‹ L'Amérique précolombienne [microforme]Chapitre 26 sur 128 · Les Anciennes Villes du Nouveau-Monde, p · texte numérisé non relu

Les Anciennes Villes du Nouveau-Monde, p

ennemi ere D mr

ne ln AE nes E 2

“OINE,I 2P SUOHEHpur s3 S21de,p ‘juressnog -H SP uIss2q C2puoyy-nv2an0pr SAUHIUR 527 ‘Keureg PS3) ‘stured np Mau pre

NP S27/1A «1 2P uoneinezssz ‘onb

more —'he ‘Bu

NPA EN TAC à

laquelle étaient les ruines de l'antique cité découverte par M. Saville en 1898 à Xoxo, sur les frontières d'Oaxaca, Mexique.

Ecoutons encore M. George-Byron Gordon, au service du musée d’archéologie de l’Université d'Harvard, dans la description enthousiaste qu’il nous donne des ruiues de Copan :

« Perdue dans les montagnes du Honduras, dit l'explorateur, dans une charmante vallée de ce pays où la solitude est un des traits caractéristiques des lieux, se trouve la ville de Copan, antiquité des plus inexplicables des temps actuels. Ses limites embrassent une surface unie de sept à huit milles de longueur et de deux milles dans sa plus grande largeur. Cet espace est couvert de débris d’édifices en pierre. Les rues, les avenues et les places publiques étaient pavées en pierre ou en ciment d’une couleur blanche composé de chaux et de roches pulvérisées ; le drainage de la cité se faisait au moyen de canaux et de conduits souterrains construits en pierre et en ciment. Les versants des montagnes sont aussi parsemés de ruines et on peut voir, jusque sur les plus hauts somimets, des colonnes renversées et des constructions écroulées. La grandeur et l'importance de ces ruines sont de nature à convaincre les esprits les plus prévenus qu'ils sont

« Le groupe Principal de constructions, temples, Palais et autres édifices d’un caractère public, est

situé au centre de la ville, sur la rive droite de la

rivière Copan. I] compose une masse aux propotions énormes, de forme irrégulière, Partant de la plaine et s’élevant en gradins et en terrasses faits en Maçonnerie, et se terminant en plusieurs éléva. tions Pyramidales, chacune d'elles couronnée d’un temple en ruine, ses côtés correspondant aux quatre points cardinaux: sa plus grande longueur, du nord au sud, est d'environ huit cents pieds, et il mesurait originairement presque autant de l'est à l’ouest. L'ensemble de ces constructions présente ainsi l'aspect d’une colline de 120 pieds de hauteur, offrant à la vue un amas confus de murs et d’étages renversés à venir jusqu’au bord de l’eau, À l’inté. rieur de ce 8&roupe de bâtiments, on voit de 120 pieds Carrés, laquelle, chitecture qui en décorent l’

un effet merveilleux lorsqu'elle subsistait en son entier... Les temples, aux murailles sculptées, X vives couleurs, étaient

ce. Une légère couche de it peint, en diverses -Cou-

une cour avec les motifs d’ar.

entourage, a dû produire

4 pr" Pre En Es. à - LA

leurs, des figures et autres motifs d’ornementation, recouvrait les murs intérieurs !,

« ... Si, du côté nord de la cour, nous gravissons | une suite de marches escarpées, nous découvrons, l au milieu des ruines du temple II, une vue de ce qui a dû être un des plus beaux spectacles de cette ) 1H étonnante cité, à l'édification de laquelle, semble-t- {18 il, les génies qui servaient Salomon avaient présidé. A notre droite sont les ruines d’un autre temple de l'entrée duquel un escalier, couvert d'hiéroglyphes, descendait jusqu’au pavé, soit une hauteur de cent pieds. Malgré le triste état de délabrement dans lequel nous le voyons aujourd'hui, cet escalier, où les anciens sculpteurs avaient épuisé les ressources de leur art, présente encore un effet saisissant, Quel imposant coup d'œil il a dû offrir à l’époque de sa construction prerière... Dans l'enceinte de la plaza se trouve le groupe le plus important d'obélisques, de monolithes et de stèles auxquels Copan doit sa principale renommée. Ils mesurent une hauteur moyenne de douze pieds par trois pieds carrés et sont sculptés sur toute leur surface... « Enfin, lorsque nons eûmes terminé et que, me

1. La tête gigantesque reproduite sur la couverture du présent ouvrage, était enclavée dans un de ces murs. Cette tête avait six pieds de hauteur, et, au moment de sa décnuverte, était quelque peu dérangée de sa position première par la croissance d’un arbre dans son voisinage immédiat.

Page 1