CHAPITRE PREMIER
1^ RÉSUMÉ GÉOGRAPHIQUE I. GÉOGRAPHIE PHTSIQtJË.
Llmitea. — La république des EiaU-Unis de Colomtiej située au nordouest de rAméri<|iie du Sud, fut fondée en 18âl par Bolivar et ne forma qu'ua État avec Tf^quateur et le Venezuela, Son nom de NouMUe-Grenade^ qui a cessé d"ètre employé ofriciellemeot depuis IStJl, lui fut douné en 153S par le couquîstador Quesâdji, qui trouvait une ressemblance entre les euviroEB dâ Grenade et h haute plaine de Bugoia. Elle toucbe à Touest à h république de Cûsia-Rica; au nord^ elle est bornée par la mer des AnlUks; à l'est, la frontière est très indécise; elle traverse te territoire des jHtiiens Goajiros^ non civilisés, suit la Sierra de Feriia, et passe entre Pamplùna et Sun Crisiobal; ici la Colombie dispute ati Venezuela le pays eo ai pris entre le bas Meia^ TOrénogue, le Cassiquiare, et le Rio-Negra supérieur; et an Brésil le territoire compris entre le Rio-NegrOf le Japura à sa jonction avec rAmazone, le cours âtVAmazoM, le €ûïica et le Napo jusqu'au volcan do Cayambe. A l'ouest de la Cordillère^ du côte de l'Equateur, la frontière passe entre Ipiales et Titkajr, près du volcan da Chim^ et descend au nord- ou est vers le cûullnent du Rio- Mira et du San- Jitflïi, elle finit au RW'Matajs.
Situation aatranomique : 11° de lat. N, 3° de lat.S. et 75*-8â*»de long.O.
CliDat. *- Par sa vaste étendue, ses hauts plateaux, aes pics neigeux, Bes plaines marécageuses, la Colombie a tous le» c]injats| ta général, le clioiat est salnbre, sauf dans certaines régions de Tisthmej de Choco, de Bolivar et de Magdalena, souvent ravagées par la fièvre jaune :te«ipérature moyenne, -h 87^ sur le littoral de rAllanlique; + 25", 1^^ ou lO" sur lea plateaux; les neiges persiâtantes à4 60D inèires d'altitude.
Littoral, Uea. ~ Développement des cdtes: sascï kiiom. sur le Pacilîque etaioO sur l'AllanUque. Les golfes importants, sont ceux de Moniijo, Pariia, Panama, Sm-Miguel à l'ouest; San-Blas et Ckiriqui k l'est» Les lies sont €ûî£ia et Las Parlas sur la cÔte méridionale de l'istbme de Panama ; les archipels Sani^Andres et Frovidincia, dans la mer des Antilles.
Relief du soL — Trois réglons naturelles : celle des Andes, celle des UanoSj celle de VIsthmi, Les Andes Cùlùmbknne& sont la continuation des
Andes équatoriales. Sur le territoire Colombien, les Andes se divisent 'en trois hautes chaînes formant la bordure des hants plateaux que ravinent les cours d'eau, i» La première chaîne. Cordillère occidentale, brusquement interrompue au sud de la vallée du Patia^ au Cerro de Sotomavor (2610 m.) envoie ses chaînons latéraux vers le Pacifique, et porte les volcans de ChiUs (4 840 m.) de CumbalU 890 m.)« de Tuffuerree (4 000 m.) ; les massifs de San- Juan (3050 m.), de Tatama (3 000 m.), de Carananta (3100 m.); puis elle projette des contreforts vers le nord et le nord-est (Etats de Cauca et Bolivar), et s'abaisse brusquement vers l'Atlantique. — 2» La deuxième chaîne, Cordillère centrale, ou Cordillère des volcans, a une hauteur moyenne de 3000 m.; elle renferme les volcans de Bordondllo (8800 m.), le. Cerro de Fasto (4 600 m.) qui sert souvent à désigner le plateau ; le Paramo de las Papas (4400 m.], le Paramo del Buei (4 550 m.), le volcan àeSotara (4 580 m.); le pic AAguablanca (4 893 m.) et le volcan Puroce (4908 m.j. Puis elle s'abaisse au col aes Guanacas qui fait communiquer les vallées de la Magdalena et de la Cauca (3 518 m.), an col de Quindiu (3 485 m.); se relève aux nevados de Quindiu (5150 m.), aux volcans de Tolima (5616 m,), de la Mesa de Eerveo (5590 m.), s'abaisse et se bifurque en chaînons secondaires vers le nord. — 3» La troisième chaîne. Cordillère orientale^ détachée du mont de las Papas, a son point culminant an Nevado de Suma-Paz (4 820 m.), et se ramifie dans plusieurs sens à l'est et au nord, enfermant les plateaux de Bogota, de Fusagasuga. de Tunja, etc. La plus haute chaîne est la Sierra Nevada de Chita, chargée de neiges et de glaciers (5 983 m.]. Au nord, s'étend un grand plateau prolongé vers la mer des Antilles par la Sierra Parija. — A droite du oelta du Magdalena, s'élève le massif isolé de la Sierra Nevada de Santa-Marta, lie de montagnes entourée par les eaux et les terrains d'alluvions, quatre fois grande comme la Suisse, ayant des pics de glaces à 6000 mètres de hauteur. — Au nord-ouest, la Sierra de Baudo longe le Pacifique (moyenne 1 000) ; elle s'abaisse à 1 10 mètres dans l'isthme de Darien, à 90 aans l'isthme de Panama^ et ne se relève que sur la mer des Antilles, à 600 ou 800 mètres.
Cours d'eau. — Deux versants : Dans le Paeiflqne, les plus importantes rivières sont : le San-Juan, le Dagua, le Patia. — Dans l'Atlantique, les fleuves colombiens sont : VAtrato (700 kilom.) qui finit daus le golfe d'Uraba, le Magdalena (1800 kil.), navigable sur 1600 pour les barques et chalands, sur 1 000 pour les vapeurs, se termine par les deux bouches de Ato* Vtcjo et Ceniza; il reçoit plus de 500 rivières : principalement, à droite, le Bogota, le Sogamoso', le Rio-Cesar; à gauche, le fleuve Cauca, (1 350 kil.). L'isthme de Panama est arrosé par le Rio-Chagres. — La Colombie est encore arrosée par les affluents supérieurs de TOrénoque et de l'Amazone, qui parcourent les solitudes inexplorées des llanos, le Cagueta, le Guaviare, ou rio de Lesseps, le Meta, VArauca, et qui ont asséché les anciennes laguiie? des plateaux.