‹ L'Amérique précolombienne [microforme]Chapitre 37 sur 128 · L'Homme et la Terre, t. 1, p · texte numérisé non relu

L'Homme et la Terre, t. 1, p

lui cause la vue des gigantesques et antiques travaux d'irrigation, dont il sera bientôt parlé, dans l’île de Ceylan, s’écrie: « Comment ont disparu la puissance qui commanda, les bras qui exécutèrent de telles œuvres? Nul ne peut le dire 1,»

À Anaradjapura, un archéologue, M. Burrows, tändis qu’il remontait à force de grues et de poulies, sur quatre colonnes antiques, une immense dalle tombée, formant autrefois la toiture d’une sorte de pavillon, se prit soudainement à réfléchir, et à se demander comment les anciens Cinghalais ‘ qui, vraisemblablement, ne connaissaient pas l’usage de nos engins mécaniques, avaient-ils pu venir à bout de hissser sur ces colonnes une dalle d’un tel poids ? ?

Après avoir décrit le temple pyramidal d'Ongkor, M. Mouhot ajoute: « Quelle force a soulevé ce nombre prodigieux de blocs énormes jusqu'aux parties les plus élevées de l'édifice, après les avoir tirés des montagnes éloignées, équarris, polis et sculptés ?

« Lorsqu'on interroge les indigènes sur les fondateurs d’Ongkor, ils font invariablement une des quatre réponses suivantes : «C’est l'ouvrage du roi « des anges, Pra-Enn», ou bien: « c’est l’œuvre des « géants», ou encore : «on doit ces édifices au fameux

mens 1. LANOYE, L'/nde contemporaine, p. 434.

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