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LES KJOKKENMODDINGS ET LES CAVERNES. 71 en silex. Le colonel Whittlesey attribue à ces crânes une antiquité non moins grande qu'à ceux d'Elyria: nous ne pouvons que donner son opinion en maintenant des réserves nécessaires,
Le voyageur allemand Müller rapporte lexistence dans la province d'Oajaca, de cavernes ayant servi d'habitation à une époque tres ancienne ; nous nous contenterons de les mentionner ainsi que les découvertes faites à High-Rock-Springaupres de Saratoga, bien que certains archéologues aient, des 1839, prétendu faire remonter à la date exacte de 5470 ans, ces premicres traces des aborigenes Américains (D. Nous avons hâte d'arriver à des faits plus serieux que nous fait connaitre un excellent rapport adressé en 1875 par M. Putnam, aux trustees du Peabod\ Muséum (2.
Le savant professeur avait remarqué aupres de Gregson's Springs (Kentucky) un abri sous roche semblable à ceux que nous avons mentionnés. Le rocher avait été artificiellement creusé et le sol était jonché d'ossements d'animaux, de silex tailles, de fragments de poterie et de charbon. C'était la un début, et ses recherches poursuivies avec persévérance devaient Famener à des découvertes plus importantes (3).
La caverne connue sous Le nom de Sult-Care peut se comparer &la grotte du Mammouth si célèbre aux États-Unis par ses staluctites. Elle comprend, conmmnie celle-ci, une foule de passages que Von peut suivre pendant des milles, Dans une des salles plus ou moins considérables, auxquelles ces passages aboutissent, on reconnait des traces certaines du séjour de l'homme, Ce sont les cendres de nombreux foyers, puis des piles de pierres superposées avec un trou creusé au centre, où, selon une supposition assez plausible, on placait des fagots de menus bois ou de roseaux, des-
(1) D° Mac-Guire, Proc, Boston Soc, of Natural History, t. WA, May 1839.
(2) TE, p. 48 et s. æ L (3) Nous ne citons que pour mémoire diverses ravernes, telles que Saunder's Cave Maunted-Cave, où une autre située dons le comté de Mart, Bien que les fouilles & les fréquents remaniements rendent toute conjecture problématique, il est probable que ces cavernes n'ont jamais servi d'habitation, mais qu'elles ont seulement été utilisées comme sépultures,
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tinés à éclairer la grotte. En plusieurs endroits on à trouvé de semblables fagots liés avec des filaments d'écorce.
Dans un petit réduit, à trois milles ({)environ de l'entrée de |: caverne, M. Putnam constatait les pas d'un homme chaussée 4 sandales, et un peu plus loin il rencontrait les sandales elles. mèmes fabriquées avec beaucoup d'adresse au moyen de roseaux entrelacés, Les vêtements étaient tissés avec l'écorce de jeune arbres ; des raies noires tracées sur un morceau d'étoffe ains préparée, un fragment de frange également retrouvé dans k ‘averne, montraientle goûtde ces races pour la parure; un autre morceau d'étoffe curieusement réparée témoignait de leur indus trie, On recueillait aussi des débris de gourdes, souvent d'asse/ grande dimension, et deux pointes de flèche finement travaillées Le so! était couvert d'exeréments humains; leur analyse a permis de présumer que la nourriture des habitants de la caverne étui végétale ; mais les fouilles n'ont donné que quelques coquilles « moules presque toutes décomposées, La découverte de sandales d'étoffes tissées, l'absence d'ossements d'animaux, la longue hab. lation de la grotte, font supposer une population sédentaire livrant aux travaux agricoles et ne dépendant plus exclusivement de la chasse ou de la pèche pour sa subsistance.
M. Putnam ajoute une remarque importante. Une momie avait été trouvée en IST3 à Short-Cave (2) et déposée au musée di Worcester (Massachusetts): la comparaison attentive des vètements dont elle était revètue avec les fragments trouvés à Sal Cave, a permis de conclure à leur identité, Voici done une rac qui enterrait avec soin ses morts et dont l'habitat couvrait un zone étendue. M. Putnam ajoute que quelques circonstances di l'ensevelissement font croire à la grande antiquité de la momi découverte à Short-Cave : 1lomet malheureusement de nous fair
connaitre ces circonstances, Nous 110 pouvons que résumer so!
(1) Nous suiv ns le rapport de M. Putnam; la distomæe qu'il donne parait immen: à moins que l'on me suppose une autre ouverture qui n'est pas encore dégagée.
(2) Short-Cave à 8 milles de Mammouth-Cave où l'on place souvent par erreu la découverte de cet 0 "momie.
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opinion: en ajoutant que ces hommes présentaient toutes les apparences d'une civilisation tres supérieure à celle des sauvages, dont les kjô‘kkenmäddings restent les témoins: ils devaient remonter à une antiquité moins reculée.
Quand les cavernes étaient éloignées, quand ces Indiens ne voyaient devant eux que des vastes plaines dénudées, des pamras sans abri qu'ils osaient à peine traverser, des forèts impénétrables, hantées par des animaux dont ils redoutaient l'approche, ces premiers habitants de l'Amérique devaient, comme Îles hommes que rencontrèrent les Espagnols, comme ceux qui errent encore de us les déserts de l'Arizona où du Nouveau- Meique, habiter des huttes, construites en quelques heures (ig. 21) et détruites non moins rapidement, quand leur: habitudes nomades où la poursuite du gibier les entrainaient plus lin. Le colonel Mac-Kee qui parcourut un des premiers la Califosnie, lors de l'occupation du pays par le gouvernement des États-Unis, rapporte que les tribus du Nord-Ouest brûlaient, à l'approche de la belle saison, les habitations construites en peaux et en roseaux, où ils avaient passé l'hiver, afin de détruire la vermine qui \ avait largement pullulé. La plupart des hommes de ces tribus étaient absolument nus ; les femmes et les jeunes filles nubiles portaient seules un petit jupon, qui allait de la taille aux genoux : à tout âge les seins restaient découverts (D).
La disposition des huttes variaitsans doute, comme elle varie de nos jours, de peuplade à peuplade, de tribu à tribu. Les Comanenes plantaient toutes droites les perches qui devaient la soutenir; Les Lipans, les Navajos (2) les courbaient en cône; les Apaches les disposaient en ovale surbaissée (3), Chaque tribu avait sa forme spéciale, transmise par les ancêtres, else perpétuant par le défaut d'initiative, par l'esprit d'inertie, de tout temps caractéristiques déla race. Aujourd'hui encore, en arrivant à un camp abandonné,
(1) Schowlcraft, L, €, t. HE Lt} James Simpson, Journal of à military Reconnaissance from Santa-Fe to the Nabajo Country. Philadelphia, 1852,
(8) Bartiett, Personal Narrative of Explorations ant Incidents in Texas, New Mexico, California, Sonora and Chihuahua. New-York, 1854.
Huttes
les huttes permettent de reconnaitre facilement à quelle tribu appartenait, Les perches étaient recouvertes tantôt de menu: branchages où de peaux, tantôt d'herbes où de pierres plates, L
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diamètre de ces habitations était de douze à dix-huit pieds : leu hauteur de quatre à huit pieds. Le sol était quelquefois exeave la famille obtenait ainsi un gite un peu moins restreint. Un
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