‹ L'Amérique préhistorique [microforme]Chapitre 83 sur 113 · FAT ART PONS" NET ET RENE M TEE · texte numérisé non relu

FAT ART PONS" NET ET RENE M TEE

EC

dides fleurs.

{chargé d tant repr autre 1 uma, Aupr

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esont plus d cercles ou wa, des surf kligures d'he k exécution ils verticale Alchaque car:

luara, on cite Punta {Chil tant quelq us (2), Tout are de conc le serais dis

1 Bollaërt, £. €, ? Bollaëm, L, ce.

LE PÉROU, 157 chargé de sculptures très anciennes, Le groupe le plus imeds 1 want représente la lutte d'un homme et d'un puma (1), Sur | “autre rocher, il est également facile de reconnaitre un uma, Auprès de la petite ville de Nepeñ, on voit un serpent | dossal ; à Caldera, à une faible distance d'Arequipa, des arbres

D St mn en ue + un 2

À iont, 4 eds @ !

Fig. 201, — Pictographie péruvienne, Province de Tarapaca.

es fleurs. Aux Pintados de las Ravyas, auprès de Noria, ce

:sont plus des objets animés, mais des figures géométriques,

“ cereles ou des parallélogrammes, Dans la province de Tara-

wa, des surfaces considérables sont couvertes, non seulement

duligures d'hommes et d'animaux, la plupart d'une remarqua-

d di: cxécution (fig. 201), mais aussi de caractères qui paraissent

ds verticalement. Les lignes ont de 12 à 18 pieds de longueur

chaque caractère plusieurs pouces de profondeur, Auprès de

lara, on cite des inscriptions très effacées, et entre Mendoza ét

5 A lanta (Chili), un grand pilier, où l'on a voulu voir des lettres

Œihint quelque ressemblance avec celles de l'alphabet chi-

É is (2). Tout cela est bien vague, bien incertain et ne comporte

; are de conclusion.

à lescrais disposé à accorder plus d'im, sriance aux découvertes

on, Ÿ

l Bollaërt, /. e., p. 102, Bollaëm, £, ec, p. 218.

458 L'AMÉRIQUE PRÉHMISTORIQUE,

du professeur Liberani, dans la vallée de Santa Maria provine de Catamaren, République Argentine) (1), H décrit des figure animées, évidemment symboliques, accompagnées de la reprol duetion d'objets inanimés, de figures géométriques, de lignes 18 points diversement combinés, On trouve les mêmes signes o

c'est là un fait digne d'attention, fréquemment répetes ot ton jours dans un ordre semblable, Ne sont-ce point la des signed phonétiques? M, Ameghino n'en veut pas douter : il voit dans cos | inscriptions un système complet d'écriture, composé en partie

figures et de caracteres symboliques, en partie de caracteres pu rement phonétiques; et il parait même disposé à admettre qu ce sont là les restes de l'ancienne écriture péruvienne ainsi per pétuée loin des lieux où elle avait pris naissance, Au dire 4 Montesinos (2), cette écriture avait été proserite par Pachaeuti 1 un des fabuleux prédécesseurs des Incas historiques : il tit mm brûler un amauta pour avoir osé enfreindre ses ordres (4,

Ce qui est certain, c'est qu'au xvr sivele les Péruvions n connaissaient aucun système d'écriture soit hiéroglsphique, soi phonétique, aucun mode de numération, Es se servaient, pour le

usages ordinaires de la vie, de guipos (fig. 202), cordelettes leu longueur très variable, portant an certain nombre de fils ati chés par desnœæuds, La couleur des fils, le nombre et la distune des nœuds avaient une signification tantôt historique, tantôt ma thématique (4). Garcilaso rapporte que les quipos, qui relataien l'histoire des Incas, étaient soigneusement conservés par le Qui,

(1) Ameghino, La Antiquedad del Hombre, 1, 1, p. 94,

(2) Mém, hist, sur l'ancien Pérou, trad, Franç. coll, Ternaux-Compans, Paris, 119 (3) « Uno de los reyes del Peru prohibio en efceto su uso bajo las ponas mas sevoe ras, y uno de sus subditos que algunos años mas tarde se propuso inventar un nucvo sistoma de escritura fu quemado vivo, » Ameghino, /. e, On peut consulter du m ah auteur: fascripciones ante colomlianas encontradus en la republiva Argentan iu-8#", Bruxelles, 1880, “

(4) Les Chinois avant l'avènement de l'Empereur Fo-Fli (3300 ans av. J.-C. 10 connaissaient pas l'écriture et se servaient eux aussi de quipos, On trouve dans l'4N écrits de Confucius un passage qui ne peut laisser de doutes à cet égard : 14 hommes de l'antiquité, est-il dit, se servaient de cordes à nœuds, pour donner (4 ordres, Coux qui leur succédèrent leur substituèrent des signes où figures. : Silly M Nature, 1876, t, 1, p. 405. À

Camayol (À nines fan kur perte

Wadition, tent (2),

mettaient let le la capitale miles, s'éleva

! Littéralemer ? Les Indiens rrespondance si le avait été pré wreeau de bois ds tranges roug:

Sgniliaient que | pration, quatre j üt dire que la ré qui le quipo ét se joindre aux

rovine ligure | repron dues (| es, € ot tou " sighe ans ve arte res LI Lire qu tisi per dire d

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Camayol (4), Le plus grand nombre fut détruit par quelques mines fanatiques, comme des monuments d'idolätrie : mais eur perte n'est pas importante pour Fhistoire, puisqu'aucune mdition, aucune étude n'ont permis d'interpréter ceux qui

À tent (2), C'était au moyen de ces quipos, que les Incas trans-

" 1 S \ | el l (A ÿ

lig. 207%, — Fragment de quipo,

mettaient leurs instructions; sur toutes les routes qui partaient le la capitale, à des distances régulicres, exeédant rarement cinq miles, s'élevaient des tambos, destinés aux chasquis où coureurs

L Littéralement, le gardien des quipos.

? Les Indiens ont conservé longtemps et conservent pout-être encore ce mode de rospondance secrète, Une grande révolte contre les Éspagnols fut organisée en 179%, Elle avait été préparée, ainsi qu'on l'apprit plus tard, par des messagers portant un wrccau de bois dans lequel étaient renfermés des fils, dont les extrémités formaient des franges rouges, noires, bleues où blanches, Le fil noir portait quatre nœuds qui dgnifiaient que le messager était parti de Valdura, la résidence du chef de la cons pration, quatre jours aprés la pleine lune, Le fil blanc portait dis nœuds, ce qui vou ut dire que la révolte éclaterait dix jours après l'arrivée de ce messager, La personne qui le quipo était remis devait à son tour faire un nœud au fil rouge s'il accoptait se joindre aux conjurés, aux fils rouges ot bleus, si au contraire il s'y refusait.

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ri.

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Photographic

LesChibchas.

qui allaient d’un poste à l'autre. Les ordres de l'Inca étaient @

ainsi connus avec une incorevable rapidité:

naient directement de lui étaient marqués d'un fil rouge du Iautu royal et rien n'égalait, assurent les historiens, le respect avec lequel ces messages élaient accueillis (1).

Ce mode si imparfait, de communication présentait de bien autres inconvénients, quand il s'agissait de la conservation des faits historiques, de leur transmission à la postérité, IL était cer-

tainement, à ce point de vue, très inférieur aux pictographies des !

Méxicains, au système hicroglvphique usité dans le Yucatan ot dans le Chiapas et même aux grossières représentations des Amé-

ricains du Nord: il offre un contraste singulier avec les progrès

de tout genre dont les Péruviens ont été les initiateurs. Nous ne saurions terminer ce qui concerne le Pérou, sans ré-

péter l'admiration qui saisit l'historien et le philosophe en etu- &

diant l'orgenisat'on si curieuse, la civilisation si avancée des populations qui bravaient le dur climat des Andes, le soleil brülant des côtes du Pacifique. Nous reviendrons sur les originesde cette civilisation, sut les rapports qui ont pu exister entre ces peuples et ceux de l'an’ ien continent; mais avant d'aborder cette question, il faut compléter notre travail, par l'étude des autres populations de l'Amérique du Sud.

Sur les plateaux montagneux qui forment la chaîne des Andes, par 4° de latitude nord, à une altitude de près de 3000 mètres, vivaient les Chibchas (2).

Ils étaient de race forte et courageuse, agricole et laborieuse, ayant un caractère propre et une civilisation originale. Isolés

(1) Prescott, Hist. of the Conquest of Peru, p. 29.

(2) Piedrahita, Hist. Gen. de la Conquista del Nuevo Reyno de Granada. Madrid, 1688. — Humboldt, Voy. aux régions équinoxiales fait dans les années 1799 et 1804. — Vues des Cordillères et Monuments des peuples indigènes de l'Amérique. Paris, 1807 et a. s. — J. Acosta, Compendio hist. del descubrimiento y colonisacion de la Nueva Granada, Paris, 1848. — Bollaërt, Ant. Ethn. ard other Researches in New Granada. London, 1860. — Uricochœa, Mem. sobre las antiguedades Neo Granadinas. Berlin, s. d. — Nature, 1877,t, 1, p. 359. — Isographia fisica y politica de los Estados Unidos de Colomtia. Bogota, 2? v., 1862-3. — D° Saffray, Voyage à la Nouvelle Grenade, Le Tour du Monde, t. XXIV, XXV et XXVI.

CEUX qui éma- M

| plus fine, d | itaient des

ur l'étroit maintenir dont les ri kur culte ( iens, les C jeter, Com ours d'eat er des stat k coton 0 viller le b celle des en général de couleur

que distar

pierre, en

chesse étai dans les pr dores recuc lions de not veritablem

Nous ne garde com rique du S lequel nou

(1) Après qu'un territoir vince de Cunt L'État de Cun nom : Les Éta

(?) Acosta, L

(3) M. Urica prend-il, ne } bement que « celle des Itoco

(4) Les Chil signifie Aomn

étaient

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respect le bien 3j Ion des M ait cer- 8

hies des 8 ‘atan ct 8 PS Amé-

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Ans re- 4 en élu- 4 des po- J brûlant de cette peuples iestion, ilalions %

Andes,

mètres,

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. Madrid,

et 1804, ue. Paris, ion de la Ps in New Granadica de los h La Nou-

ur l'étroit espace qui formait leur patrie, ils avaient toujours su maintenir leur indépendance contre des voisins plus puissants, dont les rapprochaient leurs mœurs, leurs usages, leurs arts et kur culte (1). Moins avancés peut-être que les Aztees ou les Péruïens, les Chibchas savaient cependant tracer et paver des routes, jter, comme les sujets des Incas, des ponts suspendus sur des ours d'eau, bâtir à leurs dieux des temples à colonnes, sculp-

kr des statues, graver des figures sur la pierre, tisser et teindre | » D Ü ,

k coton ou la laine, orner les étoffes de dessins variés, tra-

| ailler le bois, la pierre, les métaux. Leur céramique ressemblait

icelle des autres peuples de l'Amérique; leurs vases sont formés, en général, de trois couches superposées ; la couche centrale est de couleur noire, les couches internes et externes sont en terre lus fine, et de couleur plus claire. Les ornements des Chibchas itaient des colliers de coquilles qui venaient des côtes du Paciique distantes de plus de deux cents lieues, des pendeloques en pierre, en or, en argent , des perles et des émeraudes. Leur richesse élait considérable et les chroniqueurs rapportent que, dans les premiers mois qui suivirent la conquête, les Conquistadores recueillirent un butin, dont la valeur dépassait trente millions de notre monnaie (2). Si ce chiffre n'est pas exagéré, il serait writablement énorme pour le temps et pour le pays.

Nous ne savons que peu de choses sûr ce peuple, que l'on regarde comme un des auteurs de l'antique civilisation de l'Amérique du Sud. Sa langue elle-même a disparu (3) et le nom sous lequel nous le connaissons remonte aux Espagnols (4), qui l'ont

(1) Après la conquète espagnole, le pays des Chibchas, qui ne comprenait guère qu'un territoire de 45 lieues de longueur sur 1? à 15 lieues de largeur, devint la province de Cundinamarca ct fut compris dans la vice-royauté de la Nouvelle-Grenade. L'État de Cundinamarea fait partie, depuis 1861, de la Confédération qui a pris pour nom: Les États-Unis de la Colombie.

(?) Acosta, £, c., p. 123, 126.

(3) M. Uricæchea a publié, en 1871, une grammaire Chibcha. Cette langue, nous apprend-il, ne peut être étudiée aujourd'hui que dans deux autres qui ne sont probabement que des dialectes, celle des Turievos, peuple qui vit au nord de Bogota, ou celle des Itocos, qui habitent près des célèbres mines d'émeraudes de Muzo.

(4) Les Chibchas, croit-on, s'appelaient eux-mêmes Muiscas, mot qui dans leur langue signifie Aommes.

emprunté à Chibchachimi, un des principaux dieux du pass, le de protecteur à la fois, par une association assez étrange, de ceux qui travaillaient la terre et de ceux qui travaillaient l'or, Lestra- M ditions qui concernent les Chibchas sont peu importantes, disaient autochtones, nés avant que la lune ne fût créée (1), sur M le plateau même où s'élève aujourd'hui Santa Fe de Bogota, Is erraient nus, sans lois et sans culture, lorsqu'un étranger, Bo- @ chica, vint, de régions éloignées, leur apprendre l'art de cons. truire des maisons, de se vêtir, el de vivre en société, Les lé @

Ils se | n'

gendes qui se rapportent à Bochica ont une curieuse analogie avec celles qui concernent Quetzacoatl ou Manco-Capac et, par un de

ces hasards dont l'histoire offre de fréquents exemples, le civi- 8 lisateur de la Colombie participe à la fois du réformateur du M Bouddhisme et du premier Inca du Pérou. 4

Outreleurs dieux particuliers, comme Chibchachimi ou Nehm- 1 quitiba, les Chibchas adoraient aussi le soleil et la lune: ik &

offraient au soleil, mais seulement dans de rares occasions, b. des victimes humaines. Une de ces occasions était le renouvelle- 1 ment de chaque cycle de quinze ans, qui formait la base de leurs 4 calcu!s astronomiques ; par une cruauté qui s'accorde peu avec l

leurs mœurs habituelles, la victime était souvent choisie plusieurs années à l'avance et préparée par une longue initiation à la mort qui l'attendait. Les hautes cimes des montagnes, les cours d'eau, les lacs étaient consacrés à leurs divinités. Parmi les lacs, celui de Quatavita était le plus vénéré ; on rapporte qu'au moment de la conquète, les habitants jetèrent dans ses eaux tous leurs tré-

sors, pour qu'ils ne devinssent pas la proie des vainqueurs, dont la renommée leur avait déjà appris toute l'avidité. Cette légende, qui ne concorderait guère avec le récit des sommes immenses que les Espagnols tirèrent de la Nouvelle-Grenade, est restée très vivante. À plusieurs reprises, les tapadas ont cherché à ex-

(1) La légende Chibcha voulait que la lune fût la femme de Bochica qui personnifiait le soleil ; elle faisait autant de mal aux hommes que celui-ci leur faisait de bien. Bochica irrité la coudamna à éclairer la terre durant la nuit. Desjardins, le Pérou avant la conquéte espagnole, p. 44 et 102.

hiter ces rici ces des ex igator, deux Ws récentes ur,

\on loin de “ze colonnes “ele; un pe rssent vingt wrres taillées côtes, sur u ne c'était la v mt les témoi ir Quesada.

Quoique app «nt point avoi mprince, ap lutre fractior lud'hui Tunji «le des Inca:

(Jippa ne pouva 1h concubines ln. Aucun d

inc coutume (

{+ transmettait 4 Dès que le

drimplacés par

Aihcé dans un

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ue sépulture

Ahuqu'à ce jou:

dite découvert

1) Bul, Soc. Get re debout. Voy.

Hombre, t. 1, p. M

iter ces richesses; mais le résultat n'a guère répondu aux espé-

AVS, Île

. D nces des explorateurs; en 1562, il a été retiré des eaux un es true À … jjgator, deux singes et treize batraciens en or; des tentatives Ils so Bi x récentes n'ont donné que quelques figurines, sans va- , Sur | : all,

Ua. Is À Non loin de Tunja, dans l'État de Boyaca, on voit encore debout r, Bo- @ ire colonnes de quatre à cinq mètres de hauteur, placées en Cons- ele; un peu plus loin auprès de ruines considérables, se es lé- rssent vingt-neuf colonnes moins élevées (1); de nombreuses avec We ivrres laillées et chargées d’ornements sont répandues de tous

un de FE «côtés, sur une longueur de plus de deux miles. On a supposé ue c'était la ville de Sogomuxi et le temple, dont les colonnes ant les témoins, serait celui de Nehmquitiba, qui fut détruit

* CIVIir du

…. 1r Quesada.

chm- @ | Quoique appartenant à la même race, les Chibchas ne paraisils 1 jt point avoir formé un corps de nation; les uns obéissaient à ions, 1 {n prince, appelé Zippa, qui commandait à Bogota; le chef de

l'autre fraction portait le titre de Zoque et résidait à Hunsa, au-

velle-

leurs Lud'hui Tunja. L'autorité de ces chefs était aussi despotique que avec {ve des Incas, et nul n'aurait osé enfreindre leur volonté. Le icurs lippa ne pouvait avoir qu'une femme légitime ; mais des milliers mort li concubines (Thiguyes) le consolaient du frein qui lui était im- ‘eau, Lac. Aucun des fils n’héritait de la puissance paternelle ; par celui {ne coutume qui se retrouve encore au centre de l'Afrique, elle it de 4x transmettait au fils aîné de la sœur. tré. @ù À Dès que le Zippa était mort, ses viscères étaient enlevés et dont @ Aimplacés par une résine odoriférante ; le corps était ensuite inde, thcé dans un cercueil de bois de palmier, garni intérieurement ses textérieurement de plaques en or. Ce cercueil était déposé dans stée due sépulture tenue secrète ; et ce secret aété si bien gardé, que, ù ex- Ahnqu'à ce jour, les tombes, objet de tant de convoitises, n'ont pu dire découvertes. Tel est le récit, tout empreintde leur exagération sonnibien, 1) Bul. Soc. Geog., 1847. — Les voyageurs diffèrent sur le nombre de colonnes enavant re debout. Voy. Saffray, Viaje «a Nueva Granada, — Ameghino, La Antiguedad del

Himbre, t, I, p. 103.

habituelle, que nous empruntons aux écrivains espagnols, Il edf probable que la grotte, située non loin de Bogota et qui a livn

re, léti ibiles à se

une ample moisson de bijoux en or et en argent, ou bien celle uit Ja fabri

au pres de Tunja, où l'on voyait rangées de nombreuses momie revèlues de riches manteaux, étaient bien les lieux consacrés la sépulture des Zippas etdes Zoques, On enterrait avec ces chef leurs armes, leurs vètements, les insignes de leur rang et mèmé celles de leurs concubines qu'ils avaient préférées, Dans toute les tombes sans exception, on trouve les objets de la vie usuelle les outils de la profession et des vases remplis de chicha, Pou ces hommes, comme en général pour tous les peuples de l'Améd rique, la vie nouvelle qui commençait après la mort continuai celle qui s'était écoulée sur la terre. ;

Les lois des Chibchas n'étaient guère moins sévères que celle 4

des Aztecs ou des Péruviens, Le viol et l'homicide étaient punis de mort ; le voleur subissait la peine du fouet. Parfois les peine étaient plus originales ; celui qui montrait de la Bcheté à la guerre

était habillé en femme et astreint à des travaux féminins. . femme accusée d'adultère devait avaler une certaine quantité dei poivre rouge; si elle avouait sa faute, elle était impitoyableme T 1 mise à mort; si elle pouvait résister à l'épreuve, le mari devait lui adresser des exeuses publiques. È

Ces hommes ne possédaient des bestiaux d'aucune sorte: ils di paraissent même pas avoir su utiliser les lamas. Leur nourriturel

se composait du miel très abondant sur les pentes des montagnes, fe de mais et de patates qu'ils obtenaient en cultivant la terre : ve des outils en bois et en l’arrosant fréquemment, au moyen des canaux qu'ils avaient creusés. Leurs demeures s'élevaient au mi- l lieu d'enceintes circulaires, cercadas, souvent défendues par desk Fig. 203. -

fe postes d'observation. Elles étaient construites en bois et en argilefs

| Musée de Sai dicha (fig. 201

dhable encorc

délayée dans de l'eau ; le toit était conique et couvert de nattes enk roseaux. Les ouvertures étaient fermées par des jones entre-#s lacés. |

Tout primitifs que peuvent les faire paraître leurs habitationsé

. Ni et ere : !) Le fer seul 1 et leur mode de vie, les Chibchas connaissaient le bronze, le#

“4 dns toute l'Amér

DE Napai

LE PÉROU. 165 s, | cé À

a livr

ivre, Pétain, le plomb, l'or et l'argent (1). Ils étaient très biles à se servir de ces métaux et leur principale occupation

elle au ait Ja fabrication d'objets en or et en argent. On peut voir au momie acres 4 es chef@ Uinèmé s toute usuelle a, Pou

Ame nlinuai@n

ie celle it puni S peine Lguerr ins, Lai tite d 1 blementa

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Spas cosoñins

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Fig. 203. -— Armes et bijoux des Chibchas (Musée de Saint-Germain).

Alnsée de Saint-Germain d'intéressants spécimens de l’art chi- Aicha (fig. 201). M. Uricoechea possède une collection plus remardmble encore; parmi les pièces qui la composent, il faut menitations ;

s entre-@

1) Le fer soul leur manquait; il en était de mème, nous l'avons souvent répété,

onze, 1e 8 M ins toute l'Amérique.

DE NapalLLac, Amérique. 30

Chaque joutent à neuses pie

lionner deux masques humains en or, plus grands que nature et des centaines de petites figurines, représentant des hommes. @

des singes, des grenouilles. Ces dernières figurines abondent M . Jogota, de

dans toute la Nouvelle-Grenade; nous devons supposer que la vénération des Muyscas pour les cours d'eau, s'étendait aux batraciens qui les peuplaient,

Les Chibchas paraissent avoir fait un grand commerce des divers objets qu'ils fabriquaient; ils exportaient aussi chez leurs voisins, le sel de mine très abondant sur leur territoire : en retour, ils recevaient les grains que la pauvreté de leur sol rendait indispensables. On prétend qu'ils avaient créé une monnaie pour faciliter ces échanges et c'est à cet usage qu'étaient destinés certains petits disques en or, d’une forme spéciale: il est plus probable qu'ils étaient des ornements; rien de ce que nous savons de l'état social des peuples du sud de l'Amérique, ne permet de croire qu'ils connussent la monnaie.

Les monuments, à l'exception des colonnes dont nous avons M

parlé, sont rares dans le pays des Chibchas et leur énumération

sera rapide. On cite une pierre vraisemblablement destinée à des @

sacrifices et soutenue par des cariatides, un jaguar sculpté à

l'entrée d'une grotte auprès de Neyba, plus loin des lamas gigan- @ tesques. Humboldt (1), signale entre le deuxième et le quatrième M

parallèles, à l'entrée du pays des Muyscas, des rochers de granit

ou de syénite couverts de figures colossales de crocodile et de

tigre. Ils semblent chargés de défendre les représentations du soleil et de la lune qui les accompagnent. M. Ameghino parle aussi des hiéroglyphes de la Nouvelle-Grenade (2) et peut-être faut-il faire remonter à ces mêmes hommes, deux colonnes d'une grande hauteur, chargées de sculptures et situées au confluent

du Carare et du Magdalena. Elles sont l'objet de la vénération

superstitieuse des indigènes (3).

(1) Humboldt, Vues des Cordillères et Monuments des peuples indigènes de l'Anirique.

(2) « En Nueva Granada las inscripciones geroglificas se encuentran à cado paso. » 4

La Ant. del Hombre, t. I, p. 92.

(3) Zamora, Hist, de lu Prov. del Nuevo Reino de Granada.

rossiè rem pueblos les A chaqu nce dispar wr à cette l'origine ot mrquelque Dans nul

que dans l'Urugua

| Andes, et ous la dot mirable :

uriées ; pat nes qui nc datiles à l'alir un coloris le “hi flore ; les ljeut dépein

n llides, de ta, {londance de { moins rema

(1) Bastian, Ze (?) Le littoral 3) Quinze mil tnracontant sa 1 itI866 (Life and & dire riche, s'il «tte vallée et ce le sol, va former duits sans nomb 4) L'Ichtyolos Agassiz put clas (ë) Sudis Giga

Mu Chaque jour, pour ainsi dire, amène des faits nouveaux qui nature D joutent à nos connaissances. Nous ne pouvons omettre les cu- | rieuses pictographies récemment découvertes dans les vallées de À logota, de Tunga et de Cauca ; elles paraissent une carte du pays . rossicrement tracée, où l'on peut cependant reconnaitre les …ucblos les plus rapprochés (1).

…. À chaque pas, l'Amérique du Sud montre les vestiges d'une nce disparue, d'une civilisation éclipsée et toujours il faut arri- PE à cette même conclusion, notre impuissance absolue à dire origine ou la décadence de ces races, représentées aujourd'hui

mines, Ou ndent que la uit aux

‘ce des

i chez

olren- Fa | ,

| M. nrquelques misérables sauvages, sans passé, comme sans avenir! j mon- er 1 PAL ‘at ,

taient M Dans nulle région du globe, la nature n'a été plus prodigue Le nrisit.

ctaien

que dans les pays immenses, qui s'étendent de la Guyane \,l'Uruguay, de l'Atlantique (2) aux premiers contreforts des | Andes, et qui forment l'empire du Brésil. La fertilité du sol, h | ous la double influence de la chaleur et de l'humidité, est avons M mirable ; partout croissent les essences forestières les plus ération We rides; partout poussent à l'envi de précieuses plantes médici-

DU ailes qui ne se trouvent sous aucun autre climat, des végétaux Lutiles à l'alimentation ou à l'agrément de l’homme, des fleurs Lin coloris le plus éclatant (3). La faune n'est pas moins riche que Lhflore ; les forêts vierges, dont rien, au dire des voyageurs, ne mnt dépeindre la magnilicence, sont remplies de singes, de { llides, de tapirs, de pécaris, d'oiseaux au brillant plumage. L'alndance des poissons dans les fleuves et les rivières n'est pas

iale : il ce que ue, ne

ce à des ulpté à k.

gigantrieme granit e et de ns du » parle { ut-ôtre

moins remarquable (4. Le pirarueu (5) que les indigènes

(1) Bastian, Zeitschrift der Geselschaft Erd Kunde. Berlin, 1878.

(?) Le littoral brésilien mesure 8,500 kil. Macedo, Chorographie du Brésil. Leip., 1873,

3) Quinze mille espèces végétales propres au Brésil ont déjà été reconnues. Agassiz, racontant sa mémorable expédition de l'Amazone entreprise durant les années i865 &t1866 (Life and Explorations in Brazil. London, 1868), ajoutait : « Un empire pourrait & dire riche, s'il possédait seulement une des sources d'industrie qui abondent dans «tte vallée et cependant la plus grande partie de ces richesses merveilleuses périt sur #1 ke sol, va former un peu de limon, ou teint les eaux sur les bords desquelles ces pro- If duits sans nombre se perdent et se décomposent. »

(4) L'Ichtyologie brésilienne est si riche que, dans son exploration de l'Amazone, Agassiz put classer trois cents espèces nouvelles. RIEL

(5) Sudis Gigas. È

s d'une hflucnt ‘ration &

de l'Ani-

D paso, »

prennent avec Va lance, quand il parait à la surface de l'eau ot la tortue suffiraient seuls à la nourriture d'une nombreuse population ichtyophage (D).

La barbarie des hommes formait un étrange contraste avec 1 richesse de la nature, Tandis que des peuples puissants, indus. trieux, ayant des gouvernements réguliers, des lois, des villes toute une organisation sociale, prospéraient sur les côtes salon neuses du Pacifique, sur les plateaux élevés des Andes, à dus altitudes où le froid et la famine étaient toujours des ennemis redoutables, les Portugais ne rencontraient, au milieu des for. liles contrées du Brésil, qu'une population clairsemée (2, plongée dans la plus triste dégradation et où le cannibalisme à persiste

jusqu'à nos jours (3).

Celte population indigène appartenait à la race appelée Guaanie par les Espagnols, Tupi par les Portugais, C'était la race la plus prolifique de l'Amérique du Sud (4). On la retrouve au

(1) Prince Max de Neuwicod, Reise nach Bresilien, 3 v. 4°, Francfort-sur-lo-Moin, 18,0, — À, de Saint-Hilaire, Foyage dans les provinces de Rio de Janeiro et de Minas Geraës, — F, Denis, Le Brésil, Univers pittoresque. Paris, 1837. — F, de Castelnan, Exp, dans les parties centrales de l'Amérique du Sud de 1843 à 1847, 6 v, 8, — A, de Varnhagen, Hist, Geral do Brazil, Madrid ot Rio de Janeiro, 1855-7, — D' Th, Waits, Anthropologie der Naturvolker, t. WE, Leipzig, 1862. — GC, de Martius, Beitrage zur LUmographie und Sprachenkunde Amerikas zumal Braxziliens, Leipzig, 1867-7?, — Marcoy (Saint-Cricq', Voyage à travers l'Amérique du Sud, de l'Océan Pacifique à l'Océan Atlantique, Paris, 1868. — R. Burton, Highlands of Brazil, London, 1868, Hartt, Geology and physical Geography of Brazil. Boston, 1870. — Pompeu de Souza, Compendio de Geographia geral e especial do Brazil, — Lacerda et Pexioto, Contribugoes arao pestudo anthropologico das Ragças indigenas do Brazil, Archivos do Museu Nacional Rio di Janeiro.

(2) Varnhagen estimait k un million environ, le nombre des indigènes au moment de la conquête portugaise, Les différentes tribus restées encore sauvages, peuvent s'élever aujourd'hui à 500,000 âmes. Les autres se sont fonducs dans les populations du pays. Ge sont les Capu/fos, fils de nègres et d'Indiennes, les Mamelucos ou les Curibocos, fils de blancs et d'Indiennes, les Mulattos fils de blancs et de noirs. Les subdivisions, à mesure que les générations s'accroissent, sont infinies.

(3) Nous avons déjà dit que tous, hommes, femmes et enfants, erraient dans un état de complète nudité; dans quelques tribus cependant, on trouve des tangas en terre cuite couvrant les parties sexuelles. Ces tangas sont en argile très fine, cuite au feu, Le côté concave a conservé sa couleur naturelle, le côté convexe est émaillé avec de l'argile blanche ; sur quelques-uns d'entre eux on a figuré un visage. Archives du Mus. Nat. de Rio de Janeiro, t. I.

(4) Les Galibis, que l'on rencontre dans la Guyane française, appartiennent à une

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\utilles, dans l'Uruguay, dans la Guyane et jusque dans la Jolivie, Les Guaranis étaient d'une nuance moins foncée que ls Aymaras ou les Qquichuus; leur conformation était plus robuste et plus vigoureuse ; en revanche, leur caractère était plus lent, leur intelligence moins ouverte, moins accessible surbut au progrès.

Le docteur Crevaux (1) constatait de grandes analogies entre kslangues de la Guyane, de la Haute-Amazone, des Antilles et «lle des anciens habitants de la baie de Rio de Janeiro : c'est me preuve considérable à l'appui de l'opinion, qu'une race

nique avait peuplé toutes les côtes américaines de l'Atlan-

ique (2). Mais celte race a été profondément modifiée par des mélanges ultérieurs ou antérieurs, Quelques peuplades préseneat un type asiatique très accusé; leur conformation est trapue tramassée; leur visage aplati, le nez écrasé, les pommettes

M luillantes; les yeux sont fendus obliquement, la peau est de mn ouleur jaune, la barbe peu fournie, les cheveux sont noirs,

bngs et plats. On retrouve aujourd'hui ces mèmes’ caractères ô des les Aîmorëés (3) auxquels les Portugais ont donné le nom

=. le Botocudos (%) à raison de l'immense rondelle de bois (botoque)

jquils ont l'habitude d'introduire dans une fente artificielle dleur lèvre inférieure (fig, 201).

Mu Les peuples se ramifiaient en tribus innombrables, qui, malgré

L'ouche probablement alliée aux Tupis et qui, selon Martius, a donné naissance par lo . L''visement avec les peuples conquis des Antilles, à la redoutable race des Caraibes, à ! DOrbigny, l'Homme américain, t, , p. 268. — M, Girard de Rialle a fait très bien L'onnaitre les Galibis, en rendant compte de la présence de plusieurs naturels du pays Au Jardin d'Acclimatation (Nature, 19 août 1882). 4% 1} Au moment même, où nous écrivions ces lignes, on apprenait que le D' Crevaux tait été massacré par les sauvages; sa mort est une perte très grande pour la science. ? Bul, Soc. Anth., 1881, p. 564.

3) Olfers, Eschwege, Journal v. Brésilien, t. IT, p, 194. — Selon MM. Lacerda ct Pevoto (Arch. du Mus. Nat. de Rio de Janeüro, t. 1) ce seraient les Botocudos, qui se tpprocheraient le plus de la race primitive du Brésil. Ü M. Rey décrit le crâne des Botocudos comme caractérisé par la saillie de la glalle et des arcades sourcilières, par l'enfoncement de la racine du nez, l'absence de uses frontales, la simplicité des sutures, la forme globuleuse de l'occipital et par la 4 rite c'ânienne en forme de carène. L'indice céphalique varie entre 71,67 et 74,86. — ldier, Bul. Soc. Anth., 1881, p. 566.

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