III. GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE
Productions* — Minéraux : Mines d'or de Chontalès ou Tchontal, Matagalpa, Nouvelle-Ségovie (Nicaragua). — Végétaux : Sol fertile, mais agriculture arriérée; terrain propre aux céréales, au cacao, café, sucre, coton, tabac, indigo, vanille; fruits abondants; belles forêts de bois de construction et de teinture [acajou, ébéne, palissandre, bois de rose, etc.; caoutchouc, gomme, résines, baume, salsepareille, etc. La flore de Costa- Rica seule, d'après Polakowski, a fourni déjà 1 500 à 1800 espèces i.
Animaux; Bestiaux nombreux semblables à ceux d'Burope: Rrâce aux riches pâturages, ils se multiplient facilement. La faune est très variée.
Industrie, toujours peu active; les républiques reçoivent presque tout de l'étranger pour le vêtement, 1 ameublement, le matériel rural et industriel, même les objets d'alimentation.
Commerce. !<> Costa-ltica. Importation (1895), 8508000 pesos (à2'^22). Exportation, 11 509000 (café, sucre, cuirs, bois, minerais, etc.); mouvement des ports : entrés à Punta Arenas, 155 navires de 167 000 tonneaux; à Limon, 319 navires de 388000 tonneaux. Ckemius de fer, 258 kilom. — Télégraphes, 900 kilom. de lignes et 222 000 dépêches.
2o€inatômala. Importation [en 1897), 21 462 000 pcj^os; exportation, 19776 000 (2000 000 pour la part de l'Angleterre; 1200000 pour celle des Etats-Unis; 420000 pour celle delà France ; 720 000 pour celle de l'Allemagne). Mouvement des ports : 1215 navires de 1582000 tonneaux. — Chemins de fer, 542 kilom. de San-José à Escuintla et à Guatemala; cinq lignes en construction (de l'Allanlique au Paciliqne). — Tclégraphes, 4 000 kilomètres et 702000 dépêches.
3° Honduras. Exportation (1897), 2647000 pesos. — Importation, 3260000 (argent, belail, bananes, café), par les ports ouverts de Trujillo et Omoa (Atlantique); Amapala (Pacifique). — Chemins de fer (de Puerto-Cortez à San Pedro, 111 kilom.). — Tclégraphes, 2 900 kilomètres.
4» IVicarag^ua. Exportation (en 1897), 611533 liv. st.; imyortatioUf
1. « C'est à juste litre que ce beau pays se nomme Costa-Rica, la Côte-Riohe :
• le sceau d'une heureuse abondance est imprimé sur toute la contrée. Jamais » un mendiant n'y importlino l'étranger. On n'y connaît que deux ou trois n pauvres hères dont on vend les photographies, car ce sont de véritables curio- » sites pour les Costa-Ricences. Cette riante prospérité tient à ce que tous les » habitants possèdent au moins un lopin de terre, et que ce lopin produit ex-
• traordinairement à cause de Toi ulence du sol, et aussi des soins qu'on lui
• donne. » (Polakov/sky, ci lé dans Vivien de Saint- Martin, Dictionnaire.)
528384. Chemins de fer^ en exploitation en 1894, 143 kilomètres. Télégraphes, 2000 kilomètres.
50 ISalTador. ïmportaiim (1896), 13000000 de àoWiTS ; exportation^ 10 millions. Mouvement des ports : Entrés, 355 vapeurs et 47 voiliers. — Télégraphes (en 1893), 2903 kilom. de fils; 618000 dépêches.