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CHAPITRE IX

Dans les chapitres précédents, nous avons dit tout ce qu'il était actuellement possible de savoir sur les temps qui ont précédé en Amérique l'invasion espagnole, Nous avons vu les premiers habitants du nouveau continent passant successivement par les phases d'une civilisation analogue à celle de nos ancêtres, luttant avec d'humbles silex contre les animaux gigantesques à jamaisf boe à -écil disparus, exécutant des terrassements immenses pour défendre@en bi sippouet leurs foyers, pour honorer leurs dieux ou leurs morts, gravissanti l'avons d uv des rochers presque inaccessibles, pour y placer leurs emeures,! Lctonce. d fondant des villes, élevant des monuments, cultivant les arts, éta-@ diiites ht blissant des gouvernements, obéissant à des lois régulivres, IN ie 4 ol faut maintenant étudier ces hommes au point de vue de leur het 6 conformation physique ; chercher les conséquences qui découlent ie de ces études et les conclusions encore bien incomplètes qu'elles permettent.

Nous avon:

| shino dans le «tenaient, l'ar . Tout le pay “tune vaste

Parcourons à nouveau les régions où nous avons constaté les reliques ou les souvenirs de l’homme ; demandons aux sables des pampas, aux mounds du Mississipi, aux huacas du Pérou, auxf huttes des Esquimaux les ossements qu'ils recèlent. Rien de ce qui touche à ces questions, ne saurait être indifférent au penseur,

(1) Gh. Abbott, ! le Delaware nea (?) Chap. 1, p. !

Ces hommes, dont quelques misérables débris restent les derniers témoins, ont vécu, ont aimé, ont lutté et souffert comme nous.

(3) Chap. 1, p. :

(4) C. Vogt, Sg

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; LR vie a été la vie de nos pères; leur passé, le passé de notre

… propre race ; leurs instincts, leurs aspirations, leurs conceptions D nos instincts, nos aspirations, nos conceptions. Malheureusement ces ossements, dont autrefois on ne soupçon- # Lui guère l'importance, n'ont pas toujours été conservés avec le Re ain désirable ; les fouilles entreprises, soit dans un but de curioit, soit pour chercher des trésors, que la crédulité et l'avarice . ;disputaient à l'envi, n'ont été ni méthodiquement dirigées, ni “unveillées par des hommes compétents ; de là des causes nomw jruses d'erreur, dont il faut tout d'abord prévenir le lecteur. @ U Parmi les plus anciens débris humains, découverts sur la terre | 1 Amérique, nous devons sans doute ranger un crâne que les | D hvaux d'une voie ferrée ont mis au jour, auprès de Denver, à tit is pieds et demi de la surface du sol (1). Il gisait dans un loess Mu qi paraît n'avoir subi aucun remaniement, ce loess couvre des ….jhines immenses et offre une ressemblance frappante avec les ar Jos @n

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…kpôts glaciaires de l'Europe. Nous avons déjà dit (2) qu'il luttant init livré de nombreux instruments d'une fabrication très ana

FU hyue à celle de nos instruments paléolithiques. Tout permet

fente à supposer que le crâne remonte à la même époque ; mais nous se …. navons aucun détail sur sa conformation et s’il peut prouver JOUUS GS laxistence de l'homme sur le sol de l'Amérique dès l'époque MS taciaire, il ne nous dit pas quel était cet homme qui vivait au res, Îl à \nilieu des glaciers, qui combattait le mastodonte et le megae leur …ierium, ses redoutables rivaux dans la lutte pour la vie.

al | Nous avons raconté les découvertes si curieuses de M. Ameüu CIICS

| shino dans les pampas de la Plata (3); des découvertes nouvelles venaient, l'année dernière, les compléter et les affirmer (#).

1 Tout le pays entre Buenos-Ayres et Rosario, le long du Parana, “tune vaste plaine ondulée, d’une superficie d'environ cinq

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de ce (1) Ch. Abbott, The Paleolithic Implements from the Glacial Drift in the Valley of ke Delaware near Trenton (New Jersey). Report Peabody Museum, 1878, t. IT, p. 251. (?) Chap. 1, p. 19.

(3) Chap. 1, p. 28.

(4) C. Vogt, Squelette humain associé aux glyptodontes. Bul. Soc. Anth., 20 oct.

nseur, rniers!

Cräne préglaciaire,

Squelette trouvé dans les Pampas de La Plata.

mille lieues carrées. La formation pampéenne se trouve au-dessous d'une première couche de terre végétale d'une Puissance moyenne d'un mètre: elle comprend une couche supérieure vue riant de 5 à 24 mètres, qui descend sur les bords du fleuve jusqu'au niveau des eaux et qui est caractérisée par la présence du glypto. don, du mylodon, de l'hoplophorus, d'équidés (1), et de rue minants; puis une deuxième couche, de { à 3 metres, où les ose sements sont moins friables et mieux conservés, Elle renferme

les restes du mastodonte, du megatherium, du tloxodon. 4 M. Roth, à qui nous devons ces renseignements, regarde les 1 deux couches comme appartenant au quaternaire ; mais il af- @ firme que dans les nombreuses fouilles qu'il a dirigées, il a cons- 4 tamment trouvé les deux faunes complètement distinctes, %

C'est dans la première couche que des débris humains ont été 4 recueillis auprès de Pontimelo, au nord de la province de M Buenos-Ayres, [ls comprenaient un crâne avec sa mâchoire infé- L rieure; les vertèbres cervicales étaient distantes du crâne: les 1 côtes gisaient çà et là; un seul fémur tenait au bassin, Les os

d’une des mains élaient en place; ceux de l’autre et les os du pied étaient dispersés ; il en manquait mème plusieurs.

Tous ces os étaient décomposés et les parties extérieures enlevées par la pourriture. Ils étaient placés au-dessous de la carapace d'un glyptodon dont le dos était retourné. Sous le crâne se trouvaient une coquille d'huitre et un instrument en bois de cerf, où le travail humain était peu apparent.

Tels scut les faits, nous devions les raconter pour ne rien 8 Lun

omettre sur le sujet important qui nous occupe. Malheureuse- #8 ment nous n'avons aucun renseignement sur la forme du crâne @

ou sur celle des os longs. Les remaniements rapides causés par les pluies et les vents, par la violence des cours d'eau, suite inévitable de la fréquence des orages dans la région ne permettent pas d'ailleurs d'affirmer avec une complète sécurité, la contemporanéité de cet homme et du glyptodon.

(1) Equus curvidens.

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(} Un crâne prés ui, sur les bords dthropologie, t. !

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.des- F Nous n'avons rien à ajouter à ce que nous avons dit sur les Cränes des anceueleltes humains, rencontrés dans les cavernes, habitation où

© Vas pulture des vieux Américains, Quelques-uns de ces ossements

qu'au M montent vraisemblablement à une grande antiquité, mais les

ypto: ervations ne sont pas encore assez nombreuses pour permettre

Um ( conclusion sérieuse,

os 08. Mn \ous ne ferons d'exception que pour le crâne du Lagoa-Santa Les hommes erme M frésil), et nous emprunterons la description que M. de Quatre- x don, Mages donnait avec la grande autorité qui lui appartient, au Congrès

e les M Anthropologie réuni à Moscou en 1879 (1). « Ce crâne, disait-il,

late M upartient à un individu âgé de plus de trente ans; il présente

cons- M alrieurement un aspect métallique bronzé ; son poids est con-

\lérable ; les arcades zygomatiques sont brisées dans la région

nt été M nidianc ; les apophyses styloïdes ont disparu ; à la région tempo-

ale droite, on voit une ouverture elliptique de 48 millimètres

ce de jnfé @ or 20, causée probablement par le coup de quelque instrument, e: Les M ni à donné la mort. Le front est bas et incliné en arrière, Les os M imme dans tous les crânes américains; la glabelle est saillante ; os du Mu bosses sus-orbitaires très proëéminentes, l'occiput presque hwtical. La protubérance occipitale externe est large, plane el

enle- Bu saillante, le plan du trou occipital prolongé passe par une

carae Mine horizontale joignant les deux orbites. Les os malaires sont

crâne @ «llants et projetés en avant, Les orbites sont quadrangulaires, ois de x parois latérales du crâne sont verticales. Les apophyses masiles sont peu volumineuses, presque loutes soudées, On voit au rien Muunillaire supérieur quatorze alvéoles plus ou moins fracturées euse- Ml seconde molaire est usée (2). »

crâne | Il faut dire aussi que la capacité cränienne (1388 c.c.), bien que ar les juble, est supérieure aux moyennes que donnent les crânes des névi- {lound-Builders et que l'indice céphalique (69, 72) montre une it pas ol -

2.1 (1) Outre le compte rendu de ce congrès, on peut consulter les Mém. de la Soc. list. el de géog. du Brésil.

% @} Un crâne présentant des formes générales assez semblables, a été trouvé à Rock- “hi, sur les bords de l'Illinois. Schmidt, Zur Urgeschichte Nord Amerika ; Archiv für dithropologie, t. V, p. 241.

De NaDAILLAC, Amérique. al

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