NEW-YORK
ces parages que s'ouvrent ces tavernes hideuses, puant le gin et le whiskey, refuge des matelots, des prostituées et des embaucheurs. Foin des nouvelles facons d'agir de nos négociants cosmopolites! La routine règne toujours dans ces bas-fonds de New -York, et elle y subsistera longtemps encore.
L'entrée de New-York se fait par le Broadway la rue large et, du sommet du beflroi de l'église de la Frinité, la plus ancienne de New-York, sise vis-àvis de la rue des Banques et de la Bourse, Wall Strect, on aperçoit Un panorama grandiose qui vous dédommage de l'ascension que l'on vient d'entreprendre.
En regardant au bas de la tour, les yeux percoivent de vieilles picrres tombales qui émergent d'un sol couvert de plantes incultes, où bien sont adossées à quelques arbres d'un àâge vénérable.
Regardons autour de nous.
Voici, à l'extrémité de la rue, le Bowling Green, que l'on a longé en quittant la Battery pour venir jusqu'à l'église, Au delà, c'est la baie immense, l'Ile du Gouverneur, fortifiée et servant de défense à New-York en cas de nécessité. Un peu à droite, voici Staten Island, Hobocken, les Palissades, le long de Hudson, et enfin, en regardant vers le nord, la grande artère, Broadway, qui coupe la ville en deux parties, ornées, à droite et à gauche, de constructions plaquées de marbre pavées de dalles et bordées
de trottoirs espacés sur lesquels
BROOKLYN ET LONG ISLAND. nu
roulent des voitures, des omnibus et des chariots de