YORK
drilatère de bibliothèques, de laboratoires, de musées, serait d'un plus noble effet; mais il faut Lien prendre les choses comme elles sont. Au surplus, ce goiltde la culture supérieure viendra probablement avec le temps'... » (II. dr Vabihsv, En Amérique; Souvenirs de voyage et notes scientiflqiies, Paris, G. Masson éditeur, 1893, p. 13-22.)
Kew-York, ville de transit. — « Dans sa physionomie, New-York rellète d'une manière frappante les traits caractéristiques du grand territoire de l'Union. On dirait que la vie intellectuelle, morale et commerciale de l'Américain se condense ici pour rayonner ensuite à travers les espaces immenses qu'on appelle les États-Unis.
Broadway est le représentant et le modèle des grandes artères qui relient les différentes portions du continent et jusqu'aux deux Océans. Les grands tkoroutjkfares de la Cité de Londres, les boulevards de Paris, la Ringstrasse et le dédale des rues et des ruelles de Vienne sont tout, ou presque tout aussi animés que Broadway, mais leur animation est principalement due aux besoins de la ville qu'ils traversent, tandis que la grande artère de la métropole américaine est plus qu'une rue: c'est une route, une route royale qui mène au loin, qui mène partout. Après avoir déversé, ù, droite et à gauche, hommes et marchandises, il lui en reste encore assez pour alimenter les chemins de Ter qui traversent le conlinent. Les personnes que nous apercevons dans ces véhicules innombrables sont des voyageurs plutôt que des passants. Ils ont l'air inquiet plus qu'affairé. On dirait que tout le monde craint de manquer son train. Sans doute New- York est une vraie ville dans le sens européen du mot, comme Londres, comme
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