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III. GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE

Productions. — Hinéranz. Fer, en 1897, 200000 dollars, dans le Bas-Canada, à Hull, près d'Ottawa; à Trois- Rivières, et sur la Moisie, au Labrador; riches mines de cuivre dans la région des grands lacs, et dans le bassin de la rivière du Cuivre (150: 000 dollars); or^ dans le bassin de la Chaudière, dans le bassin du Youkon [Klondyke), en Colombie, sor le Fraser {Canboii) (6200000 dollars) ; argent, au nord du lac Supérieur et en Colombie (3300000 dollars); plomb, dans le Haut-Canada,

à Kingston (1400000 dollars); ntcfceZ (1 400 000 dollars), amiante (315000 dollars), granit, grès, calcaires, marbres, argile, ardoise, pierre meulière et lithographique; pétrole (1 000000 de dollars): la nouille (3900000 tonnes) est de plus en plus une des richesses de la Colombie, de TAlberta, des îles Vancouver et de la Reine-Charlotte; la tourbe est abondante dans Tile d'Anticosli, le fias-Canada et la province d'Ontario. — Végétaux. Blé, orge, seigle, riz, avoine, maïs, sarrasin, pomme de terre, etc., cultivés presque partout avec succès; tabac, chanvre et lin; forêts immenses de pins Douglas (ils atteignent dans la Colombie 300 pieds : un d'eux, transporté à Londres, mesurait 137 mètres de haut, et 35 de circonférence); de sapins, mélèzes, chênes, frênes, cèdres, hêtres, bouleaux, érables (prod. en 1891 : 80 millions de dollars). Voy. p. 88.— Animaux : Les animaux sauvages (ours, panthères, lynx, loups, chats sauvages, élans, caribous), les animaux à fourrures {blaireaux, martres, renards, hermines, castors), devenus rares dans Test et le sud, sont nombreux dans l'immense plaine du nord. Les animaux domestiques sont ceux de l'Europe {chevaux, 1500000; animaux d'espèce bovine, 4060000; moutons, 2513000; porcs, 1702000). Les pêcheries de la Colombie, en eau douce et en eau salée, sont les plus riches du monde; la pèche dans le golfe Saint-Laurent, dans les rivières et les lacs, occupe 17000 bâtiments et 90 000 matelots, et fournit un revenu annuel de 80 millions {morues, harengs, maquereaux, sardines, huîtres, aloses, homards, saumons, etc.).

Industries. — La principale est la coupe, Téquarrissage, le sciage, la préparation du bois dans les scieries mues. par les chutes d'eau, puis viennent les constructions navales, moulins, salaisons et préparations du poisson, et les manufactures de tissus, de peaux, de sucres. — En 1881, 49000 établissements et 255000 ouvriers; en 1891, 76000 établissements et 570000 ouvriers.

Commerce. — En 1893-94, Importations, 113000000 de dollars; Exportations, 104000000 de dollars (part de l'Angleterre dans le total, 85 millions de dollars; part de la France, 3200000 dollars; des Etats- Unis, 99 millions de dollars).

Voies de commanication. — La plus belle est celle du Saint- Laurent, navigable sur plus de 2700 kilom. en y comprenant les grands lacs. « La » nature avait rendu le Saint-Laurent navigable jusqu'à Québec pour les » vaisseaux des plus grandes dimensions, et capable de porter jusqu'à » Montréal des navires de mer de 500 à 600 tonneaux ; mais là, un obstacle, » le rapide de Sault-Saint-Louis, en interrompait le cours. Au-dessus de » cet endroit il était ouvert pour de grands bâtiments encore; mais, entre » Montréal et Kingston, 66 kilom. de rapides formaient une barrière à la » navigation. Puis venait le lac Ontario ; du lac Ontario au lac Erié se » présentaient, dans un espace d'environ 40 kilom., une ascension de » 101 m. et la chute du Niagara; de là au lac Huron et au Michigan, les » grandes eaux étaient libres; mais l'entrée du lac Supérieur était encore n fermée par le Sault-Sainte-Marie. Tous ces obstacles, tous cesempêche- • men! s formidables élevés par la nature, ont disparu. Vous pouvez par- » tir d'un port de l'Océan avec un navire de 200 tonneaux, et vous rendre » sans obstacle an fond du grand lac sans transbordement. Le Sault-Saint- » Louis, près de Montréal, est évité par le canal Lachinet long de 15 à » 16 kilom.; les rapides des Cèdres, du Coteau, du Long-Sault, des Ga- » lops, et quelques autres, par les canaux de Beauhamais (21 kilom.), de

Comwall (41 kilom.), de wiUiamsburgh (22 kilom.): la chute du Nia-

Dgara *» 43 kilom,

et les rapides qui raccompagnent, par le canal Welland. long de ilom.; le Sault-Sainte-Marie par un autre canal, celui-ci très court.

» construit par les Américains. Le Canada s'enorgueillit avec raison de sa » grande route fluviale, dont la canalisation lui a coûté près de 70 mil- » lions de francs. » (Taché, Esquisse sur le Canada.) Il convient d'ajouter aux canaux cités le canal Rideau, qui réunit Kingston à Ottawa; celui de Grenville, qui tourne les rapides de Carillon, sur le bas Ottawa; et ceux de Caughnawaga, à droite du Saint-Laurent, en face de Montréal, d'Eamilion au lac Huron, et de Toronto à la baie Géorgienne, qui sont projetés. Pour rendre Montréal accessible aux plus gros navires, à une distance de 1 600 kiiom. de la mer, on a fait dans le lit du Saint-Laurent une tranchée de dragage large de 100 à 150 m., profonde de 8i°,50, sur une longueur de 65 kilom. — Le canal Richelieu, le lac C/m?np/am, le canal Chambly mettent en communication le Saint-Laurent avec les canaux de l'Etat de New-York. En 1896, 25622 navires, jaugeant 4 678 000 tonneaux, ont circulé sur le réseau fluvial canadien, portant 151300 passagers, et 3413600 tonnes de marchandises.— On compte, en 1898, 27000 kilom. de chemins de fer : le principal est le Grand-Tronc, continué par Vlntercoloniai; il commence a Détroit et finit à Halifax; on a achevé en 1887 le chemin de fer transcontinental qui relie Vancouver, sur le Pacifique, et la Colombie britannique au Saint-Laurent. Le Canadian Pacific^, long de 5 000 kilom., part de Montréal, dessert Ottawa, rort-Arthur sur le lac Supérieur, Winnipeg, Régina (Assiniboia), Calgary (Albertaj, franchit les monts Rocheux, descend le Thompson et le Fraser, et aboutit à Port-Moody, en face de Vancouver. Des embranchements le relient aux lignes du Dacota et du Minnesota. Des services de steamers sont établis entre Liverpool et Halifax (3 991 kilom.) et Québec (4023 kilom.). La ligne de Fort-Moody (Pacifique) relie le Canada à Yokohama. Les chemins de fer ont transporté, en 1897, 16172000 voyageurs et 25300 000 tonnes de marchandises. — Marine marchande. En 1897 : 6684 navires et 732000 tonnes. — Lignes télégraphiques. Des câbles télégraphiques relient Valentia (Irlande) à Terre-Neuve et à Cap-Breton. Longueur des lignes : 52000 kilom.

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