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LES BORDS DU SAVANNAH

toutes sortes, cette fontaine est le rendez-vous de ceux qui recherchent la fraîcheur aux heures brûlantes de la journée.

Nous avons déjà parlé de la largeur des rues : il en est certaines à citer particulièrement, qui sont bordées de belles allées d'arbres, le long desquelles on a planté des jardins servant d'ornement à de superbes maisons d'habitation.

Les squares sont tous couverts d'arbres à feuillage persistant et d'orangers dont les fleurs embaument l'espace et dont les fruits réjouissent les yeux. Là poussent également les bananiers, dont les « régimes » sont très prisés par les amateurs de fruits, les myrtes, les palmiers, les oliviers, les arbres de vie, les grenadiers et les camélias du Japon. Tous ces ardustes de prix poussent en pleine terre, en été comme en hiver; les fleurs réjouissent les yeux et leurs parfums embaument l'atmosphère. Mais, quoi qu'il en soit, c'est au printemps que l'aspect de cette ville est le plus attrayant. On admire alors dans tous ces jardins publics une variété de tons qui passe du vert sombre au vert jaune et peut inspirer le peintre de paysage, La « Ville-Forêt », — c'est ainsi qu'on appelle Augusta, — mérite bien la qualification qui lui a été donnée,

Du temps du gouverneur fondateur Oglethorpe, la cité se composait seulement des maisons juchées sur le cap dont nous avons parlé, tandis que, de nos jours, Augusta a pour limites la baie d'un côté et de l'autre les rues appelées de l'Est, de l'Ouest, du Sud et Broad, ce qui veut dire « large » en anglais.

Sur la partie qui borde le Savannah, on a réservé pour les besoins publics une certaine partie de terrain de 200 pieds de long: c'est là l'endroit que l'on désigne sous le nom de Baie, lequel, à notre époque, est le quartier le plus commerçant de la ville. Là sont situés les bureaux pour toutes sortes de trafics, qui, d'abord construits en bois, ont été remplacés par de très beanx édifices de pierres et de briques ayant deux étages d'élévation. Quelques-uns ont été épargnés par cet horrible incendie de 1820, qui anéantit une grande partie d’Augusta. Leur architecture est assez bizarre et mérite d'être examinée avec soin.

A la base de la rue Bull, — le quartier le plus élégant d'Augusta, — on montre des maisons d'un grand style, dont les toits plats sont couverts de fleurs et forment jardin.

Les quais de la riviére sont admirablement disposés pour les embarquements et les débarquements des marchandises : c'est également là que se trouvent les presses à coton et les moulins à riz.

Descendons maintenant à Savannah; ce n'est point une ville qui se targue de l'architecture de ses maisons: on n'y trouve pas moins quelques monuments publics bons à signaler et des habitations particulières très élégantes. Du reste, la prospérité de la ville fait prévoir de nombreux changements, dans un temps donné, grâce à l'importance commerciale de la localité, Certaines églises de Savannah méritent une mention pour leur architecture et leur hardiesse.

Depuis quatre ans on a bâti à Savannah divers édifices qu'on doit visiter avec intérêt. Citons d’abord le Monuinent-Square, sorte d'obélisque en marbre elevé en l'honneur du général Greene, qui commandait dans les guerres de l'Indépendance. La Fayette, visitant de nouveau l'Amérique en 1825, avait posé la première pierre de ce monument. Les habitants de Savannah ont également fait construire, en souvenir du général Poloski, tué en 1779 par les Anglais, contre lesquels il défendait la ville, un cippe qui a sa valeur artistique.

Le point le plus pittoresque d’où l’on puisse observer et apprécier la ville de Savannah,

DU

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