‹ L'Amérique préhistorique [microforme]Chapitre 100 sur 113 · SR PRES · texte numérisé non relu

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marquer durant ses longues explorations, parmi les populations indiennes du Mexique et de l'Amérique centrale. «Plus d'une fois, dit-il, nous avons observé des profils semblables à celui du roi de

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Juda, sculptés parmi les ruinesde Karnae et vu des Indiens qui,

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dans leur fière nudité, ressemblaient à s'y méprendre aux belles # ment « statues égyptiennes des Musées du Louvre ou de Turin, Une à brun € foule d'étrangers ont remarqué avec autant de surprise que nous, rient, dans certains villages guatémaliens, le costume arabe des hom- cela de mes, et le costame juif des femmes de Palin ou de celles des A descen bords d'u lie d'Amatitlan, aussi parfaits et aussi beaux que dans tholiqu les tableaux d'Horace Vernet (2). » auraiet

La circoncision était en usage chez les Yucatees et chez les à pas là 1 Azlecs, mai: nous ne pouvons ajouter qu'une importance fort se- fs Les : condaire à ce fait, car cette même coutume se retrouve chez plu- # souven sieurs peuples qui n'ont eu aucun rapport, soit avec les juifs, Nord, «

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soit avec les Musulmans (3). Un récit de Bancroft nous parait pe plus curieux (4). Deux fois, raconte-t-il, les fouilles ont mis au L jour des reliques israélites ; la premiere fois des extraits de la loi écrits en hébreu, sur des feuilles de parchemin et renfermés @ selon l'usage juif dans un étui; une autre fois une pierre, sur li- #8

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(1) Hist. of the American Indians. London, 1775, in-4°, (2) Hist. des Nalions civilisées, t. I, p. 17;t. Il, p. 180. (1) Verg

(2) Ces 1241 par 4

(3) On rapporte notamment son existence chez diverses tribus de l'Australie, En @ Amérique cette coutume s'est conservée chez les habitants de Goazacoalco, qui aflir- #8

/ ment l'avoir reçu d’une longue suite d'ancètres, et le P, Petitot l'a constatée chez les écrite au ‘ Déné-Dindjies, grande famille de Peaux Rouges, qui habitent entre le 53° et le 69° degré 2 d'hui aux S de latitude, he (3) De

(4) Native Races, t. V, p. 92. Tous ceux qui veulent étudier la question doivent lire de la Soc.

le chap. 1 de ce volume; il y trouveront centre autres renseignements importants, les @ la théorie

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quelle était gravé un personnage portant le costume traditionnel du grand-prètre et au-dessus de sa tête, les dix commandements de Jéhovah en caractères hébreux. En admettant, ce q'e nous sommes disposés à faire, la parfaite authenticité d ces découvertes, rien ne permet de dire que les parchemins ou la pierre portant les commandements de Dieu, soient antérieurs à l'arrivée des Espagnols. L'État d'Antioquia enfin, qui fait partie de la nouvelle république des États-Unis de Colombie, a été, rapporte-t-on, peuplée par une colonie israélite, C'est ainsi que l'on explique l'élément sémitique fortement représenté parmi la population blanche, les prénoms empruntés à l'Ancien-Testament communs dans le pays, la beauté des femmes, dont le teint brun et les grands veux noirs rappellent les belles Juives de l'Orient, enfin le génie.commercial des habitants, très différents en cela de leurs concitoyens. Mais ces hommes ne sont-ils pas les descendants des fsraëlites chassés de l'Espagne par les rois catholiques, et qui après avoir été forcés de recevoir le baptème, auraient cherché un asyle dans le Nouveau-Monde, et n'est-ce pas là l'explication la plus vraisemblable de leur origine (1) ? Les Sagas, bien antérieurs au xvi° siècle (2), ont conservé le souvenir des longues et périlleuses navigations des hommes du Nord, et nous apportent la première preuve sérieuse de rapports entre les Européens et les Américains. Dès 877, l'Islandais Gunbiorn découvrait le littoral montueux du Groënland. D'autres attribuent cette découverte à ÆEtrekr-Raudi (Eric le Rouge) (3) : mais si ce point reste douteux, il paraît certain que le Markland, où l’on a voulu voir tantôt Terre-Neuve, tantôt la Nouvelle-Écosse, fut visité en 986, par Bjarne-Hlerjulson; en 1007,

(1) Vergara y Vergara, Hist. de la Literatura en Nueva Granada.

(2) Ces sagas sont reproduits dans le Heimskringla où Imago Mundi composé en 1241 par Snorri Sturluson, et mentionnés dans le Codex Flatoensis, compilation écrite au plus tard en 1396, dans un monastère de l'ile de Flatoë et conservée aujourd'hui aux Archives royales de Copenhague.

(3) De Costa, The Precolumbian Discovery of America. On trouvera dans le Journal de la Soc. Roy. de Géog. «le Londres un résumé de tous les faits qui peuvent justifier

la théorie norvégienne ou islandaise de la découverte de l'Amérique, — B. Gründals, Congr. Améric. Nancy, 1875, t. I, p. 37. — L. de Rosny, Idem, p. 13.

Peuples du nord de l'Europe.

puis encore en 1011, par Thorfinn-Karlæfni. Le'premier voyage de Thorfinn est resté célèbre: il put successivement reconnaitre quelques parties de l'Amérique septentrionale, les côtes du Massachussetts, peut-être mème la baie de New-York. Les Islandais occupèrent vers la même époque, une partie du Labrador, auquel ils donnèrent le nom de Vinland, à raison de la quantité de raisins sauvages que le pays produisait, De semblables expéditions n'ont rien qui puisse surprendre ; ilest certain que bien avant le x° siecle, les Scandinaves construisaient des bateaux pontés, marchant à la voile et à la rame et portant jusqu'à cent hommes d'équipage (D.

Les curieuses recherches de Rafn (2) nous montrent non plus la déconverte, mais la colonisation du Groënland (3), par des chefs scandinaves qui avaient fui l'slande, pour échapper à la tyrannie d'Harald aux cheveux d'or, Une bulle du pape Grévoire IV, de 835, fait mention des missions du Groënland, Un évèché était érigé en 112%, et jusqu'au xv° siècle, les habitants de ces côtes aujourd'hui si inhospitalières, pavaient annuellement au Saint-Siège à titre de dime, 2,600 livres pesant de dents de morse, Le commerce et la civilisation de ces contrées s'arrèterent à la suite d'un refroidissement graduel, attesté par des modifications profondes dans la faune, dans la flore et dans les conditions biologiques (#).

Auprès de la rivière Taunton dans le Massachussetts, se dresse un bloc ératique de gneiss, en forme de pyramide tronquée (5). Ce bloc est connu depuis 1680, sous le nom de Dighton Rock. West couvert de dessins, de figures humaines et de véritables caracteres qui, jusqu'à ce jour, ont défié toutes les recherches des archéo-

(1) Gravier, Découverte de l'Amérique par les Normands au dixième siècle, — Rer. d'Anthr. Janv. 1881.

(2) Ant. Americanæ sive Scriptores Septentrionales rerum ante Colombianarum in America edidit Soc. Regina. Ant. Sept. Hafniæ, 1837.

(3) Des pierres chargées d'inscriptions runiques, muets témoins des premiers colons, ont été découvertes à plusieurs reprises dans le Groënland.

(4) Les Premiers Hommes et les Temps Préhistoriques, t. If, p. 154, 161, 391.

(5) Ce bloc mesure 4 mètres à sa base sur 1",70 de hauteur.

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