ÉLEVAGE
La plus vaste et riche étendue de terre pour le bétail.
Aucun pays du monde ne possède une étendue de terre aussi grande et riche, et alimentant les meil-
leures espèces fourragères que celle qui se trouve dans la République Argentine, où le climat tempéré et doux permet que le bétail naisse, s'élève et engraisse absolument en plein champ, sans devoir être mis à l'étable ou sous des abris artificiels, et ne se nourrissant que de fourrages naturels. Les provinces de Buenos-Aires, Entre-Rios, moitié de celle de Santa Fé et sud de celle de Cordoba, peuvent alimenter une moyenne de trois à douze moutons ou de une et demi à deux bètesà cornes par hectare; et les territoires de la Pampa, Santa Gruz, Rio-Negro, Neuquen et Ghubut, de un à trois moutons par hectare.
Les provinces de Buenos-Aires, Santa Fé, Entre- Rios, Cordoba, San Luis et les territoires de la Pampa et du Neuquen, se prêtent admirablement à l'élevage de bœufs, chevaux, moutons et porcs; ceux du Rio-Negro, Ghubut et de Santa Gruz, très spécialement pour celui des moutons, la province de Gorrientes, le nord de celle de Gordoba, Santa Fé et Entre-Rios, ainsi que les territoires de Ghaco et Formosa conviennent particulièrement à l'élevage du bétail. Dans les j>iovinces de Mendozn, San Juan, Salta et Jujuy, le bétail vit et engraisse dans des luzernières irriguées, où l'on maintient de deux à six vaclies par hectare, et où l'on engraisse de deux à trois novillos (1) par hectare.
Dans les champs moins raffinés des provinces de Buenos-Aires, Santa Fé, Cordoba et San Luis et du territoir(; i\c la Pampa, l'on sème de la luzerne et (l'autres herbes fourragères en très grande (|uanlilé. Le coût (le cette scmaille devient nul en |)iali(|U(',
(1) Le nonillit est le iKuivilloii.
par la simple raison qu'elle se fait en même temps que celle du blé, lin, maïs ou avoine.
Le capital du bétail: 3.2G0 millions de francs.
A la date du dernier recensement, en mai 1908, le capital du bétail se chiffrait ainsi :
Bêtes à cornes, 29.116.625 têtes; chevaux, 7.5.31.376; ânes et mules, 750.125; moutons et brebis, 67.211.754; porcs, 1.403.591; chèvres, 3.945.086 (2).
Voici maintenant les valeurs respectives des différentes espèces de bestiaux que possédait la République Argentine lors des deux derniers recensements :