‹ L'Amérique préhistorique [microforme]Chapitre 101 sur 113 · PS PE PEL EE · texte numérisé non relu

PS PE PEL EE

logues (1), Cette inscription n'est assurément pas due aux Peaux Rouges; on connait bien d'eux quelques rares représentations d'hommes où d'animaux; mais ils n'ont jamais connu l'emploi de signes pouvant représenter des mots, L'explication la plus plausible, est d'attribuer leur origine aux premiers navigateurs scandinaves et, si l'on veut, à leur clief Thortfinn, dont on a mème prétendu lire le nom (2).

Les Islandais avaient été devancés sur le Nouveau-Continent par les Irlandais, si nous devons accepter soit une légende pieuse qui veut que dès le cinquième siecle, saint Patrice avait envoyé des missionnaires aux îles américaines (3), soit le récit de certains Sagas, qui parlent d'un pays appelé Æaitramannaland ou Zrland-it-Mykla. Ce pays découvert par Thorfinn était habité, selon le témoignage de quelques Skrællings ou Esquimaux, par des hommes vètus de blanc, qui marchaient en chanant et en portant des drapeaux suspendus à des perches, On à voulu voir dans ces hommes, connus seulement par ce vague récit, des moines chrétiens, successeurs des missionnaires irlandais (4).

Les annales galloises racontent à leur tour, un voyage entre-

Le] ? J oO

pris à la fin du douzième siècle par Madoc, fils d'Owen Gwinedd, prince de Galles. Baldwin prétend qu'il fonda une colonie dans la Caroline (5). D'autres chroniqueurs placent cette colonie soit dans la Virginie, soit dans la Floride. Ces faits, le teint blanc et les veux bleus des Mandans (6), certaine ressemblance entre leurs canots et les coracles ou bateaux des anciens Gallois (7),

(1) Ces inscriptions ont été reproduites dans le compte rendu du Congrè< américacaniste de Nancy, t. I.

(2) Gravier, Le Roc de Dighton. Cong. des Amér, Nancy, 1875, t. [, p. 166.

(3) Monaïticon Britannicum, p. 131, 152, 187, 188.

(4) E. Beauvois, Cong. des Americ, Nancy, 1875, t. I, p. 41. — Luxembourg, 1857, t. I, p. 174.

(5) Prehistoric Nations. New-York, 1869. Alonso de Hojeda, gouverneur espagnol du Venezuela, rapportait dès 1501, la présence depuis plusieurs années de navigateurs anglais sur la côte occidentale (Navarette, Coll. de las Viages y Descubrimientos, t. HE, p- 41, 86, 88, 43, 548).

(6) Schoolcraft, Arch. of Aboriginal Knowledge, t. 11, p. 320. (7) Les coracles sont faits de peaux de buffle appliquées sur une carcasse de roseaux

om

Proapet ere cree pirater

— Er re

ne an PRE

De 2 M ET Mess Lei sc ie

De gt “ae ee à PL 2 ,

cu Dry

Page 1