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Paris, comme Vienne. Mais New-York est plus qu'une ville, c'est en même temps une immense station de chemin de fer, un dépôt, comme on dit en Amérique, de voyageurs et de marchandises, où se rencontre une population flottante assez considérable pour imprimer à sa physionomie le car.het de l'agitation, de la préoccupation, de l imparfait et du provisoire qui forme un des traits caractéristiques de toutes les villes de l'Amérique. Somme toute, Broadway représente le principe de la mobilité. » (Hubnkr, l'romenade autour du monde, Hachette, 1881, I, p. 2S.)
Hôtel Waldort. — « Je fus loger dirs lu hmikmain du l'arrivée dans un hùtcl ouvert depuis une quinzaine et construit en ins de trois ans : the Waldaif. Le millionnaire Astor a voulu s'offrir le luxe de faire sortir de terre, en pleine Cinquième-Avenue, un château des contes de fées dont le monde entier envierait la splendeur. Il a consacré cinq millions de
Hars, presque le prix de notre Opéra, à la réalisation de
n projet, et déjà tout New- York afllue dans ce palais d'Aladin, soit pour y loger, soit pour y dîner en gala dans un décor éblouissant et qui surpasse en beauté ornementale, en délicatesse de style, en luxe affiné, tout ce que l'imagination la plus oulrancière et la plus orgiaque comme création palatiale pourrait inventer. L'immeuble atteint les hauteurs de Notre-Dame; il contient dix à douze étages, et des chambres élevées le panorama de New-York est « eiffélien », Sur les sept à huit cents chambres avec salles de bain, entrées et salons, pas une seule n'est semblable. Un homme qui possède le génie de la décoration mobilière, et dont j'ignore le nom, a tout inslallé dans les styles divers que l'histoire de l'architecture nous a légués; et c'est ici que j'insiste, le goût qui s'y reflète, depuis !a moindre chaise jusqu'à la lampe électrique ou au lapis de pied, est d'un sentiment d'art si subtil, si ingénieux, que l'artiste le plus évanescent dans la sensation des tons s'y complaît et s'y pâme de plaisir.
Je voudrais que notre école dos arts décoratifs envoyât ici une commission de dessinateurs; car un livre illustré tout entier ne suffirait pas à la description de cette demeure vraiment priucière, dont chaque locataire d'une nuit, d'une semaine ou d'un mois, peut se croire, avec vanité l'Astor ou le Vanderbilt, tant la vie à tous points de vue y est royalement ordonnée.
Et l'arrangement pratique! Que dirai-je de ces six ascenseurs électriques qui, en moins de temps qu'il n'en faut pour