I A SON ÉM. LE CARDINAL GTEBONS. XXV
I le ministère des homiiKs, et que ceux qu'il appelle i supérieur de sainfilé y fussent aussi conduits 9 boniines, < de sorte que, dit saint Chryso^tome. ïfOTts enseignés de Dieu par des hommes, {//oui. / Ttp. alfarii.) \
I bouvons, aux origines mêmes de l'Église, un
e célèbre de cette loi ; en effet, bien que Saul, kj-
9 aunaeett U carnage (Act.Ap.,cap ix), eût entendu
K mime du Christ et lui eùi demandé : < Sttgntur,
t que je fane 1 c'est à Damas, vêts Ananie,
t envoyé : Entre dans la ville, et là, a gue tu dois
't itra dit. » A ces motifs s'ajoute le fait que ceux
ident à la perfection, par cela même qu'ils marchent
E voie ignorée du grand nombre, sont plus exposés
:, et, par conséquent, ont besoin plus que d'autres
B matire el d'un guide.
' Cest ce que l'on a constamment pratiqué dans l'Eglise;
~ (.la doctrine qu'ont professée, sans exception, tous
, dans le cours des siMes, ont brillé par leur
t leur sainteté ; et ceux qui la rejettent ne le font
pas sans témérité ni péril.
/ à tort gue les rtrius naturelles sont mieux au temps présent que les vertus surnaturelles.
X on considère plus attentivement la ques-
it pas bien à quoi peut aboutir, dans le sys-
I novateurs, une fois la direction extérieure sup-
: efliision plus abondante du Saint-Espril,
Il si haut. Sans doute, le secours de l'Esprit-
it tout à fait nécessaire;, surtout s'il s'agit de praii-
lus: mais ces amateurs de nouveautés, font
qu'il ne convient des vertus naturelles, comme
% tépondaient davantage aux moeurs el aux
notre temps, et comme s'il valait mieux les
c les auties, parce qu'elles tendraient l'homme
iî l'action cl plus fort.
XXVI LETTRE DE S. S. LÉON XIII
si suis ipsa viribus permitlatur ? Num vero homines sanctissitnî, quos Ecclesia observât palamque colit, imbeciUos se atquc ineptos in natur;e ordine probavere quod christianis virtutibiis excelluerunt ? Atqui, etsi naturalium virtutum pra;clarosquandoqueacii!mirari licet, quotus tamen quisque est inter homin' qui naturalium virtutum habitu reapse polleat ? Oi.i enim est, qui animi perturbation! bu s iisque vehemeatibus non incitetur? Quibus constanter superandis, sicut etiam universœ legi in ipso natura: ordine ^fvandîe, divino quodam subsidio juvart bomincm n. cesse est. Singulares vero actus,quos supra innuimi sxpe, si iiitimius perspiciantur, speciem potius v i tutis quam veritatem prre se ferunt. — Sed demi tamen esse : si atrrere in vaaium quis noiit a:t. : namque oblivisci beatilatem, eu î nos bénigne destinât Deus, ccquid tiaturales virtutes habent utilitatis, nîii divime gratiitmunusacrobur accédât ? Aptequidem Augustinus : < Magnae vires et cursus celcrrimus. > sed prêter viam t. (In Ps xxxi, 4.) Sicut enim prœsidio gratis natura hominum, qua;, ob cornmunem noxam, in vitium ac dedecus prolapsa cral, erigitur novaque nobilîlate cvehitur ac roboratur ita etiam virtutes, quœ non solis nature viribused ejusdem ope gratis exercentur.et fœcunda; fiuir beatitatis perpétua mansurae et solidîores ac firmioi r. exîstunt,
Cum hac de natiiralibus virtutîbus senlentia, ah coh^eret admodutn, qua cluistïana; virtutes univer-. in duo quasi gênera dispertiuntur, in fassivas, m aiunt. atqiie ac/iiits ; adJuntque, illas in elapsis
4rfba«r «ne effioeité et une fécondité
]uoi ! I2 nature augmentée de la giâce sera-t-e ble que si elle était laissée à ses propres forces 7 e que les hommes très saints que l'Ëglise vénère, et S elle rend un culte public, se sont montrés faibles ieufs dans les choses de l'ordre naturel, parce qu'ils elle dans les ï'ectus chrétiennes ?
leurs, quoique de temps à autre on puisse relever X éclatants de verlu naturelle, combien y a-t-il les qni possèdent réellement Thabitude des vertus es f Où est-il celui que ne troublent pas les orages i des passions? Or, pour les réprimer constamment, aussi pour observer tout entière la loi même pure- ■turelle, il faut absolument que l'homme soît aidé Kcours d'En-Haut. Quant aux actes particuliers de us que Nous avons indiqués plus haut, ils ptéseniveal, si 00 les considère de pii;s. l'apparence plula réalité de la vertu.
accordons qu'ils soient vraiment vertueux : celui reul pas eourir en rai'a ni oublier la béatitude éterlaquelle nous destine la bonté de Dieu, à quoi lui ent, pour y atteindre, les vertus naturelles, si le don ■âce divine et sa force ne s'y joignent point ? Saint
-LETTKE UE S. S. LÉON XIII
xtatibus convenisse melJus, bas cum prxsenti congruere: — De qua quidem divisione vii quid sentiendum sit, res est in medioposita enim, quœ vere passiva sit, nec est nec esse p H Virtus, sic sanctus Thomas, nominat quai » potentia; perfectîonem ; finis autem potentîaç > est ; et nihil est aliud actus virtutis, quant » usus libcri arbitrii ) (I* II', a. l), adjuvant que Dei gratia, si virtutis actus supernatura: Christianas autem virtutes, alias temporibi accommodatas esse, is solum velit, qui A] verba non meminerit ; Quos pmscivit, hos et tinavit, conformes fieri imaginis Filii sut, ( Vin, 29.) Magister et exemplar sanctitatis Christus est ; ad cujus regulam aptari omnes m est, quotquot avent beatorum sedibus inserï. J| ro, haud mutatur Christus progredientibus sed idem heri et hodie et in sœcula. (Hebr, Xï Ad omnium igîtur a:tatum homincs pertinet Discite a me quia mitis sum et humilis corde (I XI, 29) ; nulloqite non tempore Christus se t:xhihet /actu m oiedre ri fem usque ad mortem (] II, 8) ; vaictque quavis œtate Apostoli sententû rufil Christi cartum suam crucifixerunl eum et concupiscentiis. (Galat. V, 24). — Quas utini tûtes raulto nunc plures sic colerent, ut sanctissitni prxtcritorum tempomml Qui demi animî, obcdJentîa, abstinentia, potmtei fuerifnt et sermone, emolumento maximo nedutn r^ rci, sed publics ac civîlis.