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1375, p. il4-lli,F»lk éditeur.)
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fort pittoresques avec leur unique ruisseau coulant au milieu et les enseignes multicolores de leurs magasins, qui se rejoignent au-dessus de la tête du passant, et leur donnent un faux air de bazar chinois...
Le jardin d'acclimatation. — Mais il faut sortir de la ville pour apprécier ce pays privilégié, et rien n'est plus facile, car les environs de Rio, aussi bien que la ville elle-même, sont sillonnés de tramways (les bonds), découverts pour la plupart, et ressemblant à des chars à bancs. Rien de beau comme la route qui se dirige vers le jardin botanique ; c'est la route de la Corniche ou celle de Gastellamare, élevées à la centième puissance. Nous voyons d'abord défiler sous nos yeux une série de villas noyées dans la verdure et les fleurs... Enfin nous voici devant la légendaire allée des Palmiers qui conduit au jardin botanique ; il est difficile de rêver une entrée plus majestueuse : les arbres se dressent de chaque côté de la route, comme de gigantesques colonnes, puis s'épanouissent en éventails dont les branches viennent se rejoindre à 40 pieds au-dessus de nos têtes. Gela a la simplicité grandiose et la mystérieuse profondeur d'un temple hindou, mais d'un temple aux proportions à la fois si vastes et si harmonieuses qu'aucun architecte ne saurait en construire un semblable. Le jardin offre des spécimens de toute la flore des pays tropicaux; là se dressent les arbres qui pullulent dans les forêts vierges : le baobab, ce roi des forêts, auprès duquel nos plus beaux chênes ressemblent à des baguettes et qui atteint parfois 30 mètres de circonférence ; le cocotier, puis le tamarinier, l'aréchier, le mangoutier, l'arbre à pain, l'arbre à savon et beaucoup d'autres dont les noms m'échappent. La canne à sucre, le caféier, le cacaotier, sont largement représentés, et quant aux fleurs', leurs espèces sont si variées que leur énumération seule remplirait un volume entier. Je me contenterai de citer des nénuphars de la plus grande espèce, autour de la feuille desquels dix personnes pourraient s'asseoir aisément. 11 faudrait avoir le pinceau de Bernardin de Saint-Pierre pour rendre l'impression produite sur l'imagination par l'étalage de toutes ces merveilles de la nature. » (Renaud de Moustier, Une Étape à Rio-de-Janeiro, p. 7 à 10, Gervais éditeur, extrait du Correspondant, 10 août 1885.)
Ascension du Corcovado. — « Au quartier de Laraugueiras (orangeries) commence le chemin de fer du Corcovado (le Bossu). Cette voie ferrée, construite à crémaillère, d'après le système Riggenb&cla. ckmm te tet te ^\%\vv\^ contourne