Pierre LOTI, ouvrage cité
2. Hist. des Incas, rois du Pérou, trad. franc., t. r, P. 268.
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des murs faits d’une seule pierre de trente pieds de longueur, quinze de largeur et six d'épaisseur,
Quant à la constructruction des murailles de Cuzco, Squier dit que toute maçonnerie moderne, exécutée soit en Europe, soit en Amérique, est médiocre, en comparaison de celle de l’ancienne cité péruvienne. Ces murailles, à triple enceinte, sont en roches d’une extrême dûreté, en diorite, en porphyre, en gros blocs de trachyte brun, amenés à force de bras, sans chemins frayés, des carrières d’Anduhaylillas, À vingt-deux milles de distance.
À quinze lieues au nord de Cuzco se trouvent les ruines d'Ollanty-Tampu. La grandeur massive de ces ruines, dit un voyageur, frappe et étonne J’imagination. On les admire surtout en songeant aux difficultés qu’ont dû éprouver les constructeurs pour extraire des carrières ces énormes pierres, les mettre en œuvre, les transporter d'une distance de plusieurs milles par des sentiers impraticables et les poser sans machines et sans instruments de fer. « Le temple du Soleil, de soixante-dix mètres carrés, avec son cloître quadrangulaire, ses annexes dédiées à la lune, aux étoiles, à la foudre et à larc-en-ciel, son parvis décoré de cinq fontaines ou bassins purificateurs, aux cariatides en ronde-bosse et d’unstyle plus indou qu’égyptien ; le palais du Villacumu ou grand pontife soudé à ses murailles, la demeure des prêtres et celle des trois mille serviteurs attachés au culte du dieu, ce temple, disons-nous, avec ses
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cours, ses douze monolithes qui servaient de gnomons, ses volières d'oiseaux et sa ménagerie d’animaux féroces, ses greniers d’abondance et son célèbre jardin, offrait aux regards un tel amas de Constructions, qu’on eût dit une cité dans la cité. Devant son parvis, entouré d’un mur à hauteur d’homme, se trouvait un rond-point dédié à Venus ou Coyllur Chasca, l'étoile à la crinière hérissée — ainsi nommée à cause de son rayonnement — quatre rues, ou plutôt quatre galeries, séparées par des murailles si élevées qu’elles interceptaient la chaleur et la lumière, mais permettaient au vent d'y mugir avec ::n bruit sinistre, allaient aboutir à la grande place de la Cité, qui servait de lieu de réjouissances à l’époque des fêtes équinoxiales Raymi et Citua; cette place, de huit cents pas carrés, était bordée sur toutes ses faces d’un mur de granit percé de deux
. cents ouvertures et huit monolithes, dont quatre
grands et quatre petits, reliés par des chaînes d’or, en marquaient le centre 1,»
Les monuments de Tiahuanaco, dit un auteur espagnol, Cieça de Leon, sont en pierres de dimensions tellement démèsurées, que notre esprit, frappé de surprise, ne peut Comprendre comment la puissance de l’homme a pu les placer où nous les
1. Le Tour du Monde, 1863, 2e volume., P-110. À travers l'Amérique du Sud, par Paul Marcov.
Voyons. Ces pierres sont diversement taillées, et quelques-unes d’entre elles, imitant la forme humaine, ont dû représenter des idoles. On aperçoit, près des murs de ces bâtiments, des grottes et des excavations souterrairies ; Mais, plus loin, du côté de
l'ouest, sont d’autres Constructions encore plus