AUBIN, Mémoire sur la peinture didactique
2. Le comte de Charency, Etudes algiques, /ournal de la Société des Américanistes de Paris, 1993, p. 53.
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Peut-être retrouverions-nous quelque chose de ce vieux langage si nous pouvions enfin parvenir à lire les inscriptions gravées sur les plus anciens monuments de l'Amérique préhistorique, ou qui nous paraissent tels. Malheureusement, il manquera toujours à l’archéologue américain sa pierre de Rosette, secours inespéré qui nous a livré la clef des inscriptions pharaoniques.
Je ne suis pas loin de croire que l’orientaliste, versé dans la connaissance des plus anciens idiomes des contrées originairement habitées par les Kouschites, familier avec la lecture de l’épigraphie assyrienne, égyptienne, phénicienne, punique, etc., serait peut-être le savant le mieux qualifié pour réussir à déchiffrer les katuns mayas et autres écritures hiéroglyphiques de l'Amérique centrale. Il en est peut-être de cette vieille langue et de ces inscriptions comme du genre des monuments, de la genèse des idées religieuses et sociales des peuples civilisés de l'Amérique préhistorique, qui nous sont expliqués par les découvertes et les études des antiquités orientales.