LES ROCHERS CHEMINÉES, PRÈS DE LA VILLE AUX FONTAINES
teaux du Rhin, il est indispensable d'aller contempler les « Rochers Cheminées », situés près de Fountain City, — la Ville aux fontaines, — à une vingtaine de milles en amont du fleuve. La main des hommes n'a rien eu à faire dans cette construction géante, c'est en cela que ce travail de la nature est plus sublime encore, Comment une vieille ruine
de castel du moyen àâge est-elle hissée de la sorte sur une montagne du nouveau monde?
6oû L'AMÉRIQUE DU NORD PITTORESQUE,
On se pose naturellement cette question et nul ne peut la résoudre, Quelle est aussi l'origine de l'appellation de ces roches? On nous a expliqué qu'elles ont la forme des che minées que l'on voit sur les maisons de la Virginie, A notre avis, l'apparence d'un château démantelé nous a paru plus rationnelle,
Ce castel surgit abruptement du milieu d'un bois d'érables : vers la base, on aperçoit d'une façon distincte une terrasse naturelle très large, nivelée et privée de toute végétation, que l'on peut facilement prendre pour l'esplanade d'un manoir du Palatinat,
Au-dessous de ce terrassement est le rivage du fleuve, où les herbes ont grandi et où les graines apportées par les eaux ont poussé grâce à l'humidité constante du sol, C'est un hallier touflu, impénétrable, à moins qu'on n'emploie le couteau pour s'y frayer un passage.
Le rocher de la Jeune Vierge, — Maiden's Rock, — a été le théâtre d'un grand désastre de ce genre. Tout le monde aux États-Unis connaît l'histoire de Vinora : elle fait partie de la légende du lac Pépin et c'est pour cela que nous allons lui faire place dans ce récit graphique, descriptif et pittoresque.
Vinora, — tel était le nom d'une ravissante squaw, autrement dit d'une jeune fille de cette tribu nombreuse des Dah-co-tahs, — que les Français ont appelés les Sioux, mais dont le nom véritable était Zetone.
La pauvre enfant s'était éprise d'un Peau-Rouge de sa tribu, grand cultivateur et d'un courage à toute épreuve, Mais, hélas! son père et sa mère avaient mis dans leurs projets de lui donner pour époux et pour protecteur un guerrier de la tribu des Wapesha, Afin d'amener la malheureuse créature à consentir à cette union qui flattait l'amour-propre et les intérêts de la famille, il n'était pas de mauvais traitement que l'on n'employàt: menaces, coups et blessures même; mais tout était inutile, elle résistait et se refusait à obéir.
La veille du jour que le père de Vinora avait choisi pour l'union de sa fille avec le mari qu'il lui avait choisi, le jeune Dah-co-tah tomba gravement malade : on crut qu'il allait mourir. Dès qu'elle eut appris la maladie de son amant, Vinora gravit une montagne d'une immense élévation dont la cime dominait un précipice et se mit à réciter son chant de mort.
Les Dah:co-tahs se rassemblèrent aussitôt à la base du rocher et tous ceux qui croyaient avoir une certaine influence sur la jeune fille la sommèrent de descendre, lui promettant leur appui et lui déclarant qu'elle ne ‘erait point forcée d'épouser celui qu'elle n'aimait pas. On amènerait ses parents à renoncer à leur projet.
Vinora secoua la tête et répondit qu'elle ne croyait point à ces avances. Elle interrompit alors son chant de mort et adressa d'amers reproches à sa famille au sujet de la façon d'en agir avec elle:
Parents dénaturés! je devrais vous maudire, Car, si je vais mourir, c'est vous, j'ose le dire, Qui m'avez réduit là, par vos méchants refus,
Celui qui m'est si cher n'est point cruel : il aime Les travaux de nos champs; il n'a pour diadème Aucun « scalp » d'ennemi... Si vous l'avez exclus,
LE HAUT MISSISSIPI, 607 C'est qu'il n'est point guerrier! mais il a du courage; [I l'a montré vraiment : le premier à l'ouvrage, Le dernier au repos, Le mais récolté
Servait à nous nourrir, vieillards et jeunes hommes, Nos mères et nos sœurs et tous, tunt que nous SOMMES, Dans la tribu, TisRuh, c'est le Roi! Sa fierté
Dédaignait les honneurs qu'on décerne aux voraces Tous altérés de sang... la honte de nos races, Je l'aimais pour cela, car il était humain...
Et vous ne l'êtes pas! Je vais mourir, vous dis-je, A moins que Manitou ne fasse un grand prodige, Et, quand je sauterai, n'ouvre sa vaste main
Pour me prendre au passage, avant que je ne tombe Sur ces rochers qui vont bientôt servir de tombe A mes restes mortels, Adieu! je vais mourir,
Vous avez beau prier; il est trop tard! La vie Ne m'est plus rien, La mort est tout ce que j'envie : Retrouver mon amant, c'es à mon seul désir!
Vinora acheva son chant de mort et, quand il fut terminé, se jeta la tête la première en bas du rocher, Elle tomba sur les pierres amoncelées à sa base et fut tuée sur le coup. Pauvre squaw !
Nous voici près du lac Pépin, dont les abords sont réellement enchanteurs. ce point de son parcours, le Mississipi a pris une vaste extension; il mesure près de 5 milles de large et cette largeur se prolonge ainsi pendant 25 milles en amont,
Certains voyageurs prétendent que ce lac Pépin est le site le plus pittoresque de ces régions du milieu des États-Unis. Notre avis est que c'est Trempe-à-l'Eau qui l'emporte sur ces parages.
Nous dirons seulement que, dans ce prétendu lac, l'eau est très profonde : dans la saison chaude, le calme de ces ondes est si grand que l'on ne distingue nulle part le courant. Les bateaux à vapeur glissent, comme des fantômes, sur cette surface aussi limpide que l'huile, soulevant des flots d'écume qui, peu à peu, disparaissent, et aussitôt, le lac Pépin a repris son aspect ordinaire.
Si le touriste porte les yeux vers le nord, au moment où il pénètre dans la vaste cuvette du lac Pépin, il apercevra un énorme rocher placé sur la rive gauche du fleuve, sentinelle de pierre que l'on croirait mise là pour garder le passage de ce pays enchanté,
A mi-distance de ce pic bizarre, une sorte de promontoire au dos voûté, à la forme menaçante, s'avance jusque vers le centre du lac Pépin et cache à la vue le fond de la nappe d'eau qui, à l'angle de ce cap, tourne abruptement du côté de l'est.
Ce qui captive les yeux du touriste, c'est ce splendide amphithéâtre de montagres dont quelques-unes atteignent l'altitude de 500 pieds. Les unes ont une forme carrée, comme qui dirait la ruine d'une vieille tour; les autres ressemblent au fronton d'une
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cathédrale, eu égard à de nombreuses gargouilles anguleuses et pittoresques. La se dresse une pyramide entourée de ravins et de vallons dont Fombre abrite cette pierre blanche et polie. Un peu plus loin, on aperçoit une muraille perpendiculaire, sur laquelle l'on distingue des corniches et des plinthes réguliéremient tracées, telles qu'eût pu les fre
le carrier le plus habile, A droite, voict un mamelon couvert d'arb
res ct de püturages; plus loin une falaise qu'on dirait prête à s'écrouler.
Le miroir du lac reflète tout cet « emtourage » qui lui sert de cadre, en alloageant les formes, il est vrai, mais en respectant les couleurs. Et à mesure qui le steamboat avance ou que le chemin de fer se précipite en avant, le spectacle Change, comme le ferait la toile d'un panorama déroulée au fur et à mesure sur un théâtre, devant des spectateurs ravis et ne voulant point perdre un seul coup d'ail de ce ravissant tableau
lel est l'aspect du lac Pépin par un temps calme; mais Vienne le mauvais temps, que la tempête se déchaine, et tout aussitôt cette « mer d'huile » entrera dans une fureur sans pareille. Les vagues monteront les une: sur les autres, aussi dangereuses que cclles de l'Océan.
Le voisinage du lac Pépin et de Saint-Paul rend cette partie du Mississipi le séjour favori des amateurs de yaciting et de canotage. ‘Tant que dure Fété, on peut suivre des yeux les voiles des embarcations qui s'aventurent sûr cette mer intérieure
Si le vent fait rage, la manœuvre est difficile, car les flots sont courts et saccadés, ce qui est dangereux et empêche l'usage effectif du gouvernail, Aussi les naufrages sont-1ls
fréquents; on a vu des bateaux lancés par la violence des caux par-dessus les arbres de la
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forêt qui borde le rivage. Dans tous les petits villages nichés dans les anses du fleuve, on raconte des faits pareils, qui n'ont jamais cependant enseigné la prudence à qui que ce soit.
Nous voici arrivés à Frontenac, au milieu du territoire du lac Pépin, un pays d'où l'on s'éloigne sans le moindre regret.
Le steamboat pénètre dans le fleuve et l'on croirait que son lit est devenu très étroit; mais ce n'est qu'un effet de contraste.
Nous touchons à Hastings : le chemin de fer, qui s'avance sur la rive gauche du Mississipi, traverse le fleuve, pour se rendre sur le côté droit, au milieu de la contrée où l'on trouve le plus grand nombre de murailles de pierre calcaire. Ces roches ne sont point d'une élévation démesurée, mais leur longueur et leur régularité impressionnent le touriste, à mesure qu'il suit des yeux le développement du paysage.
Ces falaises du Mississipi sont quelquefois très élevées et couronnées par une forêt verdoyante; mais, pour la plupart du temps, ces roches sont pelées et on les examine sur un parcours de plusieurs milles, en s'étonnant que le plus petit arbuste, la moindre plante n'aient point poussé entre les interstices des pierres.
On doit convenir cependant que cette masse continue de pierres lisses et uniformes produit sur le voyageur une impression d'étonnement dont il ne peut se défendre, et il se sent ravi quand ses yeux s'arrêtent sur quelque pan de ces murailles auquel sont appendues des vignes vierges en guirlandes et autres plantes grimpantes.
La vue du fleuve, à ce point de son parcours, est essentiellement pittoresque. Le grand nombre des îles couvertes d'une végétation luxuriante, les collines assez basses qui permettent à la vue de s'étendre au loin, tout concourt à enchanter le touriste amené dans ces lieux par la curiosité, S'il jette les yeux vers l'horizon, il peut voir Saint-Paul, mais d'une façon très indécise, car ce centre de population est enfoncé dans un angie du Mississipi.
La navigation fluviale s'arrête en cet endroit, situé sur les bordures du Minnesota et le voyageur, après avoir gravi les hauteurs du Ball ou du Dayton, vers le côté est de Saint-Paul, peut, d'un seul coup d'œil, admirer la ville, les clochers qui la dominent, les élevateurs qui servent à son commerce de grains, les ponts sur lesquels passent les chemins de fer, les rochers pittoresques des alentours et les courbes gracieuses du fleuve.
A vrai dire, la plus grande attraction de ce paysage pittoresque ne porte plus tant sur les rives au Mississipi que sur celles du petit courant d'eau appelé le Minnehaha, lequel s'échappe du lac Minnetouka et dont les caux se déversent dans le Minnesota, non loin du confluent de cette rivière avec le « Grand-Père de Eaux ».
Les célèbres cascades chantées par le poète américain Longfellow ne sont pourtant point aussi importantes que l'auteur a bien voulu l'écrire, inspiré par son imagination grossissante. La chute est peu alimentée, ce qui n'empêche pas qu'elle soit plus belle que si le volume du liquide était double ou triple, Ce voile d'eau qui retombe délicatement du haut de la roche sur le bassin inférieur est d'une transparence réellement féerique.
A 200 pieds en dessous de cette cascade, on aperçoit un pont de 30 pieds de long, dont la hauteur et la structure font ressortir la grâce du site où il est placé.
La gorge, qui s'étend de la cascade au pont, affecte la forme elliptique et les deux rives sont réellement très resserrées. La profondeur de ce lit de torrent est d'environ 60 pieds. Sur les deux côtés de la chute d'eau, dans la partie supérieure, s'élèvent des mélèzes
LE HAUT MISSISSIPI, Gri
et des sapinettes mêlés à de nombreuses espèces d'autres arbres à feuillage persistant.
En aval de la cascade, la forêt s'étend jusque sur le bord de la rivière et les racines, aussi bien que les branches, descendent au niveau du courant.
Derrière le Minnehaha, le chemin est praticable même pour les dames, à moins cependant qu'il ne fasse trop de vent; dans ce cas, tous ceux qui s'aventurent par là sont certains d'être mouillés.
La distance par le chemin de fer, de Saint-Paul à Saint-Anthony, sur le Mississipi, est d'environ 10 milles. Ce point extrême de l'excursion des touristes en quête d'impressions de voyages, est le but indiqué dans tous les guides.
D'un côté du fleuve, on voit Minneapolis, et de l’autre Saint-Anthony : entre les deux sont placées les chutes, que l'on peut aussi bien contempler du rivage côté gauche que de celui côté droit. Du reste, un pont suspendu, jeté devant cette digue, permet à tout voyageur de se donner le plaisir de regarder, comme bon lui semble, cette double perspective.
Ces chutes de Saint-Anthony étaient à peine connues il y a une vingtaine d'années. Tout ce que les Américains des pays civilisés pouvaient savoir de ce coin de terre, c'était que là-haut, sur les confins du désert des Prairies, vers les sources du « Grand Père des Eaux », il y avait un grand barrage naturel qui, pour quelques hardis spéculateurs, pouvait servir de force motrice et offrir de très grands avantages.
On n'ignorait pas que les Peaux-Rouges occupaient le territoire, que ces aborigènes considéraient cet emplacement comme leur appartenant : mais qu'importait après tout? Ces derniers détails étaient le moindre des soucis de MM. les Yankees. Rien ne leur paraissait plus facile que de se débarrasser, dans un temps donné, des hommes à face rouge qui auraient fait la moindre objection à l'arrivée des visages pâles.
C'est ce qui arriva, avec cette différence que les Américains trouvèrent cette fois des Indiens de bonne composition, qui s'en allèrent plus loin dans le Minnesota, sans se rebiffer, en emportant des sommes infimes, des fusils en mauvais état et des tonneaux de whisky qui leur paraissait préférable aux eaux limpides du Mississipi.
De nos jours, les chutes de Saint-Anthony sont devenues familières à la plupart des touristes qui visitent les États-Unis, consciencieusement, c'est-à-dire avec le désir de voir tout ce qui est curieux.
A l'époque de la hausse du niveau des eaux, — c'est-à-dire au printemps, — l'aspect des chutes est tout à fait grandiose.
Les rapides qui courent au-dessus de la chute sont très pittoresques: d'aucuns les préfèrent à la chute elle-même, car le courant d'eau en amont est très large, — 700 pieds environ, — et la déclivité est de 50 pieds, dans le parcours du dernier mille qui précède la chute. Cette cascade, n'étant d'ailleurs que de 18 pieds, n'est point aussi curieuse qu'on se l'est imaginé avant de l'avoir vue; d'autant plus que certains manufacturiers sont venus s'établir dans le pays et ont utilisé la force du courant pour organiser des moulins qui sont inferieurs à ceux de Molins, dans le Rocky Island.
Les rapides de Saint-Anthony sont réellement très beaux à contempler, mème pendant la saison d'été. Les eaux, en se précipitant en avant, forment des tourbillons et des vagues dont la hauteur dépasse 10 à 12 pieds et le vent emporte l'écume aussi loin qu'elle peut aller. Le courant du milieu se développe en forme de cône, en se démenant comme un diable dans l'eau bénite.
Tout autour, les vagues disputent entre elles, et si quelque tronc d'arbre vient à choir dans le courant, la force de projection le lance dans l'espace ; il va retomber à 100 pieds plus loin, entièrement décortiqué, souvent méme réduit en copeaux.
Au moment de se précipiter par-dessus la vasque rustique qui les contient, les eaux alimentant la chute semblent hésiter; puis, reprenant leur cours, elles se jettent en avant, d'un élan hardi.
Nous recommandons à ceux qui oudront bien examiner ce point de vue, de se placer au milieu du pont suspendu. De cette façon, ils pourront admirer les grands rapides et ne pas voir les usines et les manufactures, qui gâtent, au point de vue du pittoresque, l'horizon de ce site du Minnesota. Toutefois, si l'on porte sa vue sur l'ensemble, du côté qui domine la chute, on aura devant soi des masses de roches calcaires rongés par l'action des eaux et le passage des glaçons, Ces rochers sont groupés le long du rivage dans une régularité architecturale. Les dalles, aussi unies que des marbres, servent à faire des dessous de tables ; elles brillent au soleil et éblouissent le touriste qui les regarde fixement.
C'est là un spectacle qui ravit le voyageur, quand il s'est arrêté pour examiner Îles saumons sautant du bas en haut de la cascade, en suivant leur sentier liquide, afin de remonter jusque dans le lac Supérieur.
Cette ville de Saint-Anthony est très pittoresque. Il y a vingt ans à peine que l’on y a construit la première maison, et, à notre époque, ce coin du monde est le premier centre de population des frontières du Far-West. Des scieries de planches d'une importance considérable sont élevées sur les bords du fleuve dont les travaux s'évaluent à 60 millions de troncs d'arbres sciés par an. On peut, en outre, visiter des fabriques de tonneaux, de boissellerie, de chaises et de fauteuils, de tabletterie, de menuiserie, de stores, de jalousies, de parquets et de tout ce qui est nécessaire pour meubler une maison, aussitôt que les maçons ont terminé leur ouvrage. I faut dire, pour expliquer ce genre de travaux, qu'au-dessus des chutes de Saint-Anthony, se trouve un pays forestier couvert de cèdres et de sapins qui, pendant des siècles, servira de chantier à tous ceux qui feront le commerce des objets ci-dessus désignés, et dont l'écoulement s'opérera facilement le long du Mississipi, dans toutes les villes qui existent et que l'on construit au fur et à mesure des progrès de l'émigration.
En 1857, un citoyen américain, le colonel Winslow, vint faire Construire un magnifique hôtel à Saint-Anthony, au-dessus de la cascade, dont on domine la vue du haut de la piazza de l'édifice, Ce caravansérail composé de quatre étages, et qui mesure 200 mètres de façade, est flanqué de deux ailes en retour, d'une profondeur égale à la largeur: Tout est bâti en pierre, et le prix de la construction s'est élevé à 200,000 dollars, le mobilier compris. À gauche de l'hôtel, on voit une église dont l'érection est due aux soins de la secte des universalistes; l'architecture de ce moment mérite les éloges des gens de goût.
Dans le but de rendre le Mississipi navigable et d'enlever les obstacles qui pourraient se rencontrer vers les bords de Saint-Anthony, les habitants ont souscrit une somme de 26,000 dollars, qui a été employée à arracher du lit du fleuve tous les rochers, tous les récifs, causes de trop fréquents naufrages.
Le pont qui sert de communication entre Minneapolis et Saint-Anthony a coûté 50,000 dollars, et les quais élevés à 1 mille au dessous des chutes 52,000 dollars.
Au delà de Minneapolis, qui a presque autant d'importance que Saint-Anthony, on