‹ L'Amérique; anthologie géographiqueChapitre 77 sur 151 · SAINT-EUSTACHE · texte numérisé non relu

SAINT-EUSTACHE

L'île. — « Cette île a toute l'apparence d'un rocher escarpé et de forme conique, élevant sa tête orgueilleuse audessus de l'Océan; mais lorsqu'on s'en approche on voit deux montagnes séparées par une vallée fertile, et qui s'élèvent à plus de 1,000 mètres. La montagne septentrionale n'offre rien de remarquable à l'œil du voyageur, tandis que le pic méridional, qui est le plus élevé, laisse voir un sommet tronqué, creux et dentelé : cette excavation est le cratère d'un volcan éteint qui fut, selon toute probabilité, le noyau de l'île actuelle.

La ville. — Saint -Eustache, chef-lieu de l'île, s'étend à Test et au sud, et comprend deux parties nommées la Baie et la Ville. A part quelques magasins et quelques boutiques, on ne voit dans la Baie que d'antiques demeures hollandaises, couvertes de lierre et de mousse, et formant des ruines bizarres, restes d'une ville autrefois prospère, détruite probablement par une éruption volcanique aidée des ouragans si familiers aux Antilles. Les habitants, même les plus intelligents, lorsqu'on les interroge au sujet d'une telle désolation, répondent: « On ne sait pas au juste, mais personne n'aime à habiter ici. Peut-être ces ruines proviennent-elles d'une convulsion de la nature. Dieu seul le sait; quant à nous, nous l'ignorons. »

La ville haute, à laquelle on parvient par une route pavée très escarpée, et non, comme on l'a dit, par des marches taillées dans le roc, dépasse la baie de 20 mètres et est pavée de rues irrégulières, llanquées de chaque côté de maisons

OUVRAGES A CONSULTER hollandaises d'une construction singulière, i

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Les productions. — Les Hollandais s'étabHfWt dans l'Ile en 1635, et en sont encore les maîtres. Les Anglais ne lapossédèrent que pendant peu de temps. On y voyait autrefois un grand nombre de cocotiers et une prodigieuse quantité d'orangers et de citronniers; mais depuis 1842 une maladie a détruit les promenades d'orangers et les bosquets de cocotiers; cependant on y trouve en abondance des bananes, des melons, des ignames, des patates, des ananas, le café, le tamarin, la canne à sucre, et parmi les lleurs toutes les variétés de roses.

L'hospitalité des habitants est sans rivale; l'étranger qui arrive dans l'Ile est aussitôt entouré; chacun lui serre la main et lui olfre l'hospitalité de sa petite Ile, où depuis le maître jusqu'à l'esclave tout le monde parait heureux.

Volcan la Plume. — Il ne faut pas oublier le volcan, la grande curiosité du sud-est. Il s'appelle la Plume, on ne sait trop pourquoi. Arrivé à son sommet, on peut contempler cette caverne béante qui a versé autrefois la flamme et la lave, et dont le silence n'est troublé aujourd'hui que par le cri des vautours et des faucons.

On peut descendre au fond de ce cratère par un sentier quelquefois dangereux, mais pittoresque et orné d'arbrisseaux et de fleurs. Les étrangers vont faire un repas au fond du cratère de la Plume, à sept mètres au-dessous du niveau de la mer. Lorsque, en remontant, on s'arrête au sommet pour jeter un regard autonr de soi, on découvre le plus beau panorama : les flancs delà montagne couverts de plantations, la végétation la plus riche, les fleurs les plus belles, de verti pâturages, des arbres séculaires et des propriétés fertiles; plus bas, la ville haute, l'église, le fort, les haies de cactus et son parapet, la route qui conduit à la ville basse, la vieille ville elle-même dans sa mousse et ses ruines silencieuses, et enfin l'Océan, dont la vaste étendue est semée d'Ilots ». (Ile New- York Tribun-', traduit dans Nouvelles Annales des voyages, année 1855, tome II, p. 114-117.)

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Histoire de Saint-Domingue, pnr le P. Charlevoix, !

dam, 1133.

Description topographique et -politique de ta parti

Saint-Domingue, par Moreau de Saint-Merry, Philadelphie, 1796, 2 vol. in-8<>.

Description topographique, physique, politique, de la partie française de Saint-Domingue, par le môme, Philadelphie, 1797, 2 vol. in-8°. Moreau de Saint-Merry avait préparé une Histoire générale de Saint-Domingue, et recueilli une îoule de renseignements sur les Antilles, qui forment 75 vol. in-f°, manuscrits, aux Archives de la marine.

Haïti, ses progrès, son avenir, par Alexis Bousseau, Paris, 1862 (donne une bibliographie, p. 166).

Études sur l'histoire d'Haïti, par B. Ardouin. (C'est une histoire longuement développée de la période de 1789 à 1843 : elle comprend 11 volumes, qui ont été publiés à Paris de 1855 à 1860. L'auteur est un Haïtien de couleur.)

Haïti en 1886, par P. Deléage, Paris, 1887.

Au pays des généraux, Haïti, par G. Texier, Paris, 1891.

Haïti ou la République noire, par sir Spenser Saint-John, traduit par J. West, Paris, 1886.

La République d'Haïti, 1882, et les Affaires d'Haïti, 1885, par le docteur Janvier.

La République d'Haïti, par Paul Vibert, Paris, 1895.

La Guadeloupe physique, politique et économique, par Bouinais, lieutenant-colonel de l'infanterie de marine, Paris, 1880.

Souvenirsde la Martinique et du Mexique, par Ch . Mismer, Paris, 1890.

Voyage aux trois Guyanes et aux Antilles, par G. Verschur, Paris, 1894.

Trois Ans à la Martinique, par L. Garaud, vice-recteur, Paris, 1892, in-4°.

La Martinique, par l'amiral Aube, Paris, 1882.

Un Parisien dans les Antilles, par Quatrelles, Paris, 1884.

La Martinique, par Henri Monet, Paris, 1892 (décrit surtout le cyclone du 18 août 1891).

Sous les tropiques, par Paul Dhormoys, Paris, 1864.

Les Guerres des Antilles de 1793 à 481 5, par le colonel H. de Poyen, Paris, 1895, in-8°.

L'Ile de Cuba, par Rosemond de Beauvallon, Paris, 1844.

L'Ile de Cuba, par Hippolyte Piron, Paris, 1876.

L'histoire de File de Cuba a été écrite pardon Ramon de la Sagra: Histoire physique, politique et naturelle de Cuba, lt vol. in-8°, Paris, 1838-57 (en espagnol). S. Berthelot en a publié une analyse dans le Bulletin de la Société de géographie de Pains, surtout des premiers volumes, dans le Bulletin de juillet 1846, p. 1-45 et p. 341.

Histoire des Antilles, par Adr. Dessalles, 6 vol. in-8°, Paris, 1846-48.

Colonies étrangères et Haïti, par V. Schœlcher, Paris, 1843.

Aux Antilles, par Victor Meignan, Paris, 1878.

Origines transatlantiques, Belain d'Esnambouc et les Normands aux Antilles, par P. Margry, Paris, 1863. (D'Esnambouc s'établit à Saint-Christophe en 1626, à la Martinique en 1635.)

Voyage aux Antilles par A. Grauier de Cassagnac, Paris, 1842-1844.

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