CAPITAUX EUROPEENS ENGAGÉS DANS LA RÉPUBLIQUE ARGENTINE
CAPITAUX anglais: 7. 707.544.476 FRANCS
Ce sont les capitalistes anglais qui ont employé dans la République Argentine la somme la plus importante. Guidés par leur clairvoyance et leur audace, ils furent les seuls, jusque dans ces dernières an-
l'améhioue latine ;')0.'^)
nées, qui entreprirent la construction de la plu[)art des voies ferrées qui traversent la République, la fondation d'établissements de banque et hypothécaires, de tramways, d'établissements frigorifiques pour l'exportation des viandes, de compagnies d'éclairage public, de ports, etc., etc.
Depuis quelques années, les capitalistes français allemands et belges ont commencé à prendre à leur charge, à leur tour, la fondation d'établissements de crédit et hypothécaires, de tramways, de voies ferrées, de ports, etc. Nous croyons que les résultats qu'ils ont obtenus les feront persévérer dans cette voie, car la République Argentine, à n'en point douter, est présentement le pays qui se prête le mieux au placement de capitaux (jui jouissent d'amples garanties et donnent des rendements importants.
Les capitaux anglais employés dans l'Argentine au ]/"■ janvier 1912 s'élevaient à l'énorme chiffre de 7.757.544.^.70.
CAPITAUX FRANÇAIS : 3. 500. 088. 878 millions de francs
Les capitaux français tiennent le deuxième rana*.
Par suite des résultats obtenus dans les entreprises où ils étaient engagés, les capitaux français, si méfiants et réfractaires à émigrer en vue de placements plus lémunérateurs que ceux d'Lurope et tout aussi garantis, témoignent aujourd'hui d'un élan plus fort et prennent à leur charge d'importantes entreprises (|ui attestent le prestige mérité et l'habileté de ceux de leurs compatriotes mis à la tète de ces administrations.
« An point d*- \ ii(> iN^s em|)iiinls d'I^tat et des
-W4 L'AMP:HIQrE I.ATTNE
grandes entreprises collectives, les capitalistes français sont devenus, suivant une expression de M. Pallain, gouverneur de la Banque de France, « les banquiers de l'Europe ».
« Aussi, la France est créditrice partout ; tous les changes lui sont favorables ; tous les pays ont des remises d'or à lui faire, et c'est là ce qui explique, en même temps que l'admirable sérénité de sa lourde circulation fiduciaire, pourquoi ses billets de banque sont recherchés même avec faveur, et préférés à l'or qu'elle trouve encombrant ; pourquoi son encaisse-or n'a jamais atteint d'aussi formidables chiffres, pourquoi, enfin, bon an, mal an, malgré les dépenses budgétaires, les chiffres toujours croissants de ses budgets, ses capitalistes et ses rentiers mettent de côté 1.500 millions à 2 milliards et supportent avec facilité de lourdes pertes, parce qu'ils ont l'habitude de répartir leurs placements et d'avoir de tout un peu. Ils varient, en un mot, leur menu financier (1). »
Si tel est le rôle prépondérant que le capital français a joué et joue encore dans la réalisation des entreprises industrielles ou commerciales tentées par les nations modernes, si telle est, en réalité, la somme considérable mise de côté, comme produit de son épargne, et qu'il em|)loie en placements productifs, il est permis de se demander comment il se fait que les capitaux français ne se soient pas répandus avec plus d'al)ondance dans la République Argentine, et surtout pourquoi ils sont sur le point de se laisser distancer par d'autres nations qui, venues
(1) Voir : Annuaire de la Société cV Économie poUlique (année 1903).
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beaucoii|) plus tard, apportent au progrès économique de ce pays Timpulsion de leurs capitaux ?
Parmi les capitaux français placés dans la République Argentine, soit en chemins de fer, soit en hypothèques sur bien-fonds, soit encore en achats de titres de la Dette publique, en entreprises de colonisation, en estancias, etc., et représentant une somme de 3.599.688.878 francs, on peut citer actuellement (mars 1911) les entreprises suivantes:
Kniprunt ai-firnliii o "/o 4884 ^26.260.000 francs.
— 3 "/„ 1886 io0.i9o.000 —
— — 4 'Vo 1896 (rescission) . 221.11-2.500 —
— — intérieur 5 «/„ or 1907 . 170.811.000 —
— — — o "/„ or 1909 . 81.837.000 — 41/2"/oOrl911 3o0.000.000 — 4 o/^^ or 1887 .... 419.693.07.5 —
— — intérieur .5 " „ de 1905 . 180.466.880 —
— — 6 'Vu 1910 (fédules hy-
polliéc; circulation présumée en France. 50.000.000 — Emprunt prov. de Buenos-Ayrcs 3 "/o or 1908. 1 8.375.000 —
— — — 6 "/o intérieur
consolidé. . 80.946.800(1 —
— — — 6 "/„ (obras de
laPlata). . 19.030.000 —
— — — 5"/„(afirmad.) 18.700.000 —
— — — 41/2'Voori909 42.000.000 —
— — — 4 1/2 or 1910. 8S.2UO.000 —
— — — 3à3l/2"/„or
— pn.v. (Ir Tiiciiiiiaii 5 % or 1909. . 2i.997.500 —
— — de .Meiidoza 5 "/o or 1909 . 30.000.000 —
— — de Ct.rrieiiles 6 "A, or 1910. 9.920.000 - d,. San-.luau 5 " „ or 1909 . 12..500.000 —
— — de Sanla-Fé inlér. 6 "/., 190!)
(série B) 6.204.000 —
(Ij Voir le renvoi lli;m;iiil .m i).is du lai)lc;m rcialir au.v valeur.s admises à la lioursc de l'aris, i».iice 257.
«i.VitzÔN. — l/Aiiiériijuf hitiiK'. 20
Banco e8pafiol del Rio de la Plata (1/4 du capital), celui-ci se chiffrant par !2"20.000.000 ri.^.OOO.OOO francs. Banque liypolUéc. Franco-Argentine, actions li.IiÛO.OOO —
— — ohligalioris 430.7H8.000 — Banco popular Argenfinu-ohligalions. . . 2.500.000 —
Banque Argentine et Française T.oOO.OOO —
Banque Kraneaise du Uio de la Plata (portion de capital), celui-ci se chiffrant par