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IV. NOTIONS STATISTIQUES

Superficie. — 7.-)3216 kilom. car. (depuis les traités de 1884). — Population : 2 963000 habitants (3 hab. environ par kilom. carré); la race blanche domine, espagnole par la langue et la constitution physiqne; les tribus indigènes dites Moluches, ou Araucans, ont été exterminées, absorbées ou refoulées dans le sud; on compte environ 50 000 Indiens, et 87 000 individus d'origine étrangère (7 000 Allemands surtout cultivateurs

1. Le port de la Nouvdle-Bxlbao ou Puerto-Constitucion (Chili), établi à Pemboucbure du Maule, est flanqué de rochers gigantesques, de formes variées et bizarres; les uns ])art:ils à des cubes, les autres à des pyramides. Aune demi-lieue de la ville, un de ces énormes rocs est traversé de part en part par une sorte de canal ou de galoric naturelle dont rélévalion dépa.'^se de beaacoap la taille d'un homme. Les habitants ont donné à cette ouverture le nom do Piedra d<^ /(/h\<iin ^piorre d'éj,'lisp), parce que, suivant une tradition locale, la mes-^e fui jadis ct'lébrée sous le plafond naturel de la galerie. {Magasin pittoresque, janvier 18ô9.)

et mineurs S 5300 Anglais, 4200 Français, 4200 Italiens, 2500 Espa-

Sols, 1000 Américains, 1000 Yankees, 1300 Suisses, 1200 Chinois. ^ Btrnotion pabllqae : Chaque province a son lycée; les cours supérieurs sont suivis par plus de 5000 élèves. 11 y a 1321 écoles élémentaires fréquentées par 109000 enfants des deux sexes; 411 écoles privées, ayant 18000 élèves. Santiago a une université célèbre pour l'enseijînement supérieur; budget de l'instruction publique, 8 millions. — Justice : cours suprême à Santiago; cinq cours d'appel à Santiago, Concepcion, Serena, Talca, Tacna ; un juge par district; magistrats inamovibles. — Coites : La religion catholique est celle de l'Etat; archevêque à Santia^^o : évèques à Serena, Concepcion, Ancud. — Armée : Armée permanente ou active, 6671 hommes de toutes armes, garde nationale ou milice (4200 hommes d'infanterie et 9000 d'artillerie). — Marine militaire : 9 navires à hélice avec 82 canons, 5 bâtiments à vapeur, avec 1900 marins et artilleurs de marine. — Monnaies : L'unité est le peso = 5 fr., divisé en 100 renîavo$ (en argent): le condor (pièce d'or) ■=■ 10 pesos; le doblone = 5 pesos; l'escudo = 2 pesos. — Poids et mesures: Svstème métrique établi depuis le 1»' janvier 1848. — Budget annnel (1896) : recettes, 162591000 pesos (à 1^,91); dépenses^ 115401000 pesos ; deHe nationale, 263210000 pesos.

2<» EXTRAITS ET ANALYSES Talparaiso *•

« Quand nous fûmes à l'entrée de la baie demî-circulaîre de Valparaiso, notre regard interrogea la côte, puis les hauteurs, cherciiant avec avidité une végétation absente. Au sud,

1. Les provinces de Valdivia et de Llanqnihue, comprises dans la zone demiindépendante de l'Araucanie, renferment un nombre assez considérable de colons allemands. Les premiers fnrent attirés de la Hesse, vers 1850, par un ingénieur allemand au service du Chili, Bernhard Philippi. Huit ans plus tard, cette région renfermait environ 2 800 individus de race allemande. Le pays est très favorable à la colonisation ; les fortes chaleurs de l'été, les rigueurs excès» sives de 1 hiver y sont inconnues; les fauves dangereux y sont rares; les indigènes bienveillants, serviables et sans défiance à l'égard des étrangers. Les immigrants allemands ont établi leurs principaux settlements au bord du lac Llanquiluie; ils ont défriché le sol, bâti des fermes, ensemencé le sol, planté des jardins et des vergers. Us se sont fait aider par les Indiens et les métis espagnols. Toutefois, en dépit de la beauté du climat, du rendement des terres et de la sécurité de la contrée, le courant d'immigration a diminué dans les dernières années, et on s'efforce de détourner vers l'Araucanie une partie des colons qui, chaque année, quittent par milliers Hambourg, Brème et Anvers et se dirigent vers le Grand-Ouest américain.

2. \alle Paraiso signifie, suivant les uns, vallée du Paradis ; suivant les autres, vain Paradis ( Velde paraiso). Si l'on en croit M. Max Radiguet, cette dernière étymologie serait la bonne. C'est aussi l'opinion de M. Simonin qui écrit: « Valparaiso, la vallée du Paradis, ainsi nommée par antiphrase, car on ne voit autour du port que des rocs dénudés. » {Bull, de ta boc. de géog,, février 1876.)

AMEKlyiJE BU SUD* 595

des falaises sortaient perpendiculaireîTient de la mer ; à Test, une cliaîne de collines pelées s*éloignait graduellement du rivap:e en incIiiKtni vers le nord-ouest sa croupe onduleuse et monotone; plus loin, dans la même direcLion, derrière un amphilliéâLre de mon lacunes, la Cordillère des Andes dressait vers le ciel un enLassement de pics neigeux. Des cactus, des arbrisseaux épineux, grôles, disgraciés, qui semblaient croître à regret, mouchetaient de leur vert

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