III. GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE
ProdactIolUi. — Minéraux : Les gisements métallifères abondent dans les Andes, mais le manq[ue de bras et la longueur des distances en ont jusqu'ici empêché l'exploitation sérieuse; les exportations de minerais et métaux précieux ne s'élevaient, en 1880, qu'à un million environ. Les districts métallifères {cuivre, fer, plomb, argent, or) sont limités aux provinces de Mendoza, San- Juan y Rioja, Catamarca, Cordova, San-Luis. — végétaux. — Céréales, vignes, fruits et légumes d'Europe; arbres forestiers des pays tempérés; arbres des pays chauds (palmier, bananier, goyavier, grenadier, pistachier, cacaoyer, caféier, olivier, oranger et V arbre à yerbamaté, d'où l'on tire une sorte de thé très recherchée dans les republiques de l'Amérique méridionale, canne à sucre, coton, tabac, — Animaux. La principale richesse du pays est dans les innombrables troupeaux répandus dans les pampas: en 1888, on comptait 70 millions de moutons; 22 millions d'animaux d'espèce bovine; 5 millions de chevaux. De là se tirent, presque exclusivement, les produits d'exportation : laines, peaux de bœuf, de cheval, de mouton, suifs, viande salée, crins, plumes d'autruche. Principaux animaux sauvages : lama, alpacaei vigogne, qui donnent une bonne laine; jaguar, chat-tigre, tapir, lièvre, cerf, tatou, serpents, lézards, iynane, etc.
Industrie : peu avancée; manufactures rares : l'industrie agricole et minière a seule quelque importance.
Commerce. — En 1894 : Importations, 93000000 de pesos; Exportations, 101000000. Part de V Angleterre (en 1894): 53500000 pesos; de la France, 29 millions; de la Belgique, 21 millions; de Vltalie, 11800 000;
1. En mors 1882, un décret a désigné la nouvelle capitale de la province de Buenos-Ayres. Située à 40 kilom. de Buenos-Ayres, cette ville porte le nom de la Plata. Elle fait des progrès étonnants : les étrangers y sont plus nombreux que les Argentins; les Italiens dominent. La Plata comptait déjà 05200 âmes en 1890.
AMÉRIQUE f)lT SUD.
de TE.^p/i'ïtte. 4 000 000; d« VÀnetm'ine, 22fi00 0[)0; *ht<. Etnh-TJnis, 15300 (}ûO; du Btéiil, 15S00 000, ete. Marine marotiaiide : «Q niivires au long cuurs := 95 000 tùoûes; minivj^metit «les porU (1f*94) : 11 600 aavires «n(rés = 6600000 iLHinesr tl 700 sorlis =6970 000 Innnes. — Cft«mws di fer en explaitation, en 1894 : 14 000 kilom. ; 2000 eit roni«tnto- *ioD. La \*U\i fiimeuse de ces lignes e>t fa li^iie IrarisaridiDe qiti ira d'un océan h rantre, de Umuos-Ayrea^ par Mercedes^ Ckuabitcù^ Juniu. Vilia^ Mircedts, S'm-LniSf la P«:, Mnaioza, Smta-Rom di lo» Andfs (Ctiili) à Valparaiso, — TVitSra/.ftes, en i89t : 16500 kiloni.; dépèilies» i milHoii. — Pûsies .-eipédilions en 189:], 122 millions par 1 4îi6 bureaux.
IV, NOTIONS STATISTiaUES.
Snperlloio : Avec la Patagonie. 27^9 400 kiiam. car., suivant TaEmaaacb de Gotha. — Poi»Dlation (1S93). 3 918000 hah. [4 par kîlom. car,). Ift«ftB et nationalités : environ 2 milliiJrt& rrArs:eQliT]s^ tàsus de la fusion des troia races indienne, européenne el africaine [dans le^ villes, gidce à rimimigration, damîne rélémenl curopéenK 600 000 immi^rants^ de naiionaliks amiJricaine, italieaae, esps^niole, rrançaîse, nnglaise, âuii^se, allemande, belge, danoise. En 1^89, rimniifçration !;'e«;l élevée à ^61000 personnes; eti 1R94, elle a été de 80 600, ainsi répartis : 37 600 îtidiens^ S 100 EsjfaqnijU^^ 105 Français, 500 .4wykfs, 516 S'uù.stfs. 5S0 Attfnc/iïe«a, 97i Alitifvind^, 300 Bdgn, 159 Partums, 1G2 [iauois.tim Juifs, 831 Américaine, 3132 Ri{ss«,s. Les Ualiens dominent, et les Génois onl presque le Tuonmiole du cabotage sur le Qeuve; puis viennent le? Banques; les 100000 famillei européennes domiriliAes dans h répnldique uni envoyé, en 1874, plus de 40 luiïlions d leurs parents de la naèie pairie, et fondé pins de ^0 colonies agricoles prospéras. L'éml^rritiun dans la république À tsi élevée, en 18Q4, à 4200O ]iersonnes. — Eialeetes : L'espagnol e^t b laugue principale, celle des alTaîres^ on pane aussi le fri»nraià et Tilaiien.
iDBtrnotion publique. — Ello est donnée dans 3l!l écoles éiémcn- I lires â 2n 5«K>0 mI< vi?^; dans U} lycées à 3710 élèves, â Cordova, Vleti- (ln?,a, ÏNciinKmJJatiimarca, lîuenos-Ayres, elc»; FenseiL^neinent suptirieur eA donné dans lesî Universiléa de Bueiios-Ayres, Cordova et la l*lata à 2IiOO éludianls (1896).
Jus ice, — Cour suprême fédérale : cinq tribunaus fédérani â Paruna, Cordova, Mendoza, Salia, Buenos-Ayrea. Dans les provinces sont des justices de paix, deilritiunauï de première instance et des cours de juslice.
Culte, — Liberté des cultes garantie; religion Câthulique génèraleiuent piofessétî; unarcbevèque â lîuf'nos-Ayres, trois évèques àCfirdwva, Cuyo, Salla ; budget des cultes. 263 OR© pesûi?. — Armée : Armée active et garde nationale: Tannée aclive comprend 2945 fantassins, 2571 cavahers, 7W artilleurs, 31 généraux, 1346 ofllciers; budget de la guerre, 8 million» de pesos. —Marine militaire : 48 navires, 1 canomnères, avec 225 canons; 2000 roriteîots* 900 ofllciers, 2 cbefs d'escadre; budget de la marine, 3 200 000 pesos. — Konnaies : Argent: pf«o futHt (piastre forte) =:5'',2o; or : le douàlon ^= 8l'f,65. — Poids et mesures : Le ^«^^ilai —k^ kilogr. 937; la fir^ia = i™,132; le te£f «a = 5916 mèlres: le tmril = 97 litres.— Budget annael : Recettes (en lf?91), 73150 00O pesos; Dépeuses, 67 881000. — Dette nationale, 458000000 de pesos» '1893)*
t. VoirA quelquoii définitions utiles p^aur réttido de» contrées Hiid-américaiaei. Le béuil »*étèrft dus lea rennm «ppeléea «âiancias; le terrAb «ipluilé