‹ L'Amérique préhistorique [microforme]Chapitre 93 sur 113 · À VE U · texte numérisé non relu

À VE U

sance … longs ct effilés, Ces hommes devaient former une caste aristocra-

Le:

mellre N tique, incapable de travaux fatigants. Les Péruviens plus anciens … étaient au contraire dolichocéphales, leurs ossements sont lourds

sexes nr

; me hi et massifs, les attaches robustes; tout indique chez eux une

que les "à grande force musculaire. Morton confond ces deux types et

cor K prétend que le second procédait du premier et était obtenu M par la compression artificielle exercée sur les enfants (2). Mais

7 n M. Wilson lui répond avec raison que les crâänes déformés arti-

ficiellement, sont toujours asymétriques (3) et que les crânes dolichocéphales, considérés comme normaux, présentent au contaire une régularité complète, Ils ont aussi des caractères

M distincts: ainsi ils sont plus longs, plus étroits ; la mâchoire su- … périeure est fortement prognathe; les dents, les incisives prin- ) cipalement, sont obliques.

Nous ne contestons aucune de ces assertions, nous nous con- … lenterons de répéter ce que nous avons déjà dit à plusieurs reprises, c'est que l'existence de types différents ne saurait avoir

pour conséquence celle de races diverses; les causes de l'origine ou des modifications de types étant encore absolument inconnues (#). L'usage sur certains points de momifier les cadavres a permis

ire des (1) Prehistoric Man, t. 1, ch. xx, p. 145, 158, 165.

inces- (2) Nott and Gliddon, Types of Mankind. Squier (3) « Few who have had extensive opportunities of minutely examining and comparing normal and artificially formed crania, will, I think, be prepared to dispute the res at- fact that the later are rarely, if ever, symmetrical, » Wilson, L. c. à coN- (4) M. Virchow signale la grande fréquence sur les crânces Péruviens d'une anomalie connue sous le nom d'os des Incus ou d'os interpariétal et prétend la retrouver nt les chez les Indo-Chinois et les Malais des iles Philippines. Ce serait là, selon lui, un ca- ! ractère typique ; mais M. Anoutchine dans un travail récent (Rev. d’Anth., 1881) a es Mo- montré que ce caractère se trouve aussi chez les races nègres. Il n'en saurait donc

ressortir aucune conclusion. Voy. Gosse, /. c., p. 165 cts.

Races du Sud.

508 L'AMÉRIQUE PRÉHISTORIQUE, plusieurs constatations utiles; ainsi la momie découverte à

Chacota et que nous avons reproduite (fig. 179) donne

comme longueur de l'humérus 9 pouces, de la main : pouces

o lignes, du doigt médius 3 pouces 5 lignes, du fémur 13 pouces, du tibia 12 pouces, du pied 7 pouces 7 lignes: la largeur de la main n'est que de 2 pouces, celle du pied de 2 pouces el demi (1).

Une coutume funéraire voulait que l'on déposät dans ln tombe du mort comme un dernier souvenir, des boucles de che velure, Ces cheveux sont aussi fins que ceux des races anglosaxonnes; la couleur varie en général du brun foncé au chàtain, La mode était de porter les cheveux lorgs, nattés et rejetés derrière la tête, Les femmes ajoutaient des cheveux à leurs nattes, et après de longs siècles, la tombe s'est ouverte pour rendre témoignage de leur vanité, n'est que juste d'ajouter que ce n'élaient pas les femmes seules qui demandaient ainsi à l'art de venir au secours de la nature, La tête desséchée d'un homme déjà d'un certain âge, car les cheveux sont grisonnants (fig. 216), est couverte de petites nattes rapportées et ramences sur le front (2).

Si nous continuons à descendre vers le Sud, nous rencontrerons des races franchement dolichocéphales, se rapprochant probablement des anciennes races, chez qui nous avons constaté cette forme céphalique. L'homme découvert par M. Ameghino dans les pampas était de petite taille ; le crâne était dolichocéphale. { en était de même de ceux trouvés par M. Moreno dans les paraderos de la Patagonie; les uns et les autres rappellent le type actuel des Esquimaux.

Le crâne fossile du Lagoa Santa était aussi dolichocéphale,

(1)3. Blake, Notes on a Collection from the Ancient Cemetery of the Bay of Chacota. Rep. Peabody Museum, 1878, p. 284.

(2) Cette tête, qui provient d'un ancien cimetière du Pérou, présente de notables dif rences avec toutes les autres récemment découvertes. Le front est élevé, le nez proiminent, les pommettes saillantes, les incisives plantées verticalement, les oreilles dé mesurément distendues. Les cheveux sont bruns, les nattes pendent en cadenettes comme chez les hussards français de la fin du siècle dernier. Blake, /. c., p. 301. — Morton, Crania Americ., pl. E.

et les sa cranes s d'un de

Les I

Fig. 21

qui les vieilles sont not crâne e vation € ports, il blances (1) L. c.

(2) « La una tal ho:

cada por 1

todos los « Antigreda

erle à donne douces 3 pouirgeur

ices of

ans Îa eo cheanglo 1 chirejetés

leurs pour jouter tainsi e d'un anants

IOnCes

r'erons bable- ‘cette ) dans ale, fl para

Ce tvpe

phale,

Chacota.

les diffé.

64 proëilles dé.

denettes , 301, —

LÉS HOMMES DE L'AMERIQUE, Ho et les savants auteurs des Crania ethnica eitent plusieurs autres crânes semblables découverts au Brésil (1), L'indice céphalique d'un de ceux qui ont pu ètre mesurés est de 70,

Les Bolocudos, qui sont bien distinets des populations

Fig. 216. — Tète de momie provenant d'une ancicnne sépulture péruvienne,

qui les entourent, et qui représentent sans doute les plus

vieilles races du pays, sont également dolichocéphales. Is sont non moins remarquables par le développement de leur crâne en hauteur, la saillie des ares sourciliers, le peu d'élévation et la forme rectangulaire des orbites. Sous tous ces rapports, ils offrent, comme les Patagons, de nombreuses ressemblances avec les Esquimaux (2), qui habitent à l'autre extrémité

(2) « La raza esquimal diffière de la masa de la poblacion americana, y conserva una tal homogeneidad que presenta el aspecto de una razo primitiva apenas modifi- . cada por unos que otros cruzamientos. Lo que sobre todo distingue al esquimal de

todos los demäs pueblos de la tierra es su cabeza sumamente larga, » Ameghino, La Antigredad del Hombre en el Plata, t. 1, p. 163, — « Les Esquimaux et les Botocu-

Affections pathologiques,

du continent Américain, Ne doit-on pas supposer que les uns ot les autres ont été dispersés, puis détruits peu à pou par des races conquérantes, auxquelles ils ne pouvaient offrir qu'une résise tance inefficace, C'est là ee qui s'est passé en Europe, lors des invasions des Aryas ou des autres races &siatiques ; les Basques ot les Finnois ont été rejetés aux extrémités de notre continent, dans des régions arides et inculles ; et s'il est difficile de l'établir avec quelque degré de certitude, il est permis d'admettre que les mêmes faits se sont passés en Amérique et que ces aces anciennes, violemment repoussées des régions qu'elles habitaient, ont été les contemporaines de nos races paléolithiques, Tout porte à croire que les plus anciens habitants de V'Amérique ne le cèdent en rien sous le rapport de leur antiquité, aux premiers habitants de notre Continent,

Les Espagnols apportèrent avec eux la petite vérole qui causa de grands ravages parmi les indigènes ; des tribus entières disparurent emportées par le fléau. Ts reçurent à leur tour des Américains un mal non moins cruel, les affections syphilitiques destinées à flétrir sinon à détruire les sources même de la vie (1), Cette dernière assertion a été vivement controversée: il est cerain que la syphilis existait en Amérique avant le seizivme sivcle; existait-elle aussi en Europe? c'est un point resté fort obseur (2). On a beaucoup insisté sur le mot espagnol, Zubu, que l'on traduit par affection syphilitique ; mais il reste à savoir si ce mot avait alors la mème signification que nous lui donnons

dos sont de petite talile; l'indice céphalique (73) est le même; tous les deux ont les pommettes saillantes ; les yeux obliques petits et bridés; les cheveux noirs, gros, droits ; l'oreille grande, écartée ; le visage plat, arrondi ; une tendance à l'obésité, n'est pas jusqu'à la botoque, ce singulier ornement auquel les Botocudos doivent leur nom, qui ne se trouve chez les Koloches, » Bordicr, Topinard, Bull. Soc. Anth., 1881.

(1) Clavigero, Storia antica del Messico, t. 1, p. 117, t. IV, p. 303. — Herrera, Hist, Gen., déc, IH, 1, XCXXI. — Gomara, Cong. Mex., (° 148. — Sahagun, His!, Gen. de las Cosas de Nueva España, t. U, 1. VIT, p. 246. — Oviedo, Hist. de las Indias.

(2) Les historiens chinois rapportent que 2637 ans av. J.-C., l'empereur Hoang-ty décrivait des affections syphilitiques chez l'homme et chez la femme. Mais ce fait, qui prouverait l'existence de la syphilis avant la découverte de l'Amérique, est très contesté,

mjourd'ht ments port dé trouvés:

mêmes tra … nounds de “tués aup … Amérique ous a von:

ur lequel \attribuer …. |lserait lues aux !

…. Hennent € mrvenus f

ions vénér … corce d'un

qui est éga

D anciennes «

lies, dont «ient rem premier D'autres

pas inconnt des vertebre

4 1) He Cong.

?) « Several sphilis. » Jone (3) Farquhar:

(1) Putnam, , E (5) « Several lonot prove th ects, » Putna

(6) Le D° Brü } antisyphilitique (1) Brasseur (#) La guéris | des soins contir | wciété et n'aba Am. Ass. Détr

Page 1