FORÊT ÉQUATORIALE
« Que le voyageur jette un coup d'œil général sur une forêt vierge rapprochée du rivage maritime, sur ces terres basses à travers lesquelles descendent de nombreux cours d'eau et où monte le flux de l'Océan : sa vue s'arrête d'abord sur degigantesques mangliers, se soutenant sur la pointe de leurs racines qui s'unissent en ogives à deux, trois ou quatre mètres au-dessus des vases salées où elles plongent. Émerveillé de ce que leurs têtes colossales peuvent être portées par de frêles échasses, sorte de pattes d'araignée qui leur servent de bases, il croit voir des arbres enchantés, aériens et fantastiques, rappelant les temps primitifs de la création. Enfln> pour que cette illusion soit plus complète, ces sombres forêts vierges qui bordent magnifiquement les eaux sont peuplées de caïmans, de reptiles de toutes sortes, de bêtes fauves et d'autres quadrupèdes et quadrumanes étranges, les uns er-