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C'est encore là une de ces théories faciles à poser, Nulle n'est plus dénuée de preuves; aucun fait, si haut.que nous puissions remonter dans l'histoire des peuples, ne permet mème de la discuter.
Nous voici au terme de ces études, Nous avons exposé les découvertes nouvelles, les théories qu'elles suggèrent. Malgré d'innombrables et savants travaux, le peuplement de Amérique reste, il faut bien le dire, un des points les plus obscurs de l'hisloire de l'humanité, Quelques faits commencent cependant à se dégager du chaos. Il est certain que l'existence de l'homme sur le continent américain date des temps les plus reculés, de ces temps auxquels la géologie a donné le nom de quaternaires, l'archéologie celui d'âge de pierre, Ce ne serait mème pas la limite extrême, eton a voulu, comme en Europe, faire remonter notre race à l'époque tertiaire; mais, comme en Europe, toute preuve sérieuse manque encore à l'appui de ces assertions, En sera-t-il toujours de même”? C'est un problème qui appartient à l'avenir ; nous constatons ce qui est, ilne nous est pas donné de prévoir ce qui sera.
Après ces premiers temps, restés si obscurs mème dans nos propres régions, nous voyons, non sans un certain étonnement, les civilisations de l’ancien et du nouveau monde se développer pour ainsi dire parallèlement, suivre les mêmes phases, aboutir aux mèmes résultats, Quels ont été les rapports entre ces races ? Quels ont été les points de contact de ces civilisations? Ici aussi, nous sommes en présence de problèmes difficiles ; mais bien que nous soyons souvent réduits à des hypothèses pour les expliquer, nous pouvons déjà affirmer que ces rapports ont existé, que l'Amérique a été successivement peuplée par des races très diverses, aux types très différents, mais qu'une élude attenlive permet déjà de rapprocher. « Les nations civilisées du Mexique, de l'Amérique centrale et du Pérou, disent les savants auteurs des Crania Ethnica (1), abstraction faite des déformations
Conclusion
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crâniennes, trop fréquemment usitées dans leur sein, se rap-
prochent de plus en plus les unes des autres, et si on tente de les décomposer dans leurs éléments formateurs, on constate que ces éléments sont sinon identiques, du moins extrèmement voisins, quoiqu'ils ne se superposent pas dans le mème ordre, sur les divers points de l'habitat historique des peuples qu'ils ont contribué à former, »
Parmi ces éléments, les plus importants comme nombre et comme influence sont les immigrations asiatiques. Ces immigrutions des races jaunes et brachycéphales sont incontestables: ciles ont sûrement duré pendant de longs siècles. La plupart ont eu lieu par les îles du Nord; les différents peuples de race Nahuatl successivement descendus vers le sud sont les représentants les plus directs de ces migrations. Mais avant l’arrivée de ces Asiatiques, d'autres hommes occupaient depuis des temps considérables le continent américain ; les Esquimaux au nord, les Botucudos et les Patagons au sud pourraient bien être les représentants de cette race, refoulée comme les Basques et les Finnois sur notre propre continent, par des vainqueurs étrangers. Pour ceux-là, l'histoire et la tradition sont muettes, et de toutes les suppositions mises en avant pour expliquer l'origine de ces races dolichocéphales, celle qui paraît la mieux fondée s'appuie sur l'existence de terres disparues soit dans un cataclysme soudain, que l'histoire géologique du globe mieux connue pourrait seule révéler, soit par une série de ces transformations lentes, que nous pouvons constater et mesurer, même durant le court espace d'une existence humaine.
Nous ne cherchons pas cependant à dissimuler combien ces hypothèses restent précaires, combien les preuves que nous possédons ont besoin d'être confirmées ; et après de longs et patients travaux, dont ceux qui les ont entrepris peuvent seuls comprendre la difficulté, il faut en finissant nous écrier comme un savant américain : The new World is a great mystery, le terre d'Amérique est un grand mystère.
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nte de le que it voie, su He APPENDICE bre et on nigrus;viles ont eu Ê A. — DÉCOUVERTES FAITES EN CALIFORNIE, ahuatl È Chapitre 1, pago 40, ntsles # | s Asin- Nous croyons utile de résumer les principales découvertes faites | nsidé- en Californie et d y joindre la liste des mammifères qui vivaient sur 1 les côtes du Pacifique à l'époque quaternaire. | d, les 4 Comté de Mariposa, ossements de mastodonte mélés à des osse- | repré We ments humains et à des armes de pierre, dont la plus remarquable ‘innois est une pointe de lance en obsidienne de 5 pouces de longueur. , Pour 4 A Hornitos et à Princeton, des mortiers en pierre (1) avec leurs les les ra pilons, des têtes de flèche et de lance en obsidienne avec des osse- | 4 ments d'éléphant, de cheval et d'une espèce indéterminée se rappro- . 4 ki EE chant du chameau. | ne sur A Comté de Merced, nombreux outils auprès de Snelling. | udain, nn. Comté de Stanislas, une défense d'éléphant mesurant 10 pieds de tseule # longueur. ï $, que 4 Comté de Tuolumne. Ossements de mastodonte à pleins wagons. ï espace L Mombreux objets en pierre. Dans tous les sables aurifères, dans toutes 4 à les failies calcaires on a trouvé des ossements d'animaux de race Æ
D À éteinte associés à des produits de l’industrie de l'homme (2). lences Sous les couches basaltiques de Table Mountain, il a été découvert
us pos- 1 une mâchoire humaine avec deux têtes de lance, un pilon, et plusieurs |
atients objets en pierre qui présentent l'apparence de nos cuillers à pot (3). |
mpren- LA Un squelette humain a été rencontré en creusant un tunnel sous
me un M (1) On cite un mortier de 18 pouces de hauteur et du poids de 50 livres, c'est un , :
be terre 4 des plus grands connus,
(2) La plus grande profondeur des fouilles fructueuses a été de 200 pieds.
(3) « Scoops or ladles with well shaped handles. » Whitney, Auri/erous Gravels, A p. 264.
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Table Mountain (1); mais les détails sont encore lropincomplets pour sensibl permettre une conclusion, espèce Comté d'Amador, objets divers en pierre, pachy(
Comté d'ET Dorado, à Shingle Springs, des mortiers en pierre et des Leidy ossements de mastodonte ; à Diamond Springs, des mortiors: à Spanish Flat, Zoo!s, Kitchen ustensils and other indestructible traces of Man's presence and activity, dit M, Voy, un des plus infatigables chercheurs de la Californie, Quelques ossements humains ont été recueillis dans un lit d'argile (2),
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