‹ L'Amérique précolombienne [microforme]Chapitre 68 sur 128 · LEFÉBURF, Aifes égyptiens et Sphinx · texte numérisé non relu

LEFÉBURF, Aifes égyptiens et Sphinx

Les Chananéens adoraient les astres. Les ruines des temples à pyramides, les «hauts lieux» et la Bible elle-même nous le disent suffisamment, car les Hébreux ont plus d’une fois subi l'influence des peuples qui les entouraient. Lorsque Josias rétablit le culte du vrai Dieu, «il extermina aussi... ceux qui offraient de l’encens à Baal, au soleil, à la lune, aux douze signes, et À toutes les étoiles du ciel.»

Nous avons déjà vu dans la preinière partie de cet ouvrage (page 102) que les Hittites ou Héthéens, qui sont les mêmes que les Khâtti des textes assyriens et égyptiens, étaient Chamites de civilisation et de religion, sinon d’origine ; la parenté de leur langage les rattache également aux Kouschites de la Chaldée 1.

Les Phéniciens de la Palestine étaient venus, comme Hérodote l’atteste expressément, de le mer Zrythrée, pays kouschite. Ils passent pour avoir habité les îles Bahreïn, situées dans le golfe Persique. A l’époque de Strabon, deux de ces îles s’appelaient encore T'yr et Arados, noms qui réapparaissent en Phéuicie. Les monuments de l'Egypte

1. « The Khatti, whose territory extended from Carchemi-h to the Euphrates through the great plains of Cœle-Syria to Hebron, on Southern Palestine and not improperly into the Delta, were a people whose language was allied to that of Cushite Chaldea.» (J.-W. DAWSON.)

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représentent les gens de Kéfa, les Phéniciens, sous des traits et un costume qui les font beaucoup ressembler aux habitants des bords du Nil. Ils sont peints en rouge, comime les Egyptiens eux-mêmes. Si, plus tard, dit un célèbre orientaliste, M. Vigou- TOUX, nous voyons les Phéniciens parler une langue sémitique, cela Prouve seulement qu'ici, comme Presque partout où ils ont rencontré les Séinites et

se sont mêlés 2vec eux, ils ont fini par être absorbés Par ces derniers 1,

{ « Quelle que soit la manière dont les Phéniciens aient acquis une langue sémitique, ils n'étaient point Sémites par leurs traits physiques, mais étroi-

tement apparentés aux Chaldéens et au peuple de Misraïm ou de l'Egypte ?

Les dieux des Phéniciens, il n'y a pas à s’y tromper, avaient été apportés de la Chaldée, Ce qui domine dans leur religion, comme dans celle des Babyloniens, c’est l'adoration des astres. Sur les monuments phéniciens, le milien des linteaux des portes était décoré d’un globe solaire, quelquefois compliqué par l’adjonction d’un croissant et d’un disque. Onne Peut exprimer par des emblètnes plus significatifs le culte rendu aux puissances sidérales. On voit la figure du globe ailé repro-

I, 7. Livres Saints et Lx Critique rationaliste, t 4, P. 275. 2. J.-W. DAWsoN.

duite sur presque tous les objets provenant des fabriques de T'yr et de Carthage. Le Dieu suprême, Baal, (le Maître), est un dieu du ciel, être puissant et mystérieux, qui produit et gouverne souverainement tout un ordre de phénomènes, Chaque tribu, chaque ville, avait son Baal particulier, souvent désigné par des noms adjoints que l’on prit dans la suite pour des divinités indépendantes ; Moloch était l’un de ces noms. On adore en ces dieux les maîtres de l’univers, qui se manifestent dans les forces créatrices et destructrices du ciel, le soleil, la lune, la pluie, l'orage et dans 1a mystérieuse éclosion de la vie végétale, Comme dans l’Inde, en Egypte et en Chaldée, à côté des’ dieux on avait des déesses, les Baalat ou « maîtresses », dont la plus célèbre est Astarté, déesse de la lune, dédoublement

du dieu mâle, le soleil, dont elle est comme le pâle

reflet: Elle est en même temps déesse de la planète Vénus, et était adorée en Mésopotamie sous le nom d’Istar longtemps avant l'émigration des Phéniciens sur la côte syrienne. La même relation existe entre le Bel chaldéen et le Baal phénicien.

À Carthage, colonie de Tyr, le dieu principal était Baal-Haminon ou Baal-Brûlant, dieu dn soleil auquel, comme en Phénicie, on immolait des prisonniers de guerre et des enfants. A chacun de ces dieux est associée une divinité feminine, dont la plus célèbre est Astarté, déesse de la lune et en même temps de la planète Vénus. Elle avait des

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