LES VILLES
C'est une ville construite par carrés, comme presque toutes les villes du Venezuela. On y voit plusieurs beaux jardins, dont le principal est la place Bolivar, ornée d'une statue à cheval du Libérateur. Sur la place Bolivar eslaussi la Maison Jaune, demeure officielle du président de la République.
Plusieurs monuments, le Capitole, l'Université, les ministères, les églises, les théâtres, ornent la capitale. Une belle promenade à faire en voiture est celle du Calvaire, plantée d'arbres magnifiques d'où l'on aperçoit la ville et les environs...
Les maisons à Caracas sont composées d'un rez-de-chaussée seulement, bien que l'on commence à élever un étage sur celles d'entre elles qui sont destinées au commerce.
A l'intérieur, aucune préoccupation architecturale; mais cet intérieur ne manque pas de confortable. Plusieurs habitations sont même richement meublées...
La ville est sillonnée par plusieurs lignes de tramways. On y trouve en outre des voilures de place très commodes, et les fameux coches de lujo, dont l'usage est assez ruineux; mais dans ce pays le soin de l'avenir n'existe pas, et comme on veut avant tout paraître, on y dépense volontiers en choses inutiles le produit du travail passé et à venir... (M""1 L. Ro.ncayolo, Au Venezuela, Paul Dupont, p. 152-157, pnssïm.)
Mérida. — Mérida est située à 1,700 métrés d'altitude. La température moyenne y est de 16°. Sa population est de 12,000 habitants. Elle est le siège d'un éveché et d'une université qui a donné des hommes notables. L'enseignement y est fait par des professeurs de beaucoup de mérite, de sav et de patriotisme. Les études y sont suivies avec beaucoup d'assiduité par toutes les classes de la société.
La ville est formée de carrés d'environ 80 mètres de côté. Les maisons ont toutes une ou deuï cours et de grandes pièces. Quelques-unes ont un étage, mais elles sont rares, les toitures étant trop lourdes pour les murs en terre comprimée. Il est prudent d'ailleurs d'éviter les constructions élevées, dans un pays où les tremblcmenls de terre sont si fréquents qu'ils ont détruit plusieurs fois la ville.
Les environs sont très pittoresques. On rencontre, notamment en descendant vers la petite ville d'Kgido, des sites d'une beauté remarquable que domine, toujoursàl'arriére-plan, la ligne bleue de la sierra Nevada. Les habitants du pays, propriétaires de riches et belles plantations de café et de cannes à sucre, jouissent de tout le confortable désirable, et, malgré l'éloignement, malgré les diflicullés de transport pour
arriver au port d'embarquement, il y a fort peu de familles qui n'aient fait plusieurs fois le voyage des États-Unis ou d'Europe. » (Mme L. Roncayolo, Au Venezuela, p. 128.)
Maracaïbo. — « Maracaïbo est un port de commerce très important. Le peu de profondeur de la barre en interdit l'accès aux grands transatlantiques, mais il y arrive d'Europe et des États-Unis des navires à voiles d'un tonnage moindre. Une ligne de vapeurs de la Red D. Line, compagnie américaine, met le port en communication, par Curaçao, avec toutes les lignes transatlantiques d'Europe et d'Amérique. Tous les cafés, cacaos et produits d'exportation que produisent les Cordillères des Andes y viennent en transit.
La ville de Maracaïbo, fondée en 1571, est remarquable par sa situation sur le bord du lac. Ses rues sont droites. La plus belle est la calle Ancha; tout bon Maracaïbero prétend y être né. Le marché, très bien assorti, est approvisionné des divers points du lac par des embarcations de tout tonnage. La température y est assez élevée, de 28° cent, en moyenne. Les Européens et les habitants des Cordillères qui viennent s'y établir ont à y redouter les fièvres d'acclimatement, et il y a lieu pour eux de prendre certaines précautions; ils doivent, par exemple, s'abstenir de bains, surtout en plein air. » (Mme L. Roncayolo, Au Venezuela, p. 91-92.)
Route de Bogota. — « Le voyage se fait par la Magdalena; on pousse en steamer jusqu'à Yeguas, distant de Baranquilla de 294 kilomètres; le voyage se fait en huit jours et coûte 60 piastres. Arrivé à Yeguas, le voyageur prend le chemin de fer, qui en une heure environ le conduit à Honda et de là à Arranca-Plumas, où une barque le transporte sur l'autre rive du fleuve, à Capastran. De Capastran à Facatativa il y a 60 kilomètres, trajet qui se fait en deux jours à dos de mulet, et dont le coût est de 10 à 12 piastres; le transport des bagages formant une charge (2 bultos ou colis de 6o kilogr. chacun) coûterait le même prix. Arrivé à Facatativa, le voyageur prend le chemin de fer, qui en deux heures le mène à Bogota. » (Nunez et Jalhay, la République de Colombie, Bruxelles, 1893, p. 140.)
Ascension de la Sierra, de Honda à Bogota. — « Je partis
de grand matin (de Honda). Après avoir traversé des bois fort épais, nous ne cessâmes pas de monter jusqu'à un endroit d'où nous jouîmes d'une vue magnifique ; elle s'étendait sur la province de Mariquita, dont les montagnes, du point d'où nous les découvrions, semblaient des sommets peu élevés. On distinguait pourtant les maisons toutes blanches de Mariquita, et plu- près de nous Honda, dont la Magdalena baigne les murs. Les bords verdoyants de ce fleuve embellissent singulièrement le tableau. On eût cru voir la Seine serpentant an milieu des prairies de la Normandie. Bientôt ce spectacle ravissant disparut; en rentrant dans les bois je ne distinguai plus au travers des arbres qu'un lilet d'eau : c'était encore la Magdalena, et tout à coup je ne vis plus rien. Nous recommençâmes à monter, et, quoique je ne regardasse pas sans elfroi l'escarpement de la Cordillère* dans laquelle je pénétrais pour la première fois, mes craintes diminuèrent beaucoup envoyant l'intelligence de la mule qui me portait. 11 était réellement curieux d'nhserver lu discernement avec lequel elle choisissait les rochers où irllu pouvait le plus sûrement s'accrocher. Complètement rassuré, je m'abandonnai a ses caprices. Les muletiers ont une très bonne manière de conduire ces animaux dans les passades dangereux : ils les frappent rarement, les encouragent par leurs cris, et leur soutiennent la croupe lorsque, grimpant de roche en roche, ils semblent prêts à tomber.
On passa le Rio-Seco, on s'arrêta quelques instants à une venta (auberge), puis on traversa un nombre inlîni de ruisseaux qui coupent la route en tous sens; entln on atteignit la Venta-Grande.
Nous eûmes, le lendemain, à escalader le Sarjenlo ; je n'ai pas oublié toutes les peines qu'il nous coûta. Enveloppés soudainemeot d'un brouillard froid, humide, et si épais que je ne distinguais même pas les hommes qui marchaient devant moi, nous fûmes dans une nuit profonde ; j'éprouvais un grand abattement et un malaise, suites ordinaires de ce phénomène fréquent dans la Cordillère. Vers midi la brume se dissipa; peu d'instants après nous trouvâmes une pierre sur laquelle on avait écrit l'élévation du sol au-dessus du niveau de la mer. Nous étions à 870 toises (sommet du Sarjeuto, l.GQa mètres). Les chemins devinrent meilleurs, et nous fûmes bientôt sur le sommet d'une montagne d'où l'on découvrait la belle vallée de Guaduas.
Guailuas. — Je fus surtout charmé, en y descendant, de
me trouver dans une prairie verdoyante coupée de tous côtés par les ruisseaux sur lesquels étaient jetés des ponts étroits, mais sûrs. A droite et à gauche je voyais des cases entourées de cultures et ombragées de saules ; des bestiaux nombreux et gras y paissaient : on éprouvait une douce chaleur, celle de Madère. Nous avions atteint une hauteur où l'homme peut jouir du bonheur; nous étions à 647 toises1; ainsi, en descendant 223 toises, nous avions trouvé un autre ciel, une autre terre que sur les sommets que nous avions traversés le matin.
Le chemin était uni et facile, j'arrivai bientôt à Guaduas. Cette ville me parut fort propre ; quelques-unes de ses rues sont pavées et bordées de trottoirs ; la place où se trouvent l'église et d'autres édifices est ornée d'une fontaine ; les maisons, blanchies à l'extérieur, en égayent singulièrement la vue. Il est bien difficile que le voyageur qui a franchi les montagnes de grès qui séparent Guaduas de la Magdalena n'éprouve pas une sorte de ravissement lorsqu'il se trouve tout à coup dans une vallée où la température est douce, qui est arrosée par des ruisseaux limpides, et riche de tous les dons de la nature ; mais l'homme néglige trop de les perfectionner ou de les recueillir.
Le peuple qui vit dans ces lieux charmants est d'une blancheur qui ravit l'Européen quittant les bords de la Magdalena... Heureux de vivre sous un si beau climat, les habitants de Guaduas ont une grande bienveillance pour les étrangers; j'en eus la preuve en arrivant : l'on parut joyeux de m'y donner l'hospitalité.
Guaduas forme un canton composé de sept villages, et dont la population peut s'élever à 14,000 âmes. La plupart des terres appartiennent au senor Acosta2, qui est le juge politique du canton ; son hospitalité et sa bienfaisance sont citées dans tous les environs. Les produits de ce pays consistent en riz, bananes, café, oranges et sucre.
Villeta. — En quittant Guaduas nous commençâmes à gravir les montagnes jusqu'à un endroit appelé le raïsal, d'où nous descendîmes dans la vallée de Chipauta et de Villeta, après avoir encore franchi entre elles le Cerro del Trigo, ainsi nommé parce qu'il atteint la hauteur à laquelle, dans
1. Codazzi donne à Guaduas une altitude de 1,026 mètres; Éd. André affirme qu'elle est seulement de 981 mètres. « Guaduas doit son nom à d'anciennes forêts de bambous qui l'entouraient, et ont disparu, ne laissant subsister que quelques touffes isolées le long des ruisseaux. « (Éd. André, Tour du monde, 1877, p. 40.)
2. Père de Joaquin Acosta, historien et géographe de la Nouvelle-Grenade.
RÉGION DE BOGOTA celte parlie de la Cordillère, le blé commence à être cultivé. C'est vers le milieu de la journée que noua parvînmes à la vallée de Villeta, où nous retrouvâmes une chaleur accablante, attendu que cette vallée, très resserrée, n'est plus qu'à 383 loises au-dessus du niveau de !a mer. Le village de Villeta me parut fort peu attrayant : nous ne nous y arrêtâmes que pour prendre un modeste repas dans une ignoble venta tout au plus bonne à recevoir des muletiers. A un quart d'heure de distance, après être partis du village, nous passâmes à gué un large et rapide torrent dans le fond duquel d'énormes galets mouvants faisaient trébucher et de temps en temps s'abattre nos mules, en nous forçant à prendre des bains qui nous rendirent plus désagréable la sensation du froid quand nous rentrâmes dans la région des hautes montagnes.
Parmi les grands arbres sous lesquels nous passâmes tlaos celle nouvelle partie de la route, j'en remarquai beaucoup plus que je n'en avais vu ailleurs chargés de nids en forme de longue poire qui, suspendus au bout des minces branches par des attaches d'osier, se balançaient à tous les vents. L'oiseau qui les construit et qu'on nomme vulgairement dans le pays muchitlero, c'est-à-dire faiseur de bourses, parvient par ce procédé à mettre sa couvée à l'abri des atteintes des singes, qui n'osent descendre jusqu'à l'extrémité de la ramure dès qu'ils la sentent fléchir sous leur poids. Ces nids singuliers ont ordinairement près d'un mètre de longueur, et n'ont d'ouverture que par le bas.
Au bout de six heures d'une marche sans cesse ascendante dans de nouveaux défilés aussi escarpés que hérissés d'obstacles, nous atteignîmes le petit plateau de l'Acerradero, à une hauteur d'environ 1,000 toises; après nous être reposés pendant une demi-heure dans une venta qui paraissait la seule habitation de l'endroit, nous nous remimes en route afin de gagner avant la nuil le plateau de Bogota; notre dernière ascension, qui dura encore près d'une heure, fut seulement interrompue par une nouvelle halte que, pour faire souffler nos montures, nous fîmes dans un lieu dit Los Ilobles, sur une espèce de plate-forme qui tire son nom des nombreux et énormes chênes qui l'ombragent de tous eûtes; puis de là, ayant atteint en fort peu de lemps !e point culminant de la montagne (2, 030 m.), nous débouchâmes dans la plaine par une étroite ouverture appelée le lioqueron ; en vingt minules nous atteignîmes Facatalîva, petite ville située à environ neuf lieues de Bogota.
Savane de Bogota. — Le plateau de Bogota, entouré de hautes montagnes, offre une surface presque entièrement unie. Avant que, soumis à un seul maître, les Moscas, qui habitaient ce plateau élevé, formassent une nation réunie par un même culte, la plaine de Bogota avait éprouvé des révolutions épouvantables. Les vieillards interrogés par les Espagnols qui firent la conquête du pays, leur racontèrent que, dans des temps fort reculés, la rivière de Bogota avait submergé toute la plaine, et que, glacés d'effroi, les habitants s'étaient enfuis sur les montagnes, où ils avaient trouvé un asile sûr. Au milieu de ce désordre affreux apparut un homme divin : il s'appelait Zhué ou Bochica ; de son bâton il frappa la plus dure des montagnes, elle s'ouvrit, et les eaux, se précipitant par cette miraculeuse issue, formèrent le fameux saut de Tequendama. Cette tradition populaire rappelle une époque à laquelle les eaux couvraient toute la plaine de Bogota. Aujourd'hui on ne voit plus dans cette plaine qu'un grand nombre de ruisseaux, quelques étangs et une rivière, le Bogota.
C'est réellement dans la plaine de Bogota qu'on retrouve cette nouvelle Europe qu'on annonce à Honda au voyageur épuisé de fatigue; il n'a plus à craindre les animaux féroces ou les insectes qui désolent la plaine de la Magdalena; sur ces hauteurs le froid les ferait périr. Si l'homme n'y court pas les mêmes dangers que dans la région basse, quelquefois il souffre beaucoup d'être transporté tout à coup dans un climat dont la température s'élève rarement (la moyenne est de 15°,6); car la plaine de Bogota est plutôt attristée par un automne continuel, qu'elle n'est égayée par l'aspect du printemps.
Il ne croit d'autres arbres dans cette plaine que des pommiers et des saules; mais si les grands végétaux languissent à cette élévation, les céréales viennent avec une rare abondance; toutes les campagnes sont couvertes d'orge, de froment, d'avoine et de pâturages excellents. Spectacle merveilleux que celui de campagnes aussi riches que la Beauce, à une hauteur où, en Europe, on ne trouve que des neiges, et où l'homme a peine à vivre!... Il faut convenir que le plateau de Bogota surpasse, par son élévation, son étendue et sa fécondité prodigieuse, ce que l'esprit de l'homme peut imaginer de plus beau.
Tequendama. — Jamais je n'éprouvai une impression plus vive que celle que me causa l'aspect de cette cascade. Je fus
d'abord ébloui à un tel point que je ne me rendais pas compte du spectacle inattendu qui me frappait ; j'étais dans une admiration muette en voyant les eaux du Bogota se précipiter en masse, comme une avalanche qui se détache de la cime du Chimborazo, à travers les rochers qu'elles ont brisés. Nous nous couchâmes à plat ventre sur le mur du roi forme le coté du précipice au-dessus duquel nous étions placés, pour mieux regarder sans éprouver d'étourdissement.
llya quelques années que Bolivar, en sautant de pierre en pierre, atteignit une des roches qui forment l'issue par où la rivière s'échappe; il s'y tint debout, et contempla sans effroi le gouffre au bord duquel il était, et où les eaux s'enyloutïssaient avec un fracas horrible : comme s'il eût voulu s'habituer à mesurer sans crainte l'abîme des révolutions en regardant ceux de la nature. Cette action hardie valut à Bolivar des succès que des batailles ne lui auraient peut-être pas procurés; elle frappa les peuples d'étonnement, et le plaça dans leur opinion bien au-dessus du vice-roi Samanon, son rival, qui, avant de fuir de Bogota, s'était donné le cruel plaisir de faire précipiter des taureaux dans la rivière, pour se repaitre du spectacle alfreux de leur chute, et voir leurs membres brisés ensanglanter les roches qui tapissent le bassin de Tequendama.
Nos yeux plongèrent dans cet abîme sans apercevoir autre chose que des flots d'écume engloutis dans un océan de vapeurs. Nous étions dans l'étonnement, et nous n'apercevions pourtant qu'une partie du spectacle, à cause de l'obscurité profonde dont la brume nous environnait. Nos vœux appelaient ardemment un ciel plus serein. Les eaui de la rivière, en tombant des hauteurs glacées de la Cordillère dans les gouffres brûlants creusés à ses pieds, forment un brouillard épais qui, soulevé par le soleil dont il cachait le disque, nous inondait de tous eûtes '.
suis parvenu. dit-Il, i porte r de» initruments dans lu crotasso même," pied do la cascade. On mol trois bsures à y descendre n.irun icntifir étroit {eamino dtln Culebnt), qui mené au ravin de h Po.asa. Quotas* I, rirttM paria, en tombant, une grande quanti!.' ■!•> son f!,u, qui *c i.'i.luit ,.„ ,apeur.«, la raplJiti- iln courant
dubiiisiiiM»iiH;i>:iH(!.ïi.ji:.lf) l'eau. l.cl.)n,i.le,;.,[|Q creyissa n'est que faible-
cdo du Tequendama un dos sites les plus souiagus des Cordillères. . ( Vue d« CordilUns, I, W.)
Nous attendions avec impatience le moment où nous pourrions admirer la merveille de la nature; elle se découvrit tout à coup, mais pour peu d'instants : les nuées se dissipèrent; lorsque nous pûmes parcourir rapidement le phénomène de la chute, nous vîmes, au milieu des palmiers, un ruisseau (le Bogota) qui serpentait au milieu de campagnes vertes et brillantes, où vivaient sans doute les animaux de la zonetorride; un peu au-dessus de ces champs de verdure, une roche en saillie, frappée par une partie du Bogota, faisait rejaillir en haut ses flots écumeux, comme deux colonnes de cristal qui se détachaient parfaitement des vapeurs dont elles sont les sources perpétuelles. Devant nous la vue n'était pas moins attachante : le long des montagnes prodigieusement élevées qui forment la rive opposée à celle où nous étions, tombaient en cascades plusieurs ruisseaux qui ressemblaient à de longues lames d'argent. Bientôt tout fut enveloppé de ténèbres; le soleil s'obscurcit, la pluie retomba en torrents. Il fallut quitter ce beau spectacle et revenir à Bogota pour ne pas être surpris par la nuit au milieu des forêts inondées où nous nous trouvions *. » (G. Mollien, Voyage dans larépublique de Colombie en 4823, Paris, A. Bertrand, 1825, I, p. 69-85, passim.)