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Fig. 94. — Pueblo de la vallée de Mac-Elmo (plan par terre)
tant l'absence presque complète d'ossements d'hommes ou d'animaux, de ces rebuts de tout genre si nombreux dans les kjükkenmüddings, qui sont la preuve d'une longue habitation. Les enduits sont restés aussi frais et aussi intacts qu'au jour où ils furent posés ; ce fait est surtout remarquable dans le Zwo Story Cliff-House, et si cette demeure avait été longtemps habitée, il faudrait supposer une réparation complète, ayant précédé de peu la dispersion de la tribu. D'autres explorateurs, il est vrai, parlent de charbons, de traces de feu attestant la durée du séjour de l'homme. Les archéologues Américains abordent l'étude de ces
Vallée du Mac-Eimo,
216 L'AMÉRIQUE PRÉHISTONIQUE,
ruines avec des idées préconçues qui se reflètent trop souven dans les impressions des voyageurs,
La vallée du Mac-Elmo renferme des ruines non moins iipos lantes que celles que nous venons de citer, Nous reproduison, (fig. 94) le plan d'une des principales d'entre elles qui aide à « rendre compte des dispositions générales d'un pueblo, La grandi tour ou estufa offre une certaine ressemblance avee les singulivres constructions des îles Baléares auxquelles on a donné le nom
Fig, 05, — Tour sur le sommet d'un rocher dans la vallée de Mac-Elmo,
de Talayoti; elle est construite en pierres brutes et entoure d'un triple mur (1). Une autre estufa avec des murs de plus de trois pieds d'épaisseur est située à une des extrémités, Les chambres ou plutôt les cellules sont rectangulaires et toutes d'une extrème petitesse.
Ce pueblo est au milieu d'un pars peu fertile, à un mile environ du Mac-Elino, toujours à sec durant l'été, Les malheureux
(1) L'espace qui sépare les deux murs extéricurs de la tour n'est guère que de 5 pieds. On y compte quatorze cellules.
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LES CLIFF DWELLENS, 217
habitants auraient done été réduits pendant plusieurs mois de l'année à aller chercher de l'eau au Dolorès, à une distance de pres de quinze miles, C'est une supposition inadmissible ; auune population agricole ne saurait subsister dans de semblables conditions, « To suppose an agricultural people existing in such a locality with the present elimate is manifesthy absurd, dit M, Holmes (D), yet every isolated rock and every bit of mesa within a cirele of miles, is strewn with remnants of human dwellings » (ig, 95), HI faut done udinettre, comme nous l'avons deja dit, des changements elimatériques importants, depuis les temps où le pays était peuplé,
La mème remarque s'applique avec plus de force encore à Astee Spring (Colorado) (2). Ces ruines (fig, 96) situées sur le Mesa Verde, à une égale distance du Mac-Elmo et du Mancos, courent une superticie de 480,000 pieds carrés et peuvent représenter 1,500,000 pieds cubes de maçonnerie,
L'édifice principal forme un rectangle (A) de 80 pieds sur 100, entouré d'un double mur et divisé en trois chambres sépares, L'épaisseur des murs est de 26 pouces, et ils ont encore de 12 à 15 pieds de hauteur; entre les deux murs il existe vingt cellules, dont il est difficile de présumer l'usage,
Trois estufas (B, C, D s'élèvent au milieu de l'enceinte : autant que l'on peut en juger dans leur état actuel, deux d'entre elles pourraient bien avoir été des citernes, destinées à con server l'eau nécessaire aux habitants.
Les murs de refend sont en briques crues, les murs extérieurs un blocs de calcaire fossilifére provenant du Mesa Verde, tous smélriquement taillés et cimentés avec de l'argile, mélangée avec la poussière provenant de la décomposition des carbonates de chaux très abondants dans le voisinage, C'est à ce mortier «ins doute, qu'est due la conservation exceptionnelle des ruines d'Alec Spring.
DL,e,, p. 399, (?) Le nom d'Aztec Spring a été donné à ces ruines à raison d'une source (E) que le eapitaine Moss raconte avoir trouvée et qui a disparu depuis son voyage.
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Nuines du Le Hovenweep (1), aujourd'hui à see, coulait autrefois entre des 2 2 péitsà cañons abruptes et désolés. Dans toute la vallée, on voit une ne , D murs Put ordin a maise [Hi tours C] vaien CID) La ÿ en dix m ‘ 2) triple ù LIL ments I LL) < A préser | nt D sous F NO plusiet TE rocher Cp ment] aucun longue IL fa L dresser
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(1) Ce nom est emprunté à la langue utc ct signifie cañon désert,
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LES CLIFF DWELLERS, 219 ur toutes les terrasses des falaises. Îei, par une disposition exceptionnelle, les maisons sont circulaires et leur diamètre ne dépasse guère 12 à 15 pieds; les angles sont arrondis et les murs construits en pierres de la grosseur de trois de nos briques ordinaires. Tout paraît avoir élé préparé pour la résistance; les maisons (1) étaient d'un accès presque impossible, et de petites tours d'observation avaient été élevées sur les points où elles pouvient aider à la surveillance.
La vallée du Montezuma (2) atteint sur certains points jusqu'à dix miles de largeur. Elle est couverte de ruines, de tours à triple enceinte, de mounds formés en grande partie de fragments de poterie brisée. Les falaises qui dominent la vallée présentent une longue suite de cavernes, d'anfractuosités, d'abris sous roche, constamment utilisés par l’homme (fig. 97); sur plusieurs points, on à cru reconnaitre des trous creusés dans le rocher à des distances régulières où l’on pouvait successivement placer les pieds et les mains. C'était le seul mode d'accès ; aucun arbre de ces vallées n'aurait pu fournir des échelles assez longues pour parvenir à ces nids d’aigles (3).
Il faut encore noter à Montezuma sept pierres debout qui se dressent au milieu de ces déserts, comme les menhirs de la Breligne ou du pays de Galles; mais des observations ultérieures kraient croire qu'ils étaient plutôt des piliers destinés à donner plus de solidité à des constructions défensives. La défense paraît en effet avoir toujours été la grande préoccupation de ces hommes; dans un rayon de 15 miles, sur tous les points qui commandaient la vallée ou qui pouvaient servir de poste d'observalion, on voit des blocs arrachés aux rochers voisins et empilés
1) Sur une terasse naturelle, mesurant à peine 300 pieds sur 50, et située à la naisance mème du Hovenweep, les Cliff-Dwellers avaient trouvé moyen d'élever quarante maisons différentes.
(à) Jackson, 4 c., p. 427 et s.
3) Dans un de ces abris, les explorateurs découvrirent le squelette d'un homme
enveloppé d'une couverture à grandes raies noires et blanches. Cet homme n'avait
aucun rapport avec les anciens habitants de ces demeures aériennes. Selon toutes les apparences, c'était un Navajo, victime des luttes incessantes entre sa tribu et les
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Le Rio Chelly,
les uns sur les autres: les interstices étaient remplis par 4 pierres plus petites qui consolidaient la masse. Tout atteste 1 population nombreuse ; elle était indispensable pour l'exécution de semblables travaux.
COMTE ASEUTI
Fig. 95. — Maison dans un rocher (Montezuma-Cañon).
Les rochers du Rio Chelly renferment des habitations abs:lument pareilles à celles que nous venons de raconter: no sommes condamnés à d'inévitables répétitions pour retrouvt quelques traces des CHi-Dwellers, dont ces constructions, quet ques fragments de poterie, quelques misérables silex restent le
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uniques témoins, Au Rio Chelly, comme à Montezuma, comme ur les rives du Mancos où du Mac Elmo, les grottes naturelles ou artificielles, les dépressions, les plus petites anfractuosités ont dé utilisées. Les constructions sont souvent d'une importance exceptionnelle : ainsi M. Jackson (1) signale, à soixante-dix pieds d'elévation, des ruines, qu'il appelle a Cave Town, une ville de euernes. Elles ont une longueur de 5#5 pieds, sur une largeur maxima de 40 pieds. Presque tontes comprennent un rezde-chaussée et un étage ; une d'elles est même à deux étages ; on à voulu en conclure que c'était la demeure du chef. Les murs sont partout de très faible dimension; leur épaisseur atteint rarement un pied et souvent elle n'est que de six pouces. Les pierres sont noyées dans un épais mortier et enduites à l'intérieur comme à l'extérieur, On a reconnu soixante-quinze chambres séparées; au centre l'inévitable estufa (2) et, derriere les maisons, deux petits réservoirs destinés à conserver l'eau. Aucune de ces demeures ne présente d'autres ouvertures que des fenêtres s'ouwant presque toujours surdes coursintéricures, et les recherches n'ont pu faire découvrir d'autre moyen d'accès que des blocs ccroulés et des fentes naturelles, dont il était possible de s'aider pour l'ascension (3). Plusieurs corrals, véritables cours intérieures, sont encore remplis de fumier en poussière, Comment pouvait-on faire arriver des bestiaux à une semblable hauteur ? Comment parvenait-on à les nourrir sur des rochers escarpés et sans issue ? Toutes les conjectures sont permises ; aucune, il fut en convenir, n'est complètement satisfaisante.
Au pied des rochers, on voit de nombreuses pierres debout entourant des espaces rectangulaires, semblables à celles dont nous avons parlé. lei aussi, les fouilles n'ont rien donné qui puisse hire supposer des sépultures. On a recueilli quelques vases en
H Le, p. 421.
(2) On peut consulter Jackson, L. e., pl. I.
(3) La hauteur des rochers en grès schisteux, qui couronnent ces constructions, n'est pas moindre de 200 pieds à partir du pied de la mesa. La descente de ce point est
donc autrement difficile que l'escalade en partant de la vallée, La mesa est aride, désolée et couverte d'une végétation rabougrie,
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