‹ L'Amérique précolombienne [microforme]Chapitre 53 sur 128 · De NADAILLAC, L'Amérique préhisorique, p · texte numérisé non relu

De NADAILLAC, L'Amérique préhisorique, p

Les anciennes chroniques qui nous parlent de 1a civilisation des Toltèques, laissent entendre que cette civilisation atteignit l'apogée de sa gloire vers le neuvième siècle. Ce fut, paraît-il, l’âge d’or de leur domination, l’époque où « florissaient de grandes

Tre jusque sur les plus hautes Montagnes.» Les Aztèques, qui avaient hérité de la civilisation de leurs devanciers, arrosaient leurs champs avec l’eau des ruisseaux qui descendaient des Montagnes. Ils savaient endi. guer les eaux, et, par de nombreux petits canaux, les conduire de divers côtés. Au pied du mont Saint-Cristoval, dans la vallée d'Orizava, dit M, Lucien Biart, se voient de larges plates-formes qui, se Succédant, descendent sur les rives du rio Blanco. Ces immenses travaux de terrassement, longs de plus de un kilomètre, m’avaient évé signalés comme d'anciennes fortifications. Un examen attentif m’a Convaincu que je me trouvais en face de plans incli. nés destinés à faciliter l'écoulement de rigoles d'irrigation. Ces rigoles, la charrue des modernes Indiens en efface chaque jour la trace et nivelle le terrain; le cultivateur moderne, ajoute M. Biart, se montre ici moins intelligent que l’ancien 1.

Enfin, dans le voisinage des ruines, au Yucatan,

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E Lucien BIART, Les Aztèques, p. 283.

On retrouve ancore assez fréquemment les restes de bassins artificiels très bien conservés.

Chichen-Itza avait deux immenses réservoirs entourés de hautes murailles perpendiculaires, et qui, dans les temps antiques, avaient amené la fondation et la prospérité de la ville. Le réservoir d'Uxmal était un véritable lac creusé de main d’ho me avec citernes dans le fond, où l’eau se centralisait à la saison des pluies. Ces retenues d’eau exigeaient destravaux considérables, quoiqu'il est probable qu’on profitât, pour les établir, d’un affaissement du sol, qu'on approfondissait et dont On régularisait la forme. Le fond de ces réservoirs était fait au moyen de grandes pierres posées à plat dans du ciment à plusieurs couches d'épaisseur.

Nous avons déjà dit que les Mound-Builders euxmêmes creusaient des canaux pour irriguer leurs cultures, et cela aux endroits que requéraient la conformation du terrain et les besoins de la population. «De Cairo à Bâton-Rouge, on peut observer des mouvements de terre attestant qu’une race civilisée a, très anciennement, reproduit sur les bords du Mississipi, l’industrie et l’art des anciens Egyptiens, et pratiqué les mêmes modes d'agriculture 1»

Les Pueblos, groupe ethnique se rattachant aux

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‘1, Voir un Mémoire de M. Francis-A. ALLEN dans Congrès international des Américanistes, 1ère session, Nancy, 1875, 2e vol. p. 237.

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