DÉCOUVERTE DE L'AMÉRIQUE
Au iv" siècle, les Tui'i'j Ottoman?, en poursuivant leurs conquêtes dans l'orient île la Méditerranée, tivnililr-ivntlcg relatioi cialesque l'Europe avilit formées A lasuite des croisades; les routes de l'Inde furent fermées ou menacées. Sous l'influence des sentiments de haine provoqués par ces conquêtes et dos inquiétudes couiniL'ivifil !.*!?, "ii olici'uhn de nouvel k-s mutes pour gagner les ludes et alTaibl ir la puissance musulmauc; et; furent les deus sentiments qui déterminèrent les voyages d'exploration et amenèrent la découverte de l'Amérique.
Les Portugais s'obstinèrent a suivre une route qui les conduisit au sud de l'Afrique; leur persévérante obstination fut eourouuéi! de succès : Vaseo Je (jauni arriva à Calicut eu 1108.
Un citoyen de la république de Gènes, dont les Turcs avaient ruiné les colonies de la mer Noire, Christophe Colomb, voulut atteindre les riches pays de production de l'Asie par la route de l'ouest ; il voulut, comme il le dit lui-même, chercher l'Orient par l'accident, passer par ta voie de l'ouest ù ta terre où naissent tes épi* ces. Établi en Portugal.il communiqua son projet à Jean H, qui ne crut pas au succès do l'entreprise; il envoya en Angleterre son frère Barthélémy, qui fut traité d'aventurier par les conseillers de Henri. Vil ; Barthélémy passa en France, où il se trouvait encore (a Moulins, auprès d'Anne de l!eaujru; quand Christophe revint de son premier voyage en 1593. L'Espagne, ou plutôt Isabelle de Castille, sur les conseils du prieur de la Habilla, Juan Perez, avait enfin accueilli la proposition rln niivi^ateur géuois, qui avait pu partir dés 1492; Christophe Colomb lit trois autres voyages, ri> 1*93, 1498 et 1-jiIJ, parcourut les Antilles et toucha deux foie au continent, au golfe Paria et sur le littoral de l'Amérique centrale. Il mourut en 1506, sans avoir soupçonné [Importance et même
découvert des Iles v
11 resta persuadé qu'il i : l'Asie, et les appela Indes occidea-
taies. Il espérait qu'elles procureraient des ressources pour aller attaquer les musulmans et délivrer le saint sépulcre.
A la date de sa mort, d'autres explorateurs avaient cependant déjà reconnu ou signalé presque toutes les côtes de l'océan Atlantique ; un des plus célèbres fut le Florentin Amerigo Vespucci, ami de C. Colomb, qui visita les côtes du Mexique et de Cumana ; lui aussi resta persuadé qu'il avait navigué dans le voisinage de l'Asie. Par un singulier hasard, son nom a été donné au nouveau continent, sans qu'il paraisse avoir rien fait pour enlever à G. Colomb l'honneur qui lui revenait ; il semble même avoir ignoré le fait. Vespucci avait adressé le récit de ses voyages sous forme de lettres à ses amis et à ses protecteurs de Florence; on les publia en latin, et, sous cette forme, elles arrivèrent à la connaissance de savants qui formaient à Saint- Dié le Gymnase vosgien et s'occupaient surtout de poésie, de mathématiques, d'astronomie ; l'un d'eux, Walzemuller, connu sous le surnom de Hylacomylus, composa un traité de cosmographie {Cosmographie Introductio) , et imprima à la suite le récit des Quatre Navigations d'Amerigo Vespucci. En tête du récit Hylacomylus plaça la déclaration suivante, . qui constitue l'acte de naissance du nouveau continent :
« Mais maintenant que ces parties du monde (Europe, Asie, Afrique) ont été explorées d'une façon plus étendue, et qu'une quatrième partie a été découverte par Americus, je ne vois pas pourquoi nous pourrions raisonnablement nous refuser à la nommer America, c'est-à-dire le pays d'Americus ou l'Amérique, d'après celui qui Ta découverte, Americus, homme d'un génie sagace, puisque l'Europe et l'Asie ont emprunté leurs noms à des femmes1. »
L'ouvrage fut répandu dans la région du Rhin, où l'on s'habitua vite à désigner les nouvelles terres du nom inventé par le savant de Saint-Dié ; Vespucci, nous l'avons déjà dit, semble l'avoir ignoré ; du reste il mourut peu après la publication de ce livre, en 1512*.