‹ L'AmériqueChapitre 91 sur 113 · I. P&turages préférés, de querer, aimer · texte numérisé non relu

I. P&turages préférés, de querer, aimer

AMÉniQUE DU SUD.

qu'ici. Un concours s'ouvrit à cet effet, en 1 8fi6, à Buenos-Ayres, et soixante-douze systèmes, dont ving-t-sept avec échantillons, y figurèrent; mais pas un ne fut jugé digne eu prix; pas un ne satistit Tceil, l'odorat et le goût tout ensemble. Pour combattre Vaiv atmosphérique, qui est Tagent de putréfaction le plus énergique, on a essayé de toutes les substauces; de l'huile comme les Romains, du miel comme les Scythes, de la graisse, dn vinaigre, de l'alcooL On a mt^me recouru au procédé Apperl, qui consiste à enfermer dans des boîtes hermétiquement fermées la substance à conserver, et ensuite à la plonger dans un bain-marie. Mais ce procédé, outre qu'il ne laissait pas à la viande son aspect naturel, était d'une application trop coûteuse, tandis que les autres, fort bien appropriés aux besoins limités d'une famille, ne suffisaient pas pour ta conservation de millions de boEiifs et la consommation de nations entières. En dernier lieu, on s'est arrêté à la conservation par le froid, sans eiuploi direct d'aucun réactif-, on a tenté de disposer h bord des navires construits tout exprès de grandes glacières et de transporter des bœufs entiers, pour les livrer aux boucheries européennes, tels qu'ils sortiraient des abattoirs américains, et l heureux voyage du Frigorifique (en 1878), semble bien indiquetr que la question est entrée dans la voie de sa solution délinitive K p

De FONTPEHTUIS.

{Jtntmat de* EcQnmmtet^ «eplejnbre IflSl.}

lia Pampa, ^- lie gaiaeiio.

« On s'imagine généralement que les patnpas sont de vastes déserls verdoyants où la nattire a pruLligoé des pâturages Ue lûQte sorte, les peuplant de roiuinantw et de chevaux qui vivent encore aQJonrd'hai à Tétat sauvage, et fournissent sans frais el sans travail de iiomljreux produits àriniiustrie bimiaine* Ces idées erronées, trop répandues,

1« ScientitîqiiemeEit, ce aey-i pas douteux, puiique les viandes trauaportéf» par le Friyot'tfyqut uot è(é Irouvètia Lrèn satne« et très mangeables* apré^^ on ■èjottr de c^ni ci^quaole joar» el plD? dans lûa calt^s du nnvire. Comm'-rcîalement et pmOqacnientt c'est autre cho^e; tes viindeaexpoftéeR à tlonaa ei à Parii* ei ^aï furent en elTiit k un prix de 50 •/» inrériear au prix du rnurcUé fraoi^aÎB, élateDl revenu* primitivemeot aux veod^urs à un prix «oit^érieur à celuî des produits iudiiçènoH, [V. Callot, iteirue menlifiquCi 6 septembre 1879, et Coutt» id,,7 mai, 9 juillet, ft août iSSI,)

seraient une source de déceptions pour celui qui, sur la foi de pareilles assertions, songerait à tenter l'élevage dans la pampa. L'animal sauvage, cheval, bête à corne, ou bête à laine, n'existe pas et n'a jamais existé dans TAmérique du Sud ; toutes les races que Ton y trouve aujourd'hui y ont été importées parles Espagnols à l'époque de la conquête de ce pays, et si elles se sont développées et multipliées dans des proportions considérables, ce n'est ni sans travail, ni sans longs efforts. Non seulement il a fallu à l'origine les acclimater * et les entourer de plus de soins qu'on ne l'eût fait en Europe, mais encore pour ainsi dire dompter la pampa ; l'animal lui-même à dû faire sortir du sol en le labourant avec son pied, les riches graminées, alors inconnues, dont il tire aujourd'hui sa nourriture. Le travail de la transformation du sol et de ses produits a été aussi lent et aussi coûteux qu'il est productif, et des générations entières d'animaux ont été sacrifiées pour préparer à leurs successeurs la vie paisible dont ils jouissent depuis dans ces régions. Ce travail est d'autant plus facile à étudier qu'après trois siècles il est loin d'être terminé, et qu'il reste encore à conquérir de la même manière dix-huit mille lieues carrées de pampas dans la seule province de Buenos-Ayres.

» Celui qui a traversé les mers et contemplé l'horizon de rOcéan calme a vu la pampa. Immense, sans limites, sans variété, à peine accidentée de quelques plis de terrain plus étendus que profonds, semblables à la longue vague de l'Atlantique, elle apparaît partout comme un désert de verdure ; même dans les endroits très peuplés d'animaux,

1. Les chevaux ont été acclimatés sur les rives du Parana par les conquistadores du seizième siècle. Ils se mulliplièrent dès cette époque dans la pampa avec une ra|idité extraordinaire ; malgré les maladies, les sécheresses, les guerres continuelles, qui en font d'effroyables consommations, — on compte que plus de quatre cent mille ont péri dans la guerre du Paraguay, — malgré les destructions opérées systématiquement par les éleveurs qui en utilisent la graisse, la peau, les os et les sabots, les chevaux de la Piata pourraient •uflire encore à tous les besoins d'une population dix fois plus considérable. Cette race, originaire de l'Andalousie, petite, aux jambes Ones, au cou court, assez semblable au cheval arabe, s'est fortiQée et endurcie dans la pampa : il n'est pas rare de trouver un cheval capable de fournir une course de 30 à 40 lieues par jour. La course faite, le gaucho desselle et lâche sa béte en toute liberté et ne s'en préoccupe pas; à elle de chercher sa nourriture et de se mettre en quête d'un puits ou d'une mare pour se désaltérer.

AMÉHTOUE DU SOD.

les troupeaux les plus oorul>reuK se voieiit à peine, ne réalisant eu rien l'idée du nombre inÛni que les statistiques ont laissée dans Tesprit du voyageur. Si vous sortez de Bueuos- Ayres, vous k trouvez à la porte, et vous la retrouverez encore toujours semblable h eÙe-môme à cinq cents lieues de là, sans arbres, sans fleures, sans montagnes, presque sans villa«,^es. Elle n'a diantre limite au sud que le détroit de Magellan, et à Touest la Cordillère ; mais la civilisation n*atleint pas là ; à cent vingt lieues au sud, à quatre-vingts lieues à l'ouest, la pampa est le domaine de rindien, luttant contre le colon pour lui dérober les trésors de son industrie et de son travail civilisaleurj en même temps que pour défendre contre M son désert inutile, sans produits et sans abri.

îï Les unions des Espaf^n ois et des Indiens produisirent un type nouveau, le gaucho. Né dans la pampa et formé par elle, le gaucho constitue une race à pari dans TensemMe de celles qui peuplent ces solitudes. Généraîemeot d'une taille élevée, le visage osseux et carré, bruni par Tair vif, les c lie veux noirs et durs comme ceux de Tlndien, il est par excellence le centaure moderne : honteux de loi, si par hasard il traverse à pied les rues d'une ville, il est éléïî;ant, digne d'attention quand B manie le clu-Vtd. 11 a de l'Espagnol la fierté de l'allure et la vanité, mais aussi la sobriété incroyable que le Maure a léguée à ses descendants; il abuse de Teau et vit de viandes sans pain, non qu'il le méprise, mais par horreur du IravaiL Gagner sa vie, son pain quotidien, lui semble des mots vides de sens ; par contre, le jeu est pour lui une passion assez folle pour qu*d joue jusqu'à son cheval et sVxpose à aller à pied, dernière des buraibations 1 Le jeu îe fait vivre, et son troupeau, s'il est assez fortuné pour en avoir un, fait vivre le jeu, Cepen* dant il y a des travaux qu'il aime ; ceux qui se font à cheval le passionnent, les grandes courses, les rodées % tous ceux où le lasso joue le rôle principal et aussi la besogne du

1. On comprend daoa rexpre^sioD inlraduisible de rodcoê tout le» travatLi dt Jâ ctunpAj^Qa qui te fûûl à cbevAl el dqL trait aux soiiit deft Irouitoaux.

saladero^ où, le couteau à la main, les pieds dans le sang, il tue, écorche, taille la viande, y trouvant une jouissance plutôt qu'un labeur. Là il ga^e facilement en quelques heures un salaire élevé qui le ferait riche, s'il savait économiser ; mais il est à peine payé que son cheval le conduit de lui-même à la pulperta. C'est elle qui remplace pour lui le clocher, le club, le journal, l'intérieur, qu'il ne connaît pas. Au milieu de la campagne, près d'une habitation, s'élève une chaumière ni plus simple, ni plus luxueuse que toute autre dans la pampa, un rancho comme tous les autres, couvert de chaume, aux murs i*adobe (brique crue), mais généralement de roseaux recouverts d'un récrépissage de boue et de bouse de vache ; il y pleut à peu près comme au dehors, le soleil n'y pénètre jamais, un air chaud et humide en est l'atmosphère permanente, le sol est de terre battue ; c'est la pulpena. Devant la porte, un rang de piquets de bois dur, le palenque^ où les chevaux des clients sont réunis ; le nouvel arrivé met pied à terre et laisse là son compagnon recevoir, sellé et bridé pendant des heures et même des journées, le soleil ou la pluie, pendant que lui va, suivant son expression naïve, « satisfaire ses vices » dansla/?w//?er2a.

» Les femmes ne vont pas à lapulperia^ et généralement restent à la maison, mais ne filent pas la laine, ayant aussi peu que les hommes le goût du travail ; faire bouillir de l'eau et sucer dans un tube de métal une infusion de thé du Paraguay, appelé maté^ du nom du récipient où il se prépare, est leur seule occupation. Le succès du pulpero est fait, on peut le dire, de la tristesse de l'habitation. Plantée seule au milieu de la plaine, comme une sorte de tente-abri provisoire, sans culture, sans arbres, sans rien qui dénote la présence d'un homme industrieux, elle est un lieu de tristesse par excellence : le délabrement qu'elle présente, la misère qu'elle exhale, l'oisiveté, la font plus vide encore, éloignent l'habitant ; négligeant même l'heure des repas et de la sieste, il s'enfuit au galop de son cheval et va chercher à deux ou trois lieues la pulperia. La famille surveillera le troupeau, mais ne fera rien pour améliorer cet intérieur. Le

AMË:ntQui<: du sud. 581

gaucho a femme et enfants ; rarement il a un état civil, rarement il est marié, faute de villages, de moyens de traasport^ suFlont par indifférence*. Le gouvernement ne fait rien ponr améliorer cette situation ; quant au f/aueho^ s'il est indifférent à des formalités qu'il comprend à peine, il respecte au moins les liens qu'il s'est créés et élève ses enfants, comme il a été élevé lui-môme, jusqu'à ce qu'ils puissent aller seuls à cheval. A trois ou quatre ans, ils savent se tenir en selle et essayer un galop sur un cheval bridé dVne simple corde passée dans la bouche ; à six ans, ils gardent les moutons, et oe craignent pas à dix ou douze de monter les chevaux les plus difficiles. Ils puisent dans cette éducation riiabitude de ne rien faire de leurs bras el reculeront toujours devant tout travail qui ne puisse se faire à cheval ; appliquant leur esprit inventif à substituer ce complaisant auxîUaire à eux-mêmes dans tous les efforts que les circonstances leur imposeront, sans autre instrument qu'un lasso attaché à une sangle fortement serrée autour du ventre du cheval, ils pourront exécuter tous les travaux de force, tï

Emile Daireaux^ Buenos-Ayres^ la Pampa et la Paiagome,

(Paria, 1877, is-lS, Haobelte.)

Etes imintgratits clîm» la ité|iuliii^ue Argentine.

La Républinue Areeutine en quelques années a vendu 7 692 OOOheclares et ilunne 4 39u 000 hectares «le san domaîne naiiomt, lenes de PampRf terres de Cbaco, terres de collines, de monlagnei de Patagonic. Les lerres aiasi aliénées sonl réparties dans toutes les fjruviitces, mais surtout dans celtes de S'âii-Juai], de Cordoba* de Itiieniiâ-AvreSi de Cata marea et de Satit3-Fé. Cesl là que se soûl établis en grand nombre tes i m nû cirants. Leiifà colonies îigdfdes, plus on moins |iro>pères, se livrent à raifrirtil ure, à la culture pastorale eià l'élève du bêlait. —On ne sanrait eoojparer pour le rendement les fertiles prairies dit Canada aux grandes el belles plaines delà Pampa; les preoiières exi>lent depuis des cenliîities d'année?, les secondes sont de forrnalimï réceule. « La » lerte vïer^^e de la Pampa^ abandonnée à elfe-méme» n'est fécunde que ï* par exception. Elle omtieut eu général, à la surfare, et seulement par » places^ une coucbe à peine perceptible d'iinnins, qai suffi I â UMurrir N foit mal des plantes d un orare inrériear, rudcs^ s^itivn^ei^ comme elle. m Le bèlail n'y trouve qu'tu aliment insuffîsant. — tl faut que ces terres » soient fumées pour que leur rerUJité se révèle. Si sur l:i Toi des lé-

» gendes et la réputation des terres vierges, rhomme leur demandait » une production de son choix, ii reconnaîtrait vite leur stérilité...

» A la iMata, celui qni entreprend la mise en valeur d'une zone de » terre vierge a pour premier soin d'y répandre nne troupe de ebevanz, m qui ont pour unique mission de fouler le sol. Après cette première » période les troupeaux de bœufs apparaissent. Alors commence, sous le » pied patient de ce promeneur impassible, la seconde façon de foule- I» ment et de fumure. Pendant ces longues années, le produit sera quel- » quefois bien mince. Ce n'est qu'alors que le sol aura été pendant assez » longtemps fumé et foulé, qu'il pourra se couvrir d'un épais tapis de » graminées, sans laisser voir entre les touffes ces larges places vides » qui caractérisent le sol vierge ou mal élaboré, et que le propriétaire » retrouvera quelquefois le prix de ses peines et les intérêts de son n capital. » (E. Dairbaux, la Vie et U$ mœurs à laPlata^ t. U, pag. 182 et suiv.. Pans, Hachette.)

Les Colons qui viennent chercher fortune dans la République Argentine appartiennent à une vingtaine de nationalités différentes : Italiens, Espagnols, Allemands, Suisses, Français, Portugais, Anglais, Belges, Polonais, Danois, Suédois, Brésiliens, etc. —L'immigration italienne est formidable, et représente dans le total 70 p. 100, l'esijagnole et la française environ 10 p. 100. Le gouvernement argentin s'est ému de cette afflnence d'étrangers appartenant à la même nation, et a tenté de Tendiguer. Mais parmi les étrangers qu'enrôlent les agences d'émigration et que les

{)aquebots déposent à Buenos-Ayres ou à Montevideo, à destination de a Pampa, rélément italien continue à dominer tous les autres.

« L'immigration suisse se dirige presque en totalité vers les colonies ; mais elle fournit une plus grande proportion de mauvais colons que la France et Tltalie. Cela tient à ce qu'elle se compose, en grande partie, de gens appartenant à la dernière classe de la société, n'ayant aucune notion d'agriculture, n'étant pas accoutumés aux rudes travaux des champs, ne connaissant ni le eliinat, ni la configuration d'un pays si ditïérent du leur; autant de causes qui les font tomber dans le découragement et la nostalgie au moindre contretemps. Les bonnes familles elles-mêmes, ayant quelque éducation et une certaine intelligence, aptes aux travaux agricoles, ont beaucoup de peine à se faire à ces nouvelles conditions; une fois acclimatées, elles s'attachent à leur concession, de telle sorte qu'elles ne tardent pas à y construire de bonnes maisons de pierre, les entourant de toutes les commodités pour les jouissances de la vie domestique.

» L'immigration italienne est presque exclusivement composée de Lombards et de Piémontais, infatigables au travail, ayant de bonnes mœurs et une sobriété reconnue. Dès leur installation, ils se mettent courageusement à l'œuvre pour gagner de l'argent et dégrever leur propriété territoriale. Nul mieux qu'eux ne sait tirer parti de la terre, mais ils se préoccupent peu d'embellir leur propriété. Arrivés à la fortune, ils n'en

AMÊRIOUE Btl SIjD.

habitent pas moîtis le rancho primitif^ s'alimentent de la même manière et mènent la môme vie que lorsqy'ilB g^agnaieot à peine leur subsistance. C'est là îa règle générale qui souffre pourtant de nombreuses et remarquables exceptions.

1» L'immigration française promet d'être un élément puissant pour Tagriculture. Elle fournit beaucoup de gens intelligents, et le colon français a la louable ambition de s'eniourer d'une certaine élégance et d'un bien-être qui va même jusqu'au confortable. Mieux que tout auti'ep il possède le don de convertir en ornements pour sa maison, son jardin, son potager, etc., jusqu*aux objets et aux ustensiles les plus grossiers et les plus rustiques ; il s'adonne particulièrement à la culture des arbres fruitie'S.

» Ll m migration basque ne sort guère de Buenos- Ayres, et rayonne tout au plus dans les villages peu éloignés de cette capitale. On rencontre très peu de Basques dans les colonies. Ces immigrants arrivent toujours avec un but arrêté à Tavance, attirés par leurs relations de parenté ou d'amitié, et ils y trouvent imméiliaternent un emploi dans certains métiers spéciaux qu'ils exploitent comme un monopole. Les Basques recbercbent les travaux t|ui exigent le plus de force et d'assiduité ; ils accaparent les emplois cîans lessaladeros, les briqueteries, conduisent les attelages de cbars à bœufs, etc. C'est la nationalité qui adopte le plus facilement les mœurs du pays et qui est le plus sympalbirjue aux babitants.

» LlmuTigi-atton allenmmie, qui a tant fait progresser la coloni^sation aux Etats-Unis, n'est représentée dans la Plata que par quelques colons du Wurtemberg, de la Hf'sse, du grand-ducbé de Bade, du Hanovre et du Mecklembourg. Comme les Suisses, ils s'babituent difficilement au pays, dont ils apprennent la langue avec peine; mais une fois acclimatés, il n'y a pas *1e meilleurs colons, ni d'agriculteurs plus intelligents*, » PeYKOUTOM de LAIlÉaAT*

{Revue maniitne et eotûniâle^ L*» 1S7ft-)

Le bîiion ie Hirsch, Yuubiat veoir en aide à aes cafeligînnti;»ires î§raé-

1. En ireolf'-trkMs »nj«, rémif^roUun européenne a fourni ISSfliOOO per- ■oiine« à Ift llépttlitique ArgeaUno (1857-lSt>Ô)* Cetlo nmi^ratioD eni tincore bien liiuïtlû (M */•) ^i nn la coinpare à celle du TAuittralJe (TO"/») et a ccII«i d^ Etai^^-Uuis (79*^/»). \j& ^'ouvernenitnt ofi're pourlaiit aui iiiiniiiKranU de grandi avanln;?e!«; Il p^iyelunrB frai* de lravor*É€5 et les iustallo graLiileuienl, fcratJOe do iCO he'tnru« de terre l«« cent prcoûùres familles, les cède am aulrea à 10 rrRaRft rUecl^re, payables par dixième, avaooe à tous une annè<ï de vivres, avec Icf l:H*tAiL !q« e«m6Di3'ei, 1 argent aèi^es^aire à la constructiun d'uu fiçite, t^ tout ju-iqiiVi Qmitiurmiice dfl &0OO frarn^s payables par cinquièmes au bu al do I* troiflièrtie année ^l'ûr.tiupatJOQ^

lites de Russie, que les lois excluent de certaiues campagnes et mettent en interdit dans certaines villes de la frontière du sud et de l'ouest, a fondé une Société dans le but de transporter les immifcrants juifs dans un pays neuf et de leur fournir les moyens d'y constituer des colonies agricoles. La Société a son siège à Londres et possède un capital de 50 millions, divisés en 1000 actions, dont le baron a souscrit à lui seul 993. Le capital est à fonds perdus, et les bénéfices doivent, s'il y a lieu, venir augmenter le capital et favoriser rémigralion.

De vasies territoires furent achetés dans difTérentes provinces de la République Argentine pour fonder des colonies Juives. Sur les concessions on bâtit des maisons, des magasins, des hangars; le sol est partagé entre les familles par les colons eux-mêmes, sous la surveillance des mandataires de la Société.

Les lots sont ensuite défrichés et ensemencés. — L'Association donne à chaque famille 75 hectares de terre, 8 à 12 bœufs, 2 charrues, 2 herses. Elle nourrit chaque colon jusqu'à ce qu'il puisse se suffire à lui-même. On ne prélève sur ses produits une part qu après la deuxième année, au profit de TAssociation, jusqu'à complet amortissement de la somme avancée. A la fin de 1S93, les! colonies juives comprenaient 2683 colons possédant 23 lieues carrées mises en culture (De Brugièrk, Bull, dt la Soc. de Géogr. commer.y 1894.)

lien foiiriiils et les saalerelleii de la Plata.

Les deux grands fléaux de l'agriculture argentine, les deux principaux obstacles au déveloiipeinent des entreprises agricoles sont les lourmis et les sauterelles. Les variétés de fourmis sont innombrables; la plus redoutable est la fourmi chargeuse {hormiga cargadora)^ ainsi nommée des fardeaux qu'elle porte. Noire, grosse trois fois comme notre petite fourmi d'Europe, munie d'une paire de pinces très fortes et très tranchantes, elle creuse ses demeures dans les terrains solides, souvent à plusieurs mètres de profondeur; sous les rues, sous les cours, dans les fondements des maisons de Buenos-Ayres et de Montevideo se cachent de nombreuses fourmilières. La nuit, les longues colonnes de ces insectes sortent et ravagent toutes les plantes des jardins et des cours, les potagers et vergers, les farines, grains, sucre, et surtout les plantes délicates.

« On a beau mettre le pied des caisses dans des vases pleins

» d'eau, elles s'y construisent des ponts avec des brins de

» paille, des grains de poussière, et finissent toujours par

» arriver à leurs fins Rien de plus curieux que de les voir

» travailler : pendant que les unes, montées dans les arbres,

» coupent les pétioles des feuilles qui tombent comme neige,

» d'autres, répandues sur le sol, les découpent en petits

» morceaux que d'autres encore saisissent dans leurs pinces

» et portent au domicile commun. La colonne s'avance à pas

» précipités, conduite par ses chefs qui ont le double de la

» taille des fourmis ordinaires; chacune porte un brin de

» feuille, souvent plus grand qu'elle, dans ses pinces, et

» lorsque le fardeau est trop lourd, deux s'y mettent. On dirait

un petit ruisseau vert qui s'écoule, car la couleur oaire de la fourmi disparaît sous le fragment de verdure qui la couvre. Sur les lianes de la colonne, des inspecteurs se pro-

mèoentet semblent veiller au bon ordre Tous les débris

végétaux sont portés par cent chemins divers qui sillonnent w en tous sens la prairie, jusqu*à la fourmilière centrale, cliefp d'oBuvre d'indu strie et de patience où s*abntent des millions de fourmis. Cotte fourmilière occupe quelquefois Fespace de plusieurs mètres carrés^ sans compter les galeries voisines creusées dans la terre» les routes souterraines^ qiii conduisent à des centaines de mètres» Un pareil travail, relativement auK proportions de Tinset^te qui Ta produit, dépasse tout ce que les œuvres humaines ont fait de plus grandiose, et dont la grande muraille de la Chine peut seule To donner une idée. Il ne s'explique que par lacontinuiti^ d*un » labeur qui ne s'arrête ni jour, ni nuit, et par Timmense » reproduction de la colonie, » Maron oe Moussy,

Les ravages de ïa fourrai noire soût surtout rf^doiitables aux eoviroas de Biienos-Ayres, de Montevideo, dans rEatre-Riûs, â Sa nia- Fé et au Brésil. Du combat leiléaci ea entourant de fossés et en noyant ânQ^ Ttiati ïes nids qu'on peut découvrir; ou eu insufllant dans les longues galeries des foiiimilières de la vapeur de soufre. Mais souvent une partie de la fourmilière échappe au poison, et ouvre un peu pins luia de ooiveaux souterrains. Au Paraguay et au Brésil, on a imaginé un ÉUilre moyen ingémeui pour en piirg' r le sol : c^est d oppaser à la foumii ooire la Tourmï tmgti (hormign sHbanma)^ eiiemifi acharnée de la première, et inoJTensive poorles végétaux. Si lesTourmis rouges Femporlent par le nombre, les noires quiltent la place, non sans avoir livré de furieux coutljLUs-

Maia le p^re des Héfluï est k sauterelle, et contre elle il n'e^t presffue

fias de remède. Elle ressemble au criquet de Tauciei] conlirient, a, cniiime ui, 5 ou 6 centimèLres de l*m*, w la lé<e verte ou brune, Ironquée en » avant, les ©lu'Nbules d'un noir bleu, le corselel brun ou verdMre, w comprimé >ur les flancs, les élylres brun-rlair marbrés de noir, les »» ailes transparentes et d*une leinle verdâtre, te& cuisses grosses » et cbarnues, hirbetées de noir, et les pâlies roogeàtreii ». On lui donne le nom de siiUona (sauteuse) qn^uà elle n'a pas encore ses ailes et qu'elle rampe sur le sol jusnu'â ce i|i»el]e puisse s'envoler; qujiud elle vole, elle est appelée U \jQlaiora. Leur |joint de départ paraît être, tantôt le massif de Cardovai et tantôt le désert du Chaco; de là elles rayonnent, sur le reste du pays, évitant d'ordinaire les eidroite boisés et s'a battant de préférence sur le^ plaines.

« On se fait dirricilemenl une idée de rimmense quantité de ces insectes; si par hasard on en rencontre une colonne sur un terrain sec et uni, on dirait une rivière verte couvrant une roule; si un coors d'eau se trouve sur leur passage, elles le frîincliissent en s'accrocbant les nnes aux

586 LëCTUHKS et analyses de GEOGRAPHIE.

autres. En vain les poissons, les oiseaux en détruisent un nombre incroyable ; la multitude n'en parait pas diminuée un instant, et les cadavres des unes servent de ponts à celles qui suivent. Des témoins oculaires nous ont affirmé les avoir vues traverser ainsi Ténorme fleuve Parana. La saltona est cependant plus facile à détruire que la voladora, car on peut diriger ses colonnes dans des fossés où on les enterre, les brûler avec de la paille enflammée, les arroser d'eau bouillante, les conduire en les frappant doucement avec des branches d'arbres vers un terrain plat et uni, où on les écrase. On en préserve les arbres fruitiers en frottant le tronc avec de la craie ou en les enveloppant de laine. Comme elles marchent difBcilement sur les corps polis, on entoure d'une bande de crépissage à la chaux, large de 0"',20 à 0"*,25, les murailles des jardins, et l'on pousse, si l'on peut, la colonne ailleurs ; car ces animaux semblent se diriger instinctivement droit devant eux. le plus souvent de l'ouest à l'est, toujours par groupes. Une sauterelle plus grande, quelquefois une voladora^ leur sert de guide; la colonne marche en rang, comme celle de la fourmi procèssionaria^ et semble obéir à des ordres que leur conmiuniquent des chefs qui courent sur les flancs.

» A tout âge de leur vie, les sauterelles mangent

énormément; mais une fois munies de leurs ailes, elles dévorent au quadruple. On entend de loin le bruit de leurs mâchoires qui tranchent les parties les plus dures des végétaux; non seulement elles mangent les tiges des jeunes arbres, mais elles attaquent même Técorce. Leurs excréments souillent la terre d'une sorte de pluie noire de mauvaise odeur. Une fois l'endroit où elles se sont posées dévasté, elles se lèvent toutes ensemble et vont plus loin raser le sol. Elles ne reviennent presque jamais sur leurs pas; de sorte, que si l'on est parvenu, à force de soins, à préserver un jardin, un terrain pendant tout le passage d'une colonne, on n'a plus à craindre de les voir envahir

» Pendant qu'elles sont occupées à paître, les oiseaux,

les reptiles en font une immense destruction; mais il n'y

paraît nulîeniRîit. Les poules et les oiaeaux de basse-cour en sont forl avMes. Cette nourriture communique mornentam'îment à la chair de ces oiseaux on oiaavais ^oùt, et les œufs inômes des poules ne valent rien alore.-... Il est dîFficile d'expliquer pourquoi les sauterelles paraissent une année et pas Tautre ; pourquoi elles vont cette fois dans un sens, et Tantre fois dans m\ sens contraire; pourquoi enfin, lorsqu'elles ont déposé leurs œufs, on n'a pas toujours une invasion au nu^sme endroit Tannée suivante. Rien de capricieux comme la naissance et la marche de ces insectes, qui semblent n;iître dans les endroits déserts pour venir tout à coup envahir les lieux peuplés. Ainsi Ton ne voit point d ordinaire la sauterelle se développer; elle arrive déjà grande, et commence ainsi, de proche en proche, ses ravages, marchant toujours en avant, et n'abandonnant le pays que lorsqu'il n'y a plus rien à dévorer, n

Docteur Maritw de Motissv * , Description de la Confédération argentine,

(3 vol. in-8«, t. l'\ iS*ll-6î*, Didol.)

Comme remèdes ou palliatifs, on s'ingénie à détruire les œufs^ qui d'ailleurs se perdent pour la plupart d'eux-mêmes, sans quoi le pays serait inhabibihle; on essaie d'ell'rayer les sauterelles au moyen de gi-ands feus et d'fpaisses fumées, en jetant clusahle en Tair, en faisant du vacarme sur leur |>assage. Mais les essaims se renouvellent avec une telle ahondaiiee, que la patience et les tupces humaines s'épuisent devatit le tléau. Le sol est d'ailleurs d'une sî merveilleuse fertilité, que la végétalion reprend avec vig^ueur après le passage des sauterelles; mais lu perte des fruits est irré[mrable, La vraie manière d'extirper le Uéau, ce serait de faire disparaître le désert dont

1. M< Jf^aD-Aolanin -Victor MarLia de Maiiii»y, yayA^ttar et médecin frAnçji&ii, né à Muûftay-la Vieax (Seina-et-Marn*)), lo id jgin 1810. mort à Bnurg la-Hcine le iS m&r» 1S69, a^ pcndjiQli un sèjrxir ée dix-huit naa (liâQ-lâ57) dan» Je basièiD de la PJttta, exploré dao» ttjoa les wsaa la Républiqtte ariçentlne. Son priocipaJ: ouvrage, publié ca 1S&1-I869, est le résultat de biss laborieu§ea raoberchet. Aux Imia volume'!!! cmt jouit un magriiflqfie «tba cumnodiQ de Lrento plancher et précédé de notic&a dant M. BaovFut^ pend&at la inalatlioi ei nprèe la uiorl de M. de MouMyi a dingt et acàeirô Lk piiblicatioD.

la sauterelle est la fille; et, pour que le désert disparaisse, il faut que la république compte 20 ou 25 millions d'habitants de plus*.

20 B[BLIOGRAPHIE République Argentine.

Arcos (Santiago). La Plata, étude historique. — (Pnrîs, 1865, in-18.) Beck-Bernard (M">* Lina). Le Rio-Parana. — (Paris, 18Ô4, in-18, Orassart.) Beck-Bernard. La République Arqentine. — (Berne, 1875, in-18.) BiANCONi. La République Argentine, — (Carte commerciale avec texte,

Paria, 1887, in-4«.) BoucARUT. Nangntion dans le Rio de la Plata. — (Paris, 1857, in-8«.) BuRMEiaiER. Descr. phyn. de la Rép. Argentine. — (Paria, 1876, 3 vol. in-8».) Cai.vo (Carlos). Lettres sur l'émig. italienne à la Plata, — (Paris, 1877, in-8».) Child. 7*Ae Spanish American republie. — (London, 1891). Crawford. Across the Pampas and the Andes. — (London, 1884.) Daireaux (Emile). Buenos-Ayres^ la Pampa et la Patagonie. — (Paris, in-18,

1877.) — La vie et les mœurs de la Plata. — (8 vol. in-8», 1888, Hachette.) DoMiNouEZ. ffistoria Argentfna. — (Buenos-Ayres, in-8», 1878.) P'ONTPERTUis (Ad. de]. Les Etats latins de F Amérique. — (Paris, 1882, in-18.) GuiLAiNE. La République Argentine. — (Paris, in-»».) Graty (A. M. du]. La confédération Argentine. — (Bruxelles, 1865, in-8».) Hadpield. Brazil and the River Plate, — (London, in-8", 1877.] Jacques. Excursion au Rio Salado et dans Chaco. — (Paris, 1857, in-8».) JouBERT (Aug.j. Par delà l'Océan. — (Paris, 1875, in-12, Dupont.) Jordan. The Argentine Republic.— (Edimbourg, 1878.) Latham. The states of the River Plata. — (In-8», London, 1868.) Le Long (John). La République Argentine. — (Bordeaux, 1876, in-8«.) Le Long (J.)- Les pampas de la République Argentine. — (Paris, 1878, in-8».^ Marmier (Xavier). Lettres sur V Amérique. — (Paris, 1881,2 vol. in-18, Pion.) Mahtin de Moussy(D.). Description de la con^dération Argentine. — (Paris,

1860-1869, 3 vol. in-8'», avec allas Didot.) — De l'industrie italienne dans le

bassin de la Plata à l'époque de la découverte. — (Paris, 1886,in-8«.) Ma!«tinez. Le Presupesto Nacional. — (Buenos-Ayres, 1890.) MuLHALL. Handbookofthe River Plata. — (London, in-8», 1865.) MuLHALL (Mrs). Between the Amazon and the Andes. — (London, 188i.) Napp. The Argentine Republic. — (Buenos-Ayres, 1876.) Paz-Soldan. Oeof/rafia Argentina. — (Buenos-Ayres, 1885.) PoucEL. Essai d'une monog. du Rio de la Plnta. — (Marseille, 1868, in-8«.) PoucEY (B.). Lea otages de Durazno. — (Marseille, 1864, in-8''.) Ras«5e (baron Henry de). La Plata, récits^ souvenirs.— (Paris, 1876, in-8».) RuMBOi.D. The Great Silver river. — (London, 1888.)

ScHNKPP (D'). Mission scientifique dans l'Amérique du Sud. — (Paris, 1864.) Turner. Argentina and the Argentines. — (London, 1892.) Vincent. Round and About South America. — (New-York, 1890.) ViRorLio. Délie migrazioni transatlantiche degli Italian. — (Genova, 1868.) X***. La confédér. argent, à l' Expos, unio. de 1867. — (Paris, 1867, in-8».) Zeballos. Descripcion amena de la Repub. Argentina. — (2 vol.)

1. L'immisrration dans la République Argentine a compté de 1857 à 1880, 375000 individu^ ; et. de 1881 à 1890, 1 116000. Les Italiens continuent à fournir les plus gros contingents. On évaluait à 366 0001e nombre des Italiens immigrants en huit ans (1881-1888), et dans le mèm'e temps celui des Espagnols à 78 000, celui des Français à 50000. Sur les 10000 Suisses, une bonne partie était de nationalité française ou italienne; une moitié des 6 000 Belges était d'origine française, et la majorité des 12000 Autrichiens venait du Tyrol italien.

Abers. Argentinp.^ Patngonian and Chilian Sketches. — {Londres, 1893.) Barbier (Gh.). l^a. République Argentine. — {Beove géogr. intem., 1877.) Beck (E.). L'Estancia de Santa-Rosa. — {Rev. des Deux-Mondes^ 15nov. 1864.) Belly (Félix). Le Rio de laPlata et la République Argentine. — {Journal des

écono7nisies, juillet 1874.) Bovio. Geogr. de la Republ. Argentina. — (Buenos-Ayres, 1888 ) Charnay {!).). A travers la Pampa et la Cordillère. — (Tour du Monde ^1817,

2* sem.) — A travers la Pampa. — (Bull, de la Soc. de géogr. ^ janvier 1877.) Daireaux (E.). Industries pastorales dans les pampas. — (lieoue des Deua>

Mondes^ janvier 1875.)— La République Argentine. (Paris, 1889.) Daireaux (E.). Les conflits de la République Argentine et du Brésil. —

{Revue deft Dpux-Mondes^ 15 octobre 1875.) De Fontpertuis (A.-F.). La Républ. Argentine. — {Econ. français, 1876,

1877, 1878.) DucLouT. Mapa de la Rep. Argentina, au 1/4000000 (1888). Ebelot (A.). Expédition au Rio-Negro; scènes des pampas, etc. — {Revue des

Deux-Mondes, 15 juillet 1877, 1" mars 1879, i" mai, 15 juillet, 1" août 1880.) Gay ( D"^). Le Rio de la Plata. — {Bull, de la Soc. de géogr. de Lyon, 1876, 1. 1. j George. La République Argentine. — {Bull, de la Soc. de géog. dC Anvers, 1894.) Greger. Die Republik Argentina. — (Bàle, 1883.) Inst. géogr. Argentin. Atla^ de la République Argentine (1888). Jeudy. Voy. à la Républ. Argentine. — {Rev. de géogr., 1877, n"» 10, 11, 12.) Latzina. Geogr. de la Republ, Argentina. — (Buenos-Ayres, 1888.) Latzina. Diccionario geogr. Argentina. — (Buenos-Ayres, 1891.) Levey. a ffandy Guide to the River Plata. — (Londres, 1890.) LopEz. Hist. de la Republica Argentina. — (Buenos-Ayres, 1883, 8 toI.) Mapa Geogr. de la Republ. Argentina, au 1/èOOOOOO (1883) Martin de Moussy (D'). Des communications entre la République Argentine

et le Chili par les Andes. — {Bulletin de la Société de géographie, octobre 1864.) MoDRiCH. Republica Argentina. — (Milan, 1890.) Pevrouton de Ladebat. Les colonies agricoles de la République Argentine,

— {Revue maritime, 1876.) PoucEL (B.). La province de Catamarca, — {Bull, de la Soc. de géogr., 1864.) RÉCOURT (A.). De Copiapo à Famatina.— {B. de la Soc. de géogr., avr. 1868.) RiBOURT. — Situation écon. de la Rép. Argentine en 1875. — {Rev. mar., 1876.) ScHATZMANN. Lc chcmin de fer transandin. — (Paris, in-8», 1893.) Vaillant (A.). Le commerce dans le Rio de la Plata aux seizième, dixseptième, dix- huitième siècles. — (Journal des économistes, février 1878.) Vernouillet. Sur les animaux et les végétaux de la République Argentine,

(Bulletin de la Société d'acclimatation, octobre 1865.)

Patagonie et îles du Sud.

Daireaux (E.). Buenos-Ayres, la Pampa, la Patagonie. — (Paris, 1877, in-8«, Hachette.)

Darwin (Gh.). Voyage d^un naturaliste autour du monde. — (Paris, 1875, in-S«.)

HuDSON. Idle Days in Patagonia. — (London.)

Mahon (a.). La Nouvelle- France , histoire pittoresque et philosophique du royaume d'Araucanie. — (Paris, 1874, in-l8, Lachaud.)

Pertuiset. Expédition Pertuiset à la Terre de Feu. — (Paris, 1874, in-S», Kugelmann.)

Sulivan (B.-J.). Iles Malouines ou Falkland, — (Paris, 1869, in-8«.)

ToNWENS (de). L'Araucanie. — (Bordeaux, 1878, in-16, Féret.)

590 LECTURES KT ANALYSKS DK GÉOOnAPIUK.

KoncT (L. V.). Territoire et colonisation de Magellan. — {Bulletin de la Société de géographie, juin 187t.)

Faraud (R. P.). Les if es Fallcland. — [Missions catholiques, Lyon, 1876.)

GuiNAHD (H.). Trois ans de captivité chez les Patagons. — {Tour du Monde 1861. — Paris, in-lS, 1863.)

Marguin. La Terre de Feu. — {Bulletin de la Société de géographie^ nov«>mbre 1875.)

N***. La Tfrre de Feu et ses habitants. — {Missions évangéliques, août 1876.)

Rochas (V. de). Journal d'un voyageur au détroit de Magellan et en Patagonie. — f Tour du Monde, 1861.)

Semallé (H. de). Rapport sur le voyage de Cox en Patagonie. — {Bulletin de la Société de géographie, juillet 1869.)

Wyso (L. N. B ). De Mohtcvideo à \ olparaisOy par le détroit de Magellan. — {lintletin de la Société di' i/éogrtiphie de l^you^ 1S77.)

X***. Voyage du docteur Berg eu Patagonie. — {Itevue scientifique, 1876, t. X.)

Page 1