‹ L'Amérique préhistorique [microforme]Chapitre 65 sur 113 · À CO (UT · texte numérisé non relu

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la plus remares ressemblanpyons le mound quelle s'élevent . Ces bâtiments es appellentcespier:

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LES AUINES DE L'AMÉRIQUE CENTRALE, 337 raferment 88 chambres assez petites, régulièrement espacées «rappelant celles des pueblos du Nouveau Mexique; les murs nérieurs sont nus; les portes manquent complètement, I est aident que les habitants protégés par leur pauvreté, peut-être pur la sainteté du lieu, vivaient dans une complète sécurité,

Les murs extérieurs sont ornés d'une vaste frise, où l'art des ndigènes se montre dans sa grandeur et dans son origiwlité, « Chaque porte de deux en deux, est surmontée d'une niche merveilleusement ouvragée, que devaient occuper des datues, Quant à la frise elle-même, c'est un ensemble extraordinaire de pavillons, où de curieuses figures d'idoles ressortent comme par hasard de l'arrangement des pierres et rappellent les tes énormes sculptées sur les palais de Chichen-za ; des méandres de pierres finement travaillées, leur servent de cadre et donnent une vague idée des caractères hiéroglyphiques : puis viennent une succession de grecques de grande dimension, alternées ax angles de carrés et de petites rosaces d'un fini admirable (1). » On a calculé que toutes ces sculptures couvraient une superficie de 24,000 pieds carrés; aucune ne se ressemble et partout l'artiste a pu donner libre carrière à son imagination.

Le bâtiment de l'Ouest est Le plus remarquable de cet ensemble de constructions ; malheureusement il est en grande partie roulé, L'aile gauche, Casa de la Culebra, encore debout, pré- «nte un immense serpent à sonnettes courant sur toute la facade, dont le corps se roulant en entrelacs, va servir de cadre à des panneaux divers (2). Le bâtiment du Nord, élevé sur une platelrme de 20 pieds environ de hauteur, domine toute la cour (3). l'était surmonté de treize tourelles (4) chargées d'ornements, dont quatre seulement étaient encore debout, lors de la visite de Sephens (5). Sur quelques points, mieux abrités contre les intem- (1) Charnay, Le, p. 361.

(?) Charnay, L, c., p. 367.

(3) Waldeck, £, e., pl. XHE cet XVII.

(4) Ces tourelles mesuraient 7 pieds de hauteur.

(9) On remarquait sur ces tourelles doux figures avec le pénis en érection, ce fait serait une confirmation de l'existence du culte phallique à Uxmal.

DE NaDaiLLac, Amérique. 22

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NL L'AMÉRIQUE PREHISTORIQUE, peries, on a constaté des traces de peintures d'un rouge vifs brillant (1),

On ignore absolument la destination de la Casa de Monjas On, supposé que c'était la demeure de nobles vierges mayas, charges comme les vestales romaines où les mamacunas péruviennes de la garde du feu sacré, C'est là une supposition que rien nan. lorise ni à faire ni à contredire, Parmi les autres édifices d'Umal nous citerons la Casa del Adivino (2) élevée sur une pyramil de 88 pieds de hauteur et construite en blocages noveés dans | mortier; la Casa del Enano (À), le Tolokh-eis où la montign sainte et la pyramide de Kingsborough, À une faible distance d la ville, on rencontre d'autres ruines datant probablement de | mème époque, présentant la mème architecture, et loujours le. vées sur des mounds, qui forment une plate-forme inferieur C'était évidemment là, un rite consacré; des temples des dieu il s'était étendu aux palais des rois.

En racontant les kj‘kkenmôüddings, les mounds, les habitations des CH-Dwellers, 11 fallait mentionner à chaque page, les ins lruments en pierre ou en os, les fragments de poterie qui venaient attester la présence de l'homme. Nous n'avons à raconter ane cune découverte semblable, ni à Palenque, ni à Copan, ni: Uxmal, ni dans les autres villes dont nous aurons à parler et, les fouilles faites jusqu'ici n'ont donné que quelques rares sl et des débris de poterie plus rares encore, 1 est cependant impossible que des monuments semblables aient éte éleves sans une population importante et sans une longue habitation. Pourquoi, les armes, les outils, les vases ont-ils disparu ? pourquoi leurs sépultures ne viennent-elles pas rendre lemrs ose ments ? aucune réponse n'est actuellement possible: Hi terre

(1) Stephons, Yucatan, t. I, p. 307.

(?) A la Casa del Adivino, les murs extérieurs avaient été peints on différentes couleurs,

(3) La maison du nain, dit Charnay, se compose d'un corps d'habitation avec de salles intérieures et d'une espèce de chapelle en contre-bas, Ce petit morceau fouillé comme un bijou, « Chef-d'œuvre d'art et d'élégance », Waldeck, L e., p.%

« Loaded with ornaments more rich, more elaborate and carefullÿ executed than thos: of any other edifice in Uxmal. » Stephens, Yucatan, t. 1, p. 313,

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Un rouge xl l'Amérique est un profond mystère; nous ne pouvons que

unie les faits, en laissant à ceux qui viendront apres nous, le de Monjas On: in d'en tirer les conclusions, ayas, elrirgons Les ruines de Kabah et de Labnä, très rapprochées de celles Kaal S pertes Uumal, méritent de nous arrêter un instant, À Kabah une pyra- té que rien nan wide mesurant 180 pieds carrés à ln base etun portique (fig, 13%)

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dre leurs osse- ui rappelle les constructions romaines, surgissent devant le sible : Ha terre wageur, Comment ce souvenir de la vieille Rome se trouve-t-il

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cints en différentes nirer cette merveilleuse similitude du génie de l'homme arri- ù [el se unt constamment à un but identique ? Nous ne nous lassons 1 habitation avec deu | , LÉ | 4 le petit morceau «+ Anais de le montrer, c'est un des intérêts de cette étude (4). a aldeck, Le, peu h. | L . VAR executed than thos: D Stéphens, £ c., t, 1, p. 398. — Baldwin, Ancient America, New-York, 1872, À

Chichen-ftza,

Les édifices de Labnä n'étaient gutre moins remarquables que ceux d'Uxmal ; malheureusement, leur état de dégradation o4 extrème (1). Le bâtiment principal était couvert d'ornements on stuc qui se brisent et qui disparaissent rapidement, On peut en. core reconnaitre une rangée de têtes de mort, des bas-relio représentant des personnages et un globe d'un diametre conside. able, soutenu par deux hommes, dont l'un est agenouillé, Toute, ces figures conservent quelques traces de peintures.

À Zavyi, la Casa Grande offre trois étages en retrait (2): escalier mesurant 32 pieds de largeur et assez semblable à een que l'on rencontre sur divers points du Yucatan, conduit jusqu‘ troisième étage.

Chichen-ltza (3) une des seules villes qui ait conservé sn antique nom mava, dépendait de l'empire de Mayapan. Lon de la destruction de cet empire au xv° siècle, elle parvint à maintenir son jadépendance et ce fut seulement deux svcls après la conquête, le 13 mars 1697, qu'elle fut prise par l« Espagnols et livrée au pillage : c'est de celte époque que dat sa complète destruction (4).

Sur un parcours de plusieurs miles, ce ne sont que dx mouads artificiels, des colonnes renversées (5), des sculptures brisées, des lourdes colonnades, qui étonnent par leur étendu, des amas de décombres, dernière forme de monuments, que l'homme dans son fol orgueil, s’imaginait édifier à jamais. Chichen était un des principaux centres religieux du Yucatu:

(1) Stephens, L. e ,t, IT, p. 16. — « The summits of the neighbouring hilis are cap. ped with gray broken walls for many miles around. » Norman, Ranbles in Yucatur, p. 150,

(2) Le premier étage mesume 265 pieds sur 120 ; le second, 220 sur 60 ; le troisieme enfin, 150 sur 18.

(3) De Chichen ouverture d'un puits et {za un des principaux rameaux de lan Maya.

(4) Landa (Ev. de Merida + 1579) Relarion de las Cosas de Yucatan, p. 310. — Fri derichstahl, Nouv. Ann. de Voy., 1841, p. :00 et s. — Stephens, Yucatan, t Il p. 282. — Norman, Rambles in Yucalan, p. 104. — Charnay, /. c., p. 339. Le baror 6? Fricderichstahl visita les rume: en 1840, Stephens et Norman en 1842, Charnaÿ 1

(5) On a pu compter jusqu'à 480 socles de colonnes.

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