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Straumiiord. baie des Courants, et la seconde Sfraumey, ile des Cou rants. On croit reconnaitre là Buzzard's Bay et Martha's Vinevar.
L'expédition s'arrêta dans cette baie, On construisit à la hâte quelques maisons sur le rivage el l'on commença bnmédiatement des travaux de culture.
Durant l'hiver, cette colonie soulfrit de la disette, et la faim étant mauvaise conseillère, la discorde s'introduisit dans ses rangs Thorchall. l'un des chefs, “ mauvais chrétien,” se sépara de la baude pour invoquer dans cette extrémité ses anciens dieux. De ce moment il cessa de coopérer à Fœuvre commune,
[init bientôt à la voile avec neuf hommes, et fi naufrage sur les côtes d'frlande,
Au printemps, Thorfinn, avec Snorre Thorbrandson, Biarne, Thorvard et 131 hommes, se dirigea dans Fouest à la recherche du Vinland. Après une longue navigation, il découvrit derrière une erande ile un fleuve qui se jetait dans la mer après avoir traversé un lac. Les rives étaient désertes. Il nomma ce pays Hop, et il est assez curieux que sa description dans la Saga réponde exactement à Mount-Haup Bay, que traverse la rivière Pocasset.
C'est Ia, on se le rappelle, que Leif avait passé l'hiver. Thortinn s'établit entre le lac et la forèt, sur la rive opposée. Il trouva en abondance le raisin, le froment, le poisson et le gibier. Il avait donné la liberté à ses bestiaux et faisait couper du bois pour en charger un navire, lorsqu'un jour il aperçut dans la baie un erand nombre de carabos chargés d'hommes noirâtres, laids, ayant une atfreuse chevelure, de grands veux, la face large.” C'était les Skrellings où Esquimaux, dont l'attitude ne paraissait guère rassurante, mais qui s'éloignérent cependant, après avoir examiné avec curiosité les nouveaux venus.
I revinrent au printemps en si grand nombre dans leurs carabos + qu'on aurait pu croire lt mer couverte ce charbons.” À la surprise des Normands, ils firent le signal de paix, puis, en échange de morceaux d'étoffe rouge, offrirent des peaux et des corbeilles. Ils désiraient aussi des armes, mais elles leur furent refusées.
Ce voisinage ne laissait pas toutefois d'être inquiétant pour la colonie scandinave. Un incident ridicule détermina un conflit. Un taureau appartenant à Thorfinn s'étant un jour lancé à la course au milieu des sauvages, ceux-ci crurent à une trahison des Normands et songèrent de ee moment à obtenir des armes à tout prix. Au commencement de l'hiver smivant, ils se présentent en plus grand nombre que jamais, commencent l'attaque avec des ocheset des frondes, et mettent Les Normands en fuite, après leur
a J0 avoir tué deux hommes, Cependant il ne peuvent garder avan tage et sont bientôt à leur tour dispersés.
Malgré sa victoire, Thorfinu jugea sa position trop précaire {il résolut de retourner dans son pays. Nous allons voir qu'il laissa derrière lui des traces durables de ses cinq ans de séjour en Ame: rique.
Mais n'oublions pas de constater que durant l'automne précé dent, Gudrida avait donné naissance à un fils, qui reçut le nom de Snorre. C'est le premier Normand né en Amérique. . LA { | | Î =
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Le monument laissé par Thorfinn Karlsefn est aujourd'hui connu sous le nom de Dighton Writing Rock. M. Gravier en donne la description suivante :
“ Sur la rive droite de la rivière Gohannet où Taunton River, “ territoire de Berkeley, comté de Bristol, état de Massachusetts, “ sous les 410 45° 30° de latitude nord, un peu au-dessus du site de « Thorfinnsbudir (maison de Thorfinn), git un bloc de gneis de qua- “tre mètres de base sur un mètre soixante-dix centimètres de hau- “ teur, de forme à peu près pyramidale, présentant, du côté de la & rivière, un plan incliné d'environ 60 degrés. Ilest poli, d'un “ grain bien caractérisé, pourpre au sommet, rougeâtre au milieu, & vert à la base. La mer qui l’apporta, au temps des grands cata- “ clysmes, le couvre d'un mètre d'eau à chaque marée (1)
« Celle de ses faces qui regarde la rivière est couverte d'inscrip-
+ tions profondes d'un tiers de pouce anglais et larges d'un demi ‘ pouce à un pouce. Pendant 150 ans, à partir de I680, ces inscriptions ont exercé la sagacité des antiquaires.” En 1830, la Société Historique du Rhode-Island publia une étude très-complète de ce roc fameux; puis la Saga de Thorfinn fut retrouvée, En comparant ces deux documents, les antiquaires ont obtenu une lecture rationnelle du dessin runique. Get honneur revient à deux professeurs de Copenhague, Raln et Magnusen.
On a vu que Thorfinn vint du Groënland avec 160 hommes, que Thorhall et neuf hommes l'ayant abandonné, il prit ses cantonnements avec 131 hommes, que Gudrida le rendit père d’un fils, qu'il fut attaqué par les Esquimaux. Or, le Dightou Rock rappelle
ces faits.
L) Raîn, op. cit, p. à
Lei nous laissons la parole à M Gravier:
& A la gauche du lecteur, le nombre vingt estexpriné enchiffres ‘romains. C’est la mention des vingt hommes dont Magnusen ne - parle pas et qui moururent ou restèrent dans le Straumfjord....……
“ Les chiffres xx sont joints à un signe qui affecte la forme du a rune kaun (enflure) ; cela peut vouloir dire que les tombes ou les * les habitations de ces vingt hommes étaient au pied d'une colline.
“ La ligne verticale du kaun est tres-allongée, irrégulière et vient * se terminer près de la lettre islandaise than, dont la signification + épigraphique est prora aaris, avis Le kaun indique ainsi la + route que suivirent les colons pour aller du navire au lieu de “ leur établissement.
# Vers le centre de l'inscription on lit distinetement, également “en chiffres romains, exaxt nombre exact des compagnons de : Thorfinn. A côté se trouve deux lettres : FN latino-gothique et “le rune madr. Leur valeur épigraphique est Nord et Homme. Si * l'on ajoute au nombre exxx1 l'équivalent de ces deux lettres, on à: