USINES A GLACE
La capitale de la République Argentine possède en tout, pour la consommation de glace de ses habitants, 16 usines à glace, d'un rendement total de glace de 738 tonnes par vingt-quatre heures, soit, journellement, 650 grammes de glace par habitant.
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ce qui la met à la première place entre toutes les grandes villes productrices de glace, par rapport au nombre de leurs habitants.
Toute la glace produite par ces établissements est cliiniiquement pure, faite toute entière de vapeur condensée conformément aux prescriptions de l'ordonnance munici[)ale.
Le prix de gros de la glace est de 50 francs les 1.000 kilogrammes, et celui du charbon 55 francs les 1.000 kilogrammes, ce ([ui donne à la ville de Buenos-Aires la première place au point de vue du bas prix de la glace artilicielle et chimi([uenienl pure, par rapport au prix payé pour le charbon. Il n'y a aucune ville ([ui vende de la glace artificielle à un |)rix inférieur à celui du charbon brûlé pour la produire.
Les 1(3 usines à glace ont ensemble une puissance frigorifique de 1.476 T. R. par vingt-quatre heures.
Quelques-unes des usines à glace ont installé des chambres frigorifiques dans lesquelles on dépose et conser\e différents objets.
Ainsi, par exemple, la « Negra Mascliwitz Rey Limitada » dispose de deux grandes chambres maintenues à une température de 14** à 16*^ au-dessous de zéro poui- la conservation de poissons et de coquillages qu'un de ses clients reçoit de Southampton par chaque vapeur, et de :
2 cil. p. laçons, de Ijeurre à — ii" C.
■4 — (le gibier, à — fi"
2 — (le hit're euroj). en lùls, à . — 0" 1 — d'd'ufs de vers à soie, à . . — 1 ■ 1 — de loun-iu'es et vètein., à . — 2" 8 — d'œufs de poules, à . . . — i° 8 — de fruits, à — t»
3 — de glace, à — 4"
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Le volume d'air de ces chambres est au total de 148.000 pieds cubes.
La conservation des pêches est possible seulement pendant trente à quarante jours, et à une température de J à 2" (]. au-dessus de zéro. Cependant, il est indubitable (jue les fruits perdent une partie de leur aronie.
Les poires se conservent parfaitement pendant trois à quatre mois.
Pour les prunes, cette durée est de deux à trois mois.
Le fruit par excellence au point de vue de conservation dans les chambres frigorifiques est la pomme, attendu qu'elle se maintient en bon état pendant huit à neuf mois.
L'article qui laisse les plus gros bénéfices, ce sont les (Bufs, car on peut les conserver jusqu'à neuf mois avec une perte de 3 p. 100. Ainsi, dans notre pays, les œufs qui entrent dans la chambre frigorifique au moment où ils coûtent 1 fr. 40 la douzaine, c'est-à-dire en août et septembre, en sortent pour la vente en avril et mai, quand leur prix est de 2 fr. 20 à 2 fr. 80 par douzaine laissant au dépositaire des bénéfices énormes.
Le seul inconvénient dans la conservation d'œufs en chambres frigorifi(|ues est que cet article étant très délicat, il a besoin d'installations très parfaites et d'un maniement très soigneux, aussi bien en ce qui concerne le maintien d'une température égale sans aucun changement, que le degré d'humidité que doit avoir Fair ambiant des chambres de dépôts. Lhi autre point difficile dans la conservation des œufs est la ventilation, ([ui doit se faire périodiquement au
moyen d'air filtré ayant exactejiieiit la même température que celle régnant dans les chambres, et ce, afin d'éviter des changements de température.
Les thermomètres et hydromètres enregistreurs sont d'une grande utilité et sont indispensables pour la conservation de ce genre d'articles.
Un autre problème important a été résolu au moyen du froid : c'est la conservation des fourrures, si employées aujourd'hui pour la parure des dames, (.et article ayant une gi'antle valeur et étant difficile à défendre contre les attaques des mites, l'établissement d'entrepôts frigorifiques a été d'une grande utilité, et les chambres de la « NegraMaschwitz Rey » ont renfermé l'été dernier des objets d'une valeur de plus de 600.000 francs.
Préparation du lait pour la consomiuaiion de la ville de Buenos-Aires.
Les trois établissements existant pour le filtrage, la [)asteurisation, le refroidissement et la mise en bouteilles du lait destiné à la consommation de la capitale de la République sont les suivants :
Consommation par jour.
La Martona 115.069 litres
La Vascongada 106.174 —
La Graiija Hlanca 13.7U0 —
Formant un total de '234.943 litres
de laitfiltré, pasteuriséet refroidi, ce ([ui rej)résente pour ses 1.379.421 habitants(l i plus de 170 grammes
(1) Ce l'hitïro rorrcrîpond au (lénorabrcmenl élaltli an SI mai l'.»12, d'après le /liillelin Mensuel de SlaliKliquc Municipale de la uille de Iluenos-Aires.
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de lail pur par personne, sans compter les 100.000 litres environ reçus journellement par les laitiers au détail, et le lait fourni par les tambos de la capitale.
La (jualité et la (juanlitéde lait livré tous les jours a la consommation par ces trois établissements, qui font honneur au progrès de la capitale et à l'espiit d'entreprise de ces natifs, font que la ville de Huenos-Aires occupe, par rapport au nombre de ses habitants, la première entre toutes les grandes villes du monde pour la consommation du lait pasteurisé.
Le capital employé dans ces entreprises était en 1907 de 17.250.000 francs.
La puissance de leurs machines frigorih([ues est h) suivante :
Tonnes rcfrij^érotion.
La Vascongada, i compresseurs York, fabrication américaine, de 140
La Martona, 2 compresseurs binde, fabrication allemande, de <)*)
La Granja Blanca, 1 compresseur Linde, fabrication française, de 10
Total m
Pieds cubes.
Espace réfrigéré à La Vascongada . . • . "2o.873 — à La Martona 10.800
Total 34.673
Inspection sanitaire.
L'état excellent de santé du bétail argentin est dû aux lois et règlements argentins sur l'inspection sanitaire des bêtes, rigoureusement observé par le nombreux corps de vétérinaires nationaux et municipaux. 11 existe dans les abattoirs une salle de necropsis confiée à la police sanitaire, dépendante
de la division d'élevage du ministère de l'Agriculture. L'inspection sanitaire se fait dans les enclos par les vétérinaires qui examinent chaque bête, envoyant à la salle des necropsis, celles qui offrent quelque trace d'épi/ootie. Il y est procédé à l'autopsie à l'eiïet d'étudier les caractères de la maladie. Les bêtes atteintes de gale sont soumises à un bain dans des installations ad hoc de l'établissement, après l'application d'une amende au propriétaire Si la bête soufïVe d'un mal infectieux, elle est envoyée aux fours crématoires dont sont pourvus les marchés de bétail. Le nombre de bêtes inspectées dans le courant de 1910 a été de 4.141.821. Il est utile de mentionner ici le nombre de bêtes refusées en 1907, tant dans les établissements de préparation de viandes pour l'exportation que dans ceux traitant la viantle salée, ainsi que dans l'abattoir municipal de la capitale de la Répuhlicjuc, la ville de Buenos- Aires :
ÉTABLISSEMENTS FRIGORIFIOLES
Abattues, 561. .'ils bêtes. Refusées, 5.604 . . . 1,00 p. 100.