CONTESTE » AVEC LE VENEZUELA
La dernière guerre civile du Venezuela (1892) fut provoquée par le président Andueza Palacio, qui s'opposa à l'élection du nouveau président; pendant la lutte que soutenait contre lui le général Joaquin Crespo, chef des légalistes, Palacio négocia à Londres un emprunt gagé sur la promesse de concessions à la Grande-Bretagne dans le règlement du contesté confinant à la Guyane anglaise.
« Depuis longtemps, l'Angleterre réclame une rectification de frontières qui lui donnerait un port à l'estuaire du fleuve et la libre pratique du grand réseau fluvial qui sillonne le Venezuela, qui, par ses artères intérieures, par ses affluents nombreux, se relie à l'Amazone et au rio de la Plata, seuil d'accès de la Colombie, du Pérou, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay, etc. Cette concession donnerait en outre à la colonie britannique l'un des plus riches territoires du Venezuela,
celui qui MttkHe appelé, dans un avenir prochain, à prendre le premier rang parmi les États, celui qui éveille le plus convoitises dus colons cl des mineurs de la Guyane anglaise. Les plaines fertiles de l'Ynruari, leurs plantations de coton, cacao, canne à sucre, tabac, fèves de Touka, rivalisent avec leurs mine3 d'or. C'est laque se trouve la célèbre mine du Callao, dont le rendement BOBtiel dépasse H millions, elqui, constituée avec un capital primitif de ;i22.0("! francs, a déjà payé à ses actionnaires plus de 67 millions. Elle n'est d'ailleurs pas la seule de cette région dont l'extraction d'or dépasse actuellement i'i millions, et dont les mineurs de Georgetown ont déjà à plusieurs reprises tenté de s'emparer à main armée. » (C. de Vabicny, Revue des Deux Mondes, 13nov. 1892, p. 424.)
Ce contesté avec le Venezuela comprend un territoire d'eu vin 100,000 kilomètres carrés; les Aurais veulent posséder une des ei houchures de i'Orénoquc. L'Angleterre a décidé de sa propre a torité que tout le bassin de Cuyiiui lui appartient comme affluent de l'Essequibo, et elle y a établi des postes.
L'Angleterre a un autre contesté avec le Brésil, d'une importance moindre. L'Angleterre veut avoir accès sur les voies navigables de l'Amazonie par les rivières qui forment le rio Brauco. Ces deux contestés représentent plus de moitié de ce que le gouvernement regarde comme la Guyane officielle.
OUVRAGES A COXSUI.TEn
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La Guyane française, par Fred. Bouyer, Paris, 1867. La Guyane française, ses Mines d'or, par de Saint-Amant (ancien
secrétaire de Laussat), Paris, 1856.
Histoire de la colonisation française en Guyane, par H. Goudreau
(Revue du monde latin, oct., nov., déc. 1885). La France équinoxiale, Guyane et Amazonie, par le même, 2 vol.
in-8°, Paris, 1887. Les Français en Amazonie, par le même,
Paris, 1887.
Chez les Indiens, quatre années dans la Guyane française (1887-
1891), par le même, Paris, 1893.
Les Mystères de la Guyane, par Louis Boussenard, Paris, 1892. Les Français en Guyane, par Jules Gros, Paris, 1887. La Guyane française, par Fernand Hue, Paris, 1887. L'Esclavage aux Antilles françaises avant 1789, par Lucien Pey-
traud, Paris, 1897.