfc répercussion. Malgré hs coalili'oni lei plus puissantes, mXIfl a refusé df prononcer une condamnation centre le Weektr et l'américanisme. Le cardinal Gibbons ayant enu Pape une lettre importante sur ce sujet délicat, le fc-Père avait diîsïré y répondre dans un esprit faT/orable

1, aÈ, rue Lhomond, domicile de M. l'ahM Lemire, fonda- I de ces congrès, ci de M, l'abbé Dabry, secritAÙe-

^ jouinal parait deux fois par sentaîne. Il donne dans piesi $KS numéros le pit^rammc du congrès ecclésiastique de ~ s le premiei, 11 rappelait « le5 inoubliables journées de int de liens se sont naaès t, et disait vouloir Iklie avec il l'y sont connus < une œuvre difficile, délicate, nuûs néces- > Son apparition était cbaudcment saluée par VUnisieri. Dans méro du 24 janvier 189g, La Vte catholique tniaii, comme < applaudi au tflle » qu'elle joue ; L' Univers, la Libre Paroie, t nauTitlU, VActittH caiholiqia, la Remu du Clergi Jiati- •Heiratie chrélitnitt de Lille, la Quimaim, la Secitbigi» eUïer, le Fèminismi (hrllitn, la /uslitf sociale, la Frantê \ la Crvùr miridisitale, la Crtii de Rtum, le Petit Saànais, U * Var, la Creir du Pas-de-Calais. M. l'abbé Dabi;, après Numération, ajoutait : < La Vlriti, qui ne paraît pas bien retire compte, vient très imprudemment caresser let lanières is autiefoLB niellé tes impcttincnces. >

436 l'amRricanisme.

aux idées amMcainei. Le cardinal Rampalla fti ce dessein à l'dmiDeni archevêque de Baltimoic. . que Léon XllI rédigeait ceue lëponse, it yoyut g cadre des idées et du document. , .

> Il {ce document) éiait parfait pour 1 sociaux, républicains et démocrates.... Les réacûonuûmf tout bord, les réfraciaires de tout pays, qui avaient aiimdDii verdict de Rome comme le signal de récrasemenl des socuu et des démocrales du monde entier, voient s'évanouir \tva dernières illusions. »

Dans le numéro du 13 janvier 1899, alors qiK b américanistes et leurs suivants avaient conçu l'espoir que le document pontifical ne serait pas publia, ce i journal disait :

< La Vie calholîçue a annoncé en primeur que Léon XUI ne publierait pas sa lettre au cardinal Gibbons, et noat tc^b tons ce désistement, la lettre approuvant tout ce c|ue n'^' approuvons dans l'américanisme. Ni les mensonges, c: ' calomnies, ni les pamphlets, ni les intrigues de toutes ïi>ti^ n'ont prévalu ; l'anti- américanisme est battu pour toujoun >

Dans le numéro du 24 janvier :

< L'opposition contre l'américanisme a créé dans le imade entier une aimosphère supérieure. On a compris dans le OOV des jeunes, des actifs et des pontificaux, que l'américaBim n'était ni un système de philosophie, ni une théologien' ni une théorie aveniureuse. Il est subManticIIemvnt (M méthode de travail, d'action. C'est le caihohcisine d plénitude de sa liberté et de son épanouissemcut ; c'ctl I* conduite traditionnelle de ta Papauté et de l'Eglise adapov au siècle le dépôt divin. .. C'est le catholicisme aanial&i pur, semblable au christianisme du II' siècle, quand les a trucleuts d'églises prêchaient le Christ dans le UflK*P d'alors. C'est ainsi que l'américanisme a été honni pu Ib

APPENDICE

rëfractaires et les réactionnaires, salué et appuyé par les catholiques éclairés et les suivants du Pape... L'aniéricanisme est partout... Dans tous les pays, les meilleurs groupes falhollques, tout en gardant leur ma,nière d'être propre, con-, loTine aux conditions de leur milieu, sont t américanistes > dans le sens supérieur du mol. >

Enfin quand la lettre du SaJnt-Pfete à Son Emînence le cardinal Gibbons eut été publiée, le même journal (numéro du î4 février) disait :

< Ce document est une grande pièce libératrice. C'rst d'^boid ia receaHaissance officielle, authentique et solennelle de tamMcanismt avant, sans et après l'Heckéranisme ; c'est ensuite la réponse péremptoire au pamphlet de M. Maignen Cl des anti-américanistes ; c'est, entiu, la condamnation des doctrines attribuées au P. Hecker. Encore, cette condamna. tion a-l'Clie un caractère hypothétique

» Les rétractaires ne désarmeront pas, nous n'en aurons

> Le Saint-Père a approuvé, officiellement autorisé les méihodes d'action et de travail dei'Egliscetde la démocratie américaines. Servons- nous- en dans la mesure de nos forces, d« nos besoins et de nos conditions . V américanisme, t^est le Ciitkolùiime int^grol, tel qui le requiert l'ememble des Iransformaliom dent le monite est le théâtre. »

'abbé Dabry se décida enfin, à la demande de ses s, à publier le document pontiûcal in exiinse en disant :

ions que nous n'avioKS fias d'abord l'ititentioH

ailier, au moins dans toute leur teneur, ces documents,

B ce qui fait l'objet réel de la lettre du Saint-Pire ne

tf parait guère avoir d'application en France. Cet objet.

it des doctrines Ikéohgiques, dont l'expression peut être

e dans la fie du P. Hecker, et qui ne sont profest/es

u par personne que nous sachions. >

LAMÉRICANISME.

Dans le numéro du 14 mars :

( La lettre est de^tiii^e aux Américains, mais c fait-il qu'elle paraisse s'adresser AUTANT aux ■ français ?... C'est sans doute que la Vie du P. Hecktr, cm de la Lettre, a été traduite dans notre langue... Poorquoi (c| livre a-l-il été plus particulièremem bien accueilli pu ta 1 démocrates chtéiîens et ardemment attaqué par leurs admsaires f c'est-à-dire par les libéraux et les gallicans (? !)... Mil gré les diacre aces de fond (<), l'américanisme ci les àt'.;. craies chrétiens se sont reconnus comme des frères ci ' sont donné réciproquement des témoignages d'atTcctinn ' d'estime... C'est l'idée de progrès fièrement iasciiie sui .r front de l'américanisme, qui a été une force cetitiifoge pooi les uns, et une puissante farce d'attraction pour les auite: ( i-^ démocrates chrétiens) ; les hiboux ont fui la lumiirc, ^ autres ont amoureusement regardé le soleil (de l'aménu nisme). Les Américains rêvent de progrès, de caniiu^ci matérielles et morales par le développement de la puismi:* personnelle, des facultés individuelles ; les démocrates dut- Cieas, pat le perfectionnement des lois sociales : c'est toi* jours le progris, et ce rêve remplit le cceur des nits et A autres de la même ivresse. Ainsi se som formés, c groupes particuliers de catholiques des deux contiaenli,V liens de sympathie et une tolidariU glorieuse que tes \ lentes attaques et inimaginables calomnies (^) dont elti l'objet, nt pewt'tnl que fortifier. Ainsi s'explique aussi I' sion à d'autres que les Américains de la Lettre du PKp4 cardinal Gibbons, et sa répercussion sur nos qucrellei fi eu li ères. >

Il semble que ces aveux vont amener i soumission, loin de là.

Le Souverain Pontife a dit au commencement t l.ettre qu'elle était motivée par la publicatioa < de fa du P. Hffker et par le fait surtout de ceux qi^ Voi duite et commentée en langue étiangin >, et qued

four sauvegarder la foi et veiller au salut des fidUa > qu'il voulait écrire en détail sur cette question. Or, voici ce que dit M. l'abbé Dabry, de ce même livre, dans ce m6me numéro :

< Le terrain de la manœuvre déloyale et l'insinitnent de l'opération perfide a été un livre consacré à raconter la vie d'un homme provicientiellcmenl envoyé pour renouveler dans notre siècle paganisi: les merveilles des temps apostoliques. ta Vie du P. Hicker est devenue, entre les mains des manipulateurs de textes, l'Hosiie qu'on profane et qu'on (ail tervir au culte de Satan. Tandis que dans ce livre la doctrine chrétienne est exposée dans son intégialité et dans toutes ses harmonies, ils en ont détaché par tronçons certaines parties se trouvant plus accentuées dans certains endroits que dans d'autres, et t'ont présenté ainsi comme étant la formule de la foi du P. Hecker et de son traducteur- >

L'article se termine ainsi :

< Les Hecker, les Gibbons, les Ireland i reuTS des grandes étapes de l'avenir. >

Il est suivi de ce Post-scriptum ;

4 Nous avons à cœur d'adresser i X'Univeri, qui a reproduit en première page, sous ce litre r < Justes réflexions >, une partie du premier article (i) que nous avons consacré h, la question de l'américanisme. »

De son côté, M, l'abbé Naudet disait dans X's.Jusfict Sociale, également après la publication de la Lettre pontificaJe ;

< Une question se pose partout, chez tous : Qu'est-ce que V Américanisme f Nous voulons dire l'Américaiiisme selon la formule des détracteurs des grands évéques américains. Et la réponse ne se troux'e nulle part. >

de la Lettre pontificale.

Plus loin :

< Si VAmàieanisme est un corps de docirine sons l'avoit trouvé dans le livre de M, Vahbé Meignen q^ déDDDce, et dans divers articles publiés par la VMU, o nous ne l'avons vu exposé nulle part ailleurs, pas mêmtA l'adaptation française de la Vie du P. Httlur, qot a point de départ du débat. \

Les Jansénistes ne parlaient pas autrement

Dans son numéro du 7 mars, après avoir dit let choses que nous avons rapportées, M. l'abbé I donnait ce compliment :

< Si le magistère extérieur, si la nécesaiié d'u l'obligation stricte de L'obéissance ont été préconisés 1 quelqu'un, ou il faut renverser le sens des choses ou il 1 reconnaître que c'est par nous (i}> qui avons placé ; de tout la parole du Pape, et qui avons épuisé oo< faire partager nos senlimentsà ceux-là mêmes qui,ai où ils croient triomphée de la lettre du caidïnai Gibbt s'obstinent à désobéir. >

I. Il est bon de meiue en regard de cette aHîrmatioo o Diûme abbé Dabry écri»aic dans le PtufU frinifaii , loiBqn'B O quoil le cictgé su Congrès de Reims : t Ne pourrût-ïl p le pilerinuge des prfiies qui iraient se ^re haptiseï hon qui inuent secouer les chaînes d'un système odieux où le v pense que par le curé, le curé par l'évèque, l'évËque fax k nemcnt ? Cha nous, la hîéiarclïic lue l'individu. >

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