‹ L'Amérique préhistorique [microforme]Chapitre 64 sur 113 · TS · texte numérisé non relu

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Fig. 130. — Statue trouvée parmi les ruines de Copan.

* Û , LH 2 ÆX ral Sur les faces d'une des pyramides comprise dans le périmetr | F : “ ù < : A ; ju!

de l'enceinte principale, on voit des rangées de têtes (fig, 131. I 4 ont Pour les uns, ce sont des têtes de mort (1), pour les autres, des singes : ces animaux sont très nombreux dans la région et pou , . à ' . ENT : " me vaient bien ètre l'objet de la vénération, du culte même du " A Fe : , , L n { il habitants. Une figure humaine (fig. 132) découverte aupres du \ temple, mérite aussi d'être reproduite. Les habitants de Copin th 4 | DR: Ne Al ont laissé leur portrait dans les bas-reliefs, ils Font sculpté sur h | Nuit : 3 Le iloc pierre dure, ils l'ont modelé en terre cuite, Le désir de perpétuer l'ig. 131, — Tôte de singe sur une pyramide de Copan. l'eCOU son souvenir est un sentiment inné chez l'homme, nous le aile trouvons dans toutes les régions et dans tous les temps. bife le Yucatan. Le Yucatan entier est couvert de ruines intéressantes, Au nord, Tzamal, Ake, Merida, Mayapan; au centre, Uxnul, (I) « 7 , Pas A ° st doubted Kabah, Labnä et dix-neuf autres villes, dont l'étendue atteste lu and l'importance ; à l'est, Chichen-Itza, une des merveilles de Let. . , . , . . CE] de ce vi l'Amérique. La région du sud surtout celle qui avoisine le nr Guatemala, est moins connue; mais déjà nous savons que hi du mènm . : . , . ! ment in province d'Iturbide réserve de brillantes découvertes aux explo- pe eco | vais 6ta (1) Nous avons d'autres exemples de cette décoration. A Nohpat, on a trouvé une les esta frise chargée de têtes de mort et de tibias en croix. Nohpat pouvait être une ville rapprocl aussi considérable qu'Uxmal ; mais les ruines elles-mèmes ont presque entièrement Géoy, se . disparu (Stephens, Yucatan, t. 11, p. 348). | |: | | [ | 4 | | ee ns a me ee - — nef

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LES RUINES DE L'AMÉRIQUE CENTRALE, 393 mateurs (1). La plupart de ces ruines ont été décrites; nous nous hornerons done à résumer rapidementles plus importantes parmi elles,

Une première observation est nécessaire: entre les monuments du Chiapas et ceux du Yucatan, il existe de notables différences. «© Le système de construction à Palenque, dit M. Viollet-le-Due, ne consiste pas comme à Chichen-ltza ou à [ymal, en des revètements d'appareil devant des massifs en blocages ; mais en des enduits de stues ornés et de grandes dalles

Fig. 132, — Fragment découvert auprès du temple de Copan.

rcouvrant les blocages. Le caractère de la sculpture à Palenque st loin d'avoir l'énergie de celle que nous voyons dans les difices du Yucatan ; les types des personnages représentés dif-

(D « That extensive ruins yet lie hidden in these unoxplored regions can hardly be dubted; indeed it is by no means certain that the grandest cities, even in the settled and partially explored part of the Peninsula, have yet been described. » (Bancroît, Let IV, p. 148.) La prédiction de M. Bancroft s'est vérifiée et pendant l'impression de ce volume, M. Charnay découvrait à la limite de la province de Pachualco et du pysrevendiqué par le Guatemala, une ville en ruines, où se trouvent des monuments du mème style que ceux de Palenque. L'origine et le nom de ste ville sont absolument inconnus et M. Charnay s'est cru autorisé à lui donner le nom de Lorillard-City. La décoration consiste généralement en une application de stue, elle est en très mauwais état; l'habile explorateur a pu néanmoins relever cinq bas-reliefs et en prendre ls estampages, Comme à Palenque, on retrouve un symbole cruciforme ; mais il se rapproche plus de la croix bouddhique que de la croix chrétienne. Hamy, Soc. de Géo, séance du ? janvier 1882.

Uxmal,

férent plus encore; ils accusent des traits éloignés de ceux de la race Aryvenne à Palenque ; ils s'en rapprochent sensiblemen à Chichen-ltza, Enfin ce n'est que dans les monuments du Yuey. tan qu'apparaissent les traditions si sensibles de la structure on bois (1), »

« Rien ne peut, ajoute Charnay (2) après ses premicres explorations, lutter de richesse, de grandeur et d'harmonie avec lus édifices d'Uxmal, I n'est pas improbable que les fondateurs des villes vucatèques descendissent des habitants de Palenque, ou tout au moins, que leur civilisation ne procédât de cette civili. sation beaucoup plus ancienne. »

A ces très justes remarques, il faut ajouter qu'à Copan, on peut déjà constater ces différences, Les sculptures, les ornements qui les surchargent, s'éloignent de ceux de Palenque, pour se rapprocher de ceux que nous allons décrire à Uxmal ou à Chichen-Itza, Nous avons done là, le trait d'union, entr deux genres de constructions en apparence seulement dissem blables.

L'origine du nom d'Uxmal est inconnue. Les ruines sont à une distance de 35 miles environ de Mérida et couvrent une superficie considérable (3). La Casa del Gobernador (fig. 133), la plus remarquable de toutes, s'élève sur une éminence naturelle, artificiellement agrandie au moyen de blocages et coupée par trois terrasses successives; les parois sont en pierres appareillées, reliées par un mortier très dur, La Casa elle-mème a 322 pieds de longueur sur 39 de largeur et environ 26 de hauteur. L'intérieur comprend un double corridor, dont la section rappelle celle que nous avons décrite à Palenque (fig. 125) et plusieurs chambres

(1) Viollet-le-Duc, /nt., p. 97 ap. Charnay, Cités el Ruines américaines. Il faut cependant relever l'étrange erreur qu'il commet à propos des Aryens. Rien jusqu'à prisent ne permet de rattacher les races aryennes aux races américaines,

(2) Cités et Ruines am., p. 431.

(3) Waldeck, Voy. pittoresque et arch. dans la pr'ov. de Yucatan, f°. Paris, 1838. — Norman, Rumbles in Yucatan. New-York, 1843. — Baron von Friederichstahl, les mon. du Yucatan; Nouv. Ann. des Voy., 1841. — Charnay, Cités et Ruines amér. Paris, 186), — Bancroft, The Native Races, t. 1V, p. 149. — Short, The North Americans of Ant, p. 347.

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LES RUINES DE L'AMÉRIQUE CENTRALE, 4335 de dimensions très variables, Les murs de ces chambres sont en pierres brutes sans trace de peinture, ni de sculpture; sur un ou deux points seulement, se voient quelques restes de plâtre, Les portes étaient surmontées de linteaux en bois de sapotillier ; un de ces linteaux, couvert d'ornements finement fouillés, est au musée de Washington.

Toute la richesse de lornementation était réservée pour ls murs extérieurs, À un tiers environ de la hauteur, une frise œurt autour du bâtiment et présente une série de méandres, l'arabesques, d'ornements de tout genre, d'un travail aussi apricieux que bizarre (1). Parmi ces ornements dominent les grecques ; Ce motif d'ornementation, si connu depuis des siècles ur notre continent, vient témoigner à son tour du génie de l'homme, toujours et partout semblable, et cela jusque dans ses moindres conceptions,

On a cru reconnaitre parmi les ornements des trompes d'éléphants; ce serait un fait curieux (2), car l'éléphant ne vivait cerhinement pas en Amérique, lors de l'érection des monuments J'Uxmal ; son souvenir s'était conservé par une constante tradiion et peut-être avons-nous là uné preuve de l'origine asiatique de cette civilisation.

D'autres animaux avaient également servi de modèle aux ouwiers: à la Casa de Tortuguas la décoration consiste en une imihtion de palissades formées de rondins de bois; sur la frise upérieure, des tortues saillantes rompent seules les lignes horirntales (3).

Devant le palais, une pierre ronde de plusieurs mètres de hauleur, sans ornements, sans trace même d'un travail humain, se dresse comme une colonne ; d’autres pierres semblables avaient

1) Brasseur de Bourbourg, Hist, des nat. civ. du Mexique et de l'Am. centrale, til, p. 3,

(? On retrouve ce même ornement à la Casa Grande de Zayi, à une petite distance dUimal, « J'ai été frappé, dit Waldeck (Voy. pitt, p. 74), de la ressemblance qu'ofrent ces étranges édifices Mayas avec la tête de l'éléphant. » Voy. aussi Humboldt, Vues des Corilillères, éd, 1810, p. 92.

(3) Viollet-le-Duc, /nt., p. 69.

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336 L'AMÉRIQUE PRÉHISTORIQUE, été érigées sur plusieurs points de la ville, On a voulu y voir ref imitations du phallus et conclure de là, au culte phallique de, QU anciens Yucatèques (1). Ne serait-il pas plus à propos de roy intel der ces pierres comme des gnomons, semblables à ceux pu evil pur | Lo indig DELL niche status dinai Corn ttes dres 4 nent nent aux à Un à de 21 RE l'artis Ptlèe Le de ca écroul l'ig, 133, — Casa del Gobernador, Uxmal, an dont 1 nous aurons plus tard à décrire, en parlant des monuments du paanë Pérou? lorme La Casa de Monjas passe pour la construction la plus remar- Ilétai quable de l'Amérique centrale ; elle offre de grandes ressemblan- dont ( ces avec la Casa del Gobernador. Iei aussi nous voyons le mouni Steph traditionnel, surmonté d'une plate-forme, sur laquelle s'élevent 1) Ch quatre bâtiments différents, entourant la cour (2). Ces bâtiment (2) Chi (1) Brasseur de Bourbourg (L.e.,t.IV,p.67)nous dit que les indigènes appellentcespier- k 2: res des picotes et croient qu ‘elles étaient destinées à servir de poteaux de flagellatior (3) On (2) Les mesures de ces bâtiments données par les différents explorateurs different serait un

considérablement, Bancroft (t, IV, p. 174) les reproduit, Nous y renvoyons le lecteti

lu y voir de, phallique de, pos de rogar.

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