IV. NOTIONS STATISTIQUES
Snperflcie.— 1 946523 kilom.carr. — Population (1894). 12056000 habitants (6 parkilom. car.). — Races. — 5500000 Indiens {Aztèques, Coras, Tarascas, Mayas, Apaches, Comanches); 2500000 métis, issus de blancs et d'Indiens; 1200000 blancs environ, presque tous d'origine espagnole; 15 000 Français environ; 200 OQO nègres, mulâtres, zamôos, issus de nègres
et d'iadiens» tous libres,— Dialectes. L'espagnol est la ïatigiie officielle, naais les dialectes mexicains snui encoie en usage» — Instraction pnbUgne. D'après le^ E^latisUqiies oEtkiellef^. en 1892, il y avait pluâ de 7100 étîoles primaires publiques et 432ÛOtt élèves, sur ISOÛÛtJÛ enfants en âge de les fréquenler* Le budget s'élève à i6 million^ eiuiron. — L'enseigoemeiit secondaire dit professionnel a des établissements dans tous les Elals : ceui de Meïico sont au premier rang. — Justice. Cour suprême de justice à Mexico, présidée par le vice-président de h république; les membres sont éltis par la nalion pour six ans. -- Cultes. L'Iîiçlise est séparée de TEtat; les cultes sont libres; le catholicistne est la religion de la majorité; arche vÈcb es à Mexico, More lia, Guadalajara. — Armée. 37 000 hommes eu temps de paix, dont 24000 fantassins, IIOOO cavaliers^ 2300 artilleurs, répartis en trois districts militaires. — Karina militaire. 9 tiâtimetUs et 35 caoons; budget militaire : 13 380 011(1 dollars. — Xonnales. Or, 20 pesos = 101ff,77: 10 pesos ^ S0'r,88; ofesos ^2iSfr,44; 1 ptsù ^ 5rr,09. Arjçent : feso = 2i^M ; 50 centams = 2" ,69 ; 25 ceufat(3s=lfr,34; 10 cciifavos = 0^ ^53 ; 3 cenianti^— ûfr,26, — Poids et M$sareB. Le quiulai à 4 arrobas ■= 46 kilogr. ; la uara = 0'n,8a7; le btirà = 75«,60. —Budget annuel (189SV Vieulki : 52500 000 pesos. Dé-
|j)f lises ; 52672 000 pesos. — Dette nationale : 2Û 1143000 pesos, «i La grande masse du territoire mexicain constitue un plateau exhaussé, que sur chacun de ses flancs un plan incliné, h pente relativement rapide, rattache au rivage de l'Océan, ici l'Atlantique, là le Pacitique. Ce n'est pas le moindre privilège du plateau mexicain que de se tenir dans les tiauteurs qui ^ sont le plus favorables pour que la race européenne y prospère, ^Ks'y entoure des cultures qu'elle aime et des industries où elle ^f excelle^ et y vive dans des conditions propices pour sa santé et ^^ pour les esercices de ses facult('s en tout genre. C'est grâce à ces avantages qu'avant l'arrivée des Espagnols, il fut le siège d'une civil iaatiun remarquable, sous Fautorité du prince et de raristocratie militaire des Aztèques. Ce plateau mexicain est l'épanouissement de la cordillère centrale de la chaîne des Andes, qui sert pour ainsi dire d'épine dorsale au nouveau continent, presque en ligne droite, sur une prodigieuse longueur de 14000 kilomètres, La grande cordillère mexicaine s'étale de manière à occuper la majeure partie de l'espaee entre les deui mers. De là une région suspendue au-dessus de rOcéan, à une hauteur qui, au midi des villes de Puebla et de
lie plateau me^clcain t climat el cultures*
204 LBCTURKS BT ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
Mtuico, est de I 500 mètres, — c'est-à-dire la même que celle
du Ballon d'Alsace, la cime culminante des Vosges, — à Puebla de 2 196 mètres, et à Mexico de 2274 mètres.
» De la surface du plateau s'élancent quelques montagnes
dont plusieurs dressent leur sommet jusque dans la région înlaospitalifere des neiges éternelles. Telles sont les deui au pied desquelles sont bâties, du côté du midi, la belle ville de Puebla, du côté du nord, la capitale, Mexico, et qui ont conservé leurs noms aztèques, rîstaccihuatl (la femme blanche) et le Popocatepetl (monlagne fumante); elles s'élèvent à 4786 et 5 'iOO mètres; tel, à une faible distance de Mexico, le Nevado de Toluca, qui monte à 4621 mètres*. Mais, sauf la bande étroite que marquent ces cimes majestueuses, le Meïique offre un plateau se prolongeant au loin vers le nord, avec des ondulations qui n'en changent notablement F altitude que sur de longues distances. D'immenses plaines, qui paraissent être les bassins de&sétibés d*ancieas lacs, se suivent les «nés les autres; elles ne sont séparées que par des collines qui ont Î3i peine 200 oUl 2^0 mètres au-dessus de la surface aplanie du lbnd< On chemine ainsi indéfiniment à la hauteur des passages du mont Cenis, ou du Saint-Gothard, ou du grand Saint-Bernard dans les Alpes; mais près de Téquateur, ces altitudes, au lieu d'être, comme dans les Alpes, âpres et rigoureuses à Thomme, lui deviennent au contraire bienfaisantes,
7> Sur les deux flancs de ce Ion g^ plateau, qui descend au rivage de l'un ou de T autre océan, la température est de plus en plus élevée, à mesure que l'on se rapproche de la mer. Le voyageur qui descend le plan incliné, ou qui le gravit, assiste à des contrastes pittoresques et mêgae merveilleui. Il passe en revue presque toutes les cultures et contemple, Tune à côté de Tautre, les productions qui ailleurs se répartissent sur des distances sans fin. S'il part du plateau, par exemple, il commence par traverser soit des forêts de sapins qui lui rappellent celles de l'Europe, soit des champs d'oliviers, de vigne, de blé ou de maïs encore plus semblables aux nôtres, entrecoupés cependant d*espaces couverts de grands cactus, végétation h Taspect triste, que le territoire le plus aride ne rebute pas, et
I. Atix itùia sQcntïists qu'oQ vient ûe noRimËr, oa peut joindre le pk d'OrizsbisL, le Gafreda Perole et le vokan de Calima;. ila s^lronveiit rassemblés dur une même \\f;u9 parallèle à Téquateur^ JiuÎTant le eercle du 16* degré de lat, Gbs monta gneB &0Qt volcaniques, maia les éruption s devii^QiieDt rares et oui eesaé d'être redûuUblûs. Parfois ccpendaut les coimnotionB recommeiicont. Le 7 mai 1830^ k quelque distance de Saint-Louis-Potosî, au inilieii d'tm bruit forcnidable^ tembUble au tonnerre^ une monLagpe a disparu. Elle s'^est eogoufi'ré.e dans le sol avea la rapidité de Téclairt laissant defriète elle tiue ouverture béants de 100 tnëtt-eii de profondeur, de 2^ de loug^uenrj de 160 de Urgear, et enyelap* pant tous les enTirons d'un épaia nuage de poussière.
MÎCXIOUK. 257
prospères; à la liane, sur lat|uelle on récolte la vanille, et au cacaoyer, tons deux esEsentiellement d'origine mexicaine; enfin, à toute cette rénnion âe fruits à forte saveur et de plantes embaumées ou aux couletu^s éclatantes, qui rtclament un soleil ardent^ et sont justement considérés comme le signe d'une grande richesse agricole.
» Par le climat et les pruduits, le MexiL[ue a pu être divisé en trois zones : la première, appelée la Teire'Chmtdû {Ticrra Caliente)y part du littoral et s'étend jusqu'à une certaine hauteur sur le plan incliné par lequel on monte au plate an. La nature végétale y est d'une puissance exubéi^ante, par rc.vcès même de la température, et l'abondance des eaux courantes. Cette zone a une végétation particulièiement active sur le versant oriental du Mexique, parce que les vents domînantSj les venta alizés, ariivent de ce côté chargés de Th y midi té qu'ils ont recueillie dans leur longue course sur la surface de rOréan. C*est la région des cultures tropicales. Malheureusement, sur plusieurs points^ surtout dans le voisinage des ports que baigne Tocéan Atlantique, elle est désolée par la lièvre jaune, dont le foyer pestilentiel est dans les marécages que Tindustrie humaine réussira quelque jour à dessécher ^ Au-dessus, à mi-hauteur sur le plan incliné, s*étend la zone appelée Teîre- Scmpcrée (Tierra Tanplada) : la température moyenne annuelle y est de 18 à 20 degrés, et le thermomètre y éprouve si peu de variations d'une époque à l'autre qu'on y jouit d'un printemps perpétuel. C'est une région délicieuse, qui possède une
1. « Pour mîinirer lus terres cliaudes et se rendre ctitiiple de la puissant'o de 9 la végétttijon, il est nécessaire d'allef^ juî^qu'a Médelin^ a. 3 lîoiiofl do Vera-
■ Crme, ou iiueaï à Alvarado. sur les rives du P.ip.Tiloapan, Co fletivc est bardé » de fourrés épais, que dauiinfut le-* pauaclie^i de palmiers gijîfinte-'^que» : des » forêts vierges^ daDs legqueiles on ne pénèLpe que te mociiele à la main^
■ couvrenL la pays presque toutooLier; dcins les clairières, le^ Indiens récnltenit
■ du café, dea bananes, du colon, de la vanille, des fiinûnas; paiLotit des ûeurs n aux senteurs pénétrantes, des perroquetâ criard», des olseaux-montjhes vifs,
■ gTacîieux cl légers cûmtne des papillons, ûbs replilea de touU'fi les grandoura,
■ coraltas, boas el scrpeata à sonnettes, rampant dans les liatiLcs uerbes, e:t,
• quand vient la nuit, on peut voir sortir des broussailles un léopard ou un
• puma. Il est impos^sible de compîirer la plaine brûlée dn Vera-Cruz aux rîves m du Papalnapan; mai» ici, comme là-bas. la (ièvre jaune règne en perma-
■ nenee;lea repUles abnndetit dans les taillis, et les mouaUques, qui pullulent
■ dans les terrai ns bas et maréiiageux, ont pour lea étrangers une prédilection w dont ceux-iii n'ont pas lieu d'être Gers, m Dupîh de SrVtNT-AjennÉ, îe Mt*xique atijourd'huj, parJH, Pion, 1S81,) — M. Diipin de Snlnt André fut Rharg^é en tS82
Ld'uno double mission au Me^îique par les ministres de rintènenr et de rin- Tftruûtion publique. Benufrère de notre miniati-e pieu qioletiiî aire à Mexico, fqai était alors M. de CouLouly^ raulenr a pu réunir les meilleures conditioni
pour bien voir Mexico et les environs, et en donner dans 8om înléressant récit
ui;e description animée et aioccre.
végétation à peu près aussi active et aussi vigoureuse que celle du littoral, sans avoir le ciel embrasé et les miasmes empestés de la plage et de la contrée avoisinante. Elle est exempte de ces myriades d'insectes incommodes ou venimeux qui pullulent dans la région basse de la Terre-Chaude et y font le tourment de rhomme. On y respire l'atmosphère pure du plateau sani en subir les passagères fraîcheurs et Tair vif, dangereux aux poitrines délicates. La zone tempérée est un paradis terrestre, quand l'eau y abonde, comme à Xalapa et dans quelques autres districts, oil les glaciers éternels de quelques montagnes, telles que le pic d'Orizaba et le Gofre de Perote, se chargent d'en fournir aux sources toute l'année * .
» Au-dessus de la zone tempérée se déploie la Terre-Froide (TierrorFria) , ainsi nommée en raison de l'analogie que des colons venus de l'Andalousie crurent lui trouver avec le climat assez cru des Castilles ; mais les Français, les Anglais et les Allemands, transportés au Mexique dans la Terre-Froide s'y jugent à peu près partout en un climat fort doux. La température moyenne de Mexico et d'une bonne portion du plateaa
1. Le côté faible du Mexique, c'est Finsuffisance des cours d'eau. Les rÎTières mexicaines, torrents pendant la saison des pluies, sont desséchées Tété, sauf de rares exceptions. Sur le plateaa, le terrain ûssuré absorbe les eaux plaYialek et le sol est aride. Les lacs sont rares ; le plus grand est celui de Ghapiûa, qiu a deux fois l'étendue du lac de Constance. Près de Mexico, on en troare cinq: ceux de Texcuco, Xochimilco, Chalco, San-Cristobal et Zumpango, qui ocoapeut ensemble une superficie de 44000 hectares. Au nord de Zacatecas, il y tt a neuf autres, et cinq autour de Chihuahua. Mais leurs eaux, qui renferment une grande quantité de carbonate de soude, sont propres à l'exploitation du sel et impropres à l'irrigation agricole et aux usages domestiques.
« Mexico est situe au centre d'un grand bassin de 15 lieues de long sur » 12 do large, auquel on donne improprement le nom de vallée. Les eaux » qui tombent sur cette immense surface s'accumulent dans les lagunes qui en » occupent les parties les plus basses, et près desquelles Mexico est bâti. A » certaines époques, il en est résulté des inondations terribles, dont Phistoiie » a gardé le souvenir. Ces lagunes sont à différents étages. Le niveau moyen » des eaux de celle de Texcuco, la plus voisine de la ville, est de 3'",64, infé* a rieur au plan du parvis de la cathédrale ; les lacs de Chalco, de San-Crîsto* » bal et de Xaltocan sont à 0'°,54 au-dessous de ce plan. Le lac de Zumpango » est à 2'",44 au-dessus. Ce ne sont, à vrai dire, que des nappes d'eau sans » profondeur, derniers vestiges des grands lacs sur lesquels naviguaient lei » brigantins de Cortez. Leur surface est aujourd'hui encombrée d'herbes, et » la circulation n'est généralement possible que dans les canaux qui ont été
> dégagés de végétation. Dans la saison des grandes pluies, le niveau des !*• ■ a gunes inférieures monte assez pour couvrir d'eau la plaine qui entoure » Mexico ; mais, en temps ordinaire, l'évaporation et l'absorption dans les terres » perméables suffisent pour maintenir les eaux à une hauteur normale. On a,
> du reste, exécuté quelques travaux d'art afin de détourner dans les lagunes » inférieures le cours du Rio de Cuantillan, qui se déversait dans le lac de » Texcuco ; on a ouvert une profonde tranchée dans les montagnes du nord, » pour faire dériver l'excès de leurs eaux sur le versant de l'Atlantique. Ce » canal, appelé Desague Real^ date de la domination espagnole. » (G. Niox, Expédition du Mexique^ Paris, in-8«, 1874.)
270 LECTURES ET ANALlSIiS DB GÉOGRAPHIE,
est de {7 degrés; c'est seulement un peu moins que celle de Naples et de la Sicile, et c'est celle des trois mois de l'été h Paris. D*une saison à i'aiilre, les variations, comme partout eotre les tropiques, y sont bien moindres que dans les paities les plus tempéi'tes et les plus belles de l'Europe. Pendant la saison qu'on n'y saurait appeler l'hiver que par une extension excessive des termes du dictionnaire, la dialeur moyenne du jour k Mexico est encore de 13 à 14 degrés, et en été, le thermomèlre, k Tombre, ne dépasse pas 26 degré s> »
Michel Chevauer ^ , Le Mexique ancien et moderne.
[Pûris, ÎSôi, îmAS, îlacbelLe.)
lia Tera-Cruz.
m Vera-Crnz est uoe petite ville assise sar les bords dti golfe, tJûe" jetée da tpieUpies mèlre.s de loiisrneiir sert de dét)iircadère aux -voyageurs et aui marcliandises qai vienDent delà mer. Les navires jettent Cancre près du port; c'est leur seul abri contre la tenipÊte. Les roes sont larges, tnédiocrç^iiierU pavées, tracées à angles droits, comme dans toutes les villes meïicaiies. La ville est entourée d'une muraille basse, imilile pour sa défense. Le moindre boulet pourrait y faire une brèche considérable. Les édifices publics sont lourds et d'architecture espagnole, mélange de granûtuT, de richesse et de raaovals çoùl. Pour désinfecter les niisseam d'oîi s'eihate une odeur nauséabonde, on y jette du chlorure de chaux; aussi les lûpikHes encombrent-ils moins les rues qu'autrefois. La quantité de ce genre de vautours est incroyable. Les ruisseaux, les terrasses des maisons, le toit des églises fourmillent de ces bidenx bipèdes. Leur physionomie est rei>ous&ante, leur plumai^e liigmbre, leur ofllce dégoûtant. Ils dévorent les immondices et les cadavres des autres animaux avec une voracité inouïe. La muitcipalité protège leur existence par une amende de 75 piastres infligée à (juiconque tue un zoiiilote.
» La populaHon est estimée à 12ÛQÛ âmes. La plupart parait sortir de rbôpital* ou semble avoir besoin d'y entrer ; on voit qu'elle babite la capitale du vomito. Cette maladie règne généralement du mois de mai ou
1. M, Micbd Chevalier, écoocmiât© français, siDdeD député et aénaleur. membre da rtnstitul, né à Limugea en 1300, mort en 1S79, a publié en lS3d f2 vûL iD-8") des Lettrés sur V Amérique du Nordt adressées au Journal des DébatrS pendant une missian partie tili ère dont M. Thiera l'avait ehar^è; eo 1840 (2 vol. ia.-4°), une Histoire et descHption des votes de cormïtiimcation aux États-Unis: en 18 ii (in-S*), i'hthme de Panama^ et un grand uumbre d'autrca éludes et travaux d'é*^onomîe pûliLiquû et sociale*
2. n Ce qui ma surprcnaiL le plus dans inea CQursea à travers la ville, c'étail » Tair maladir des habitants. U n'y a guiarz à la Vera-Cruz que les Indiens qui « soient bien portante . Tous lea Européens, et m âme beaacoap de Mexicains de » l'intérieur^ ont un visage liviâe et tine démarche lente comme des convales-
> cants. Touslea Français qaeje reneonUai me parurent des gens déjà morts et
> revenuâ sur la terre pour y mourir nnose&ando fois. Le climat de ce pays est 1 épouvantable. 11 lue comme uo poison des Borgia. Jamais je n'ai resseiiU une
> cbaleuT plus étoufTante, respiré un air plus lourd, plus malfai«.antqtje sur cette » plag« horrible, A Vera-CruE, riem ndtésisle au climaL Les fers sunt rongea en
MEXIDOE. 27i
juia jusqu'au mois d'oclabre. Avec des précautions on peut aborder et traverser Vera^-Crua toute Tannée, sans danger de Ja prendre. Le voraito n'est pas toujours morlel^ et ne revit; nt çlus une fyis qti on est ^ûéri. ti Sous les Espajçnols, Vera-Cruz était beaucoup plus considérable :
aajourd'hui 1 lie rie croit dans les mas. LaYille, édairée au gaz, eiil Ira-
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