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Fig. 25.—Idole monol
plaçant sur les débris d’un trône au pied de l'escalier dont il vient d’être parlé, il me semblait, tant les dispositions de l’ensemble m’étaient devenues familières, que je pouvais, sans un grand effort d'imagination, écarter le voile qui me cachait le passé, et reconstituer dans sa forme première tout l'édifice maintenant en ruines.
« De la position que j’occupais, j'apercevais la plaza tout entière, avec ses monuments et ses pyramides couronnés de temples. Le pavé uni et cimenté était là, droit devant moi, et se continuait, du côté de l’ouest, jusqu’à une rangée de terrasses qui le borne dans cette direction, laissant à découvert .a vue des montagnes au delà de la vallée... Mon esprit, en présence de ces ruines solitaires et de ce silence de la nature, évoquant la mémoire des temps passés, revoyait tout un long cortège de géné. rations qui avaient autrefois animé ces lieux. Et cette évocation était plus qu’un simple jeu de l’imagination. Cette plaza, n’en doutons point, a été témoin de scènes imposantes et de plus d’un bruyant spectacle. Des prêtres en procession et accomplissant des rites solennels, ont gravi les degrés de ces escaliers sculptés où je suis en ce moment !,.. La
1. Les prêtres Babyloniens guidaient de longues processions sur les degrés des pyramides, sur le sommet desquelles ils faisaient leurs offrandes au Soleil. Les prêtres de l'Egypte prési-
| daient également à de semblables processions qui défilaient entre
| deux rangées de sphinx jusqu'à l’entrée des temples.
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retrouvant dans un tel endroit et la contemplant dans son aspect actuel, au milieu du charme mélancolique du désert, j'étais pénétré d’admiration à la pensée de ce qu'avait dû être, vu la beauté de sa situation et la grandeur barbare de son architecture, l'effet de cette superbe ville dans les temps de sa plus grande magnificence. I] est difficile de décrire l'impression que produit la vue de ces ruines sur celui qui les visite. Plus nous les examinons, plus l'esprit est frappé de la force et de la grandeur de ses constructions, du genre de monuments, si parfaits d’exécution, d’une apparence si singulière, d’une si grande richesse d’ornementation, et cependant si inintelligibles pour nous... 1»,
Cest la formule admirative qu’emploient M.
Henri Mouhot en présence des ruines d’Ongkor, M. Désiré Charnay devant celles de Boeroe-Boedor et de Palenqué pour rendre l'impression que leur cause la vue de ces monuments.
Les ruines de Piedgras Negras (Guatemala), que décrit M. Teobert Maler ?, attaché au Peabody Museum, se trouvent sur un plateau de forme irré. gulière et donnent l'illusion d’une suite de collines communiquant ensemble au moyen de terrasses arti-
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