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À aujourd'hui (1). Ce qui n'est point douteux, c'est que des osseà ments portant les témoignages irrécusables de cette maladie ont M té trouvés dans les Stone Graves du Tennessee (2) et que les « nèmes traces existaient sur d'autres ossements provenant des nounds de l'lowa, de l'Illinois, de Rock River (3) et de ceux “tués auprès de Nashville (4), Ce n'est pas seulement dans - l'Amérique centrale que nous voyons ces traces indélébiles, et nous avons déjà cité un crâne des paraderos de la Patagonie, ur lequel Broca : ‘ait constaté une ostéite, qu'il n'hésitait pas … Lattribuer à une affection syphilitique.
… [iserait loisible de demander si toutes ces lésions sont bien “lues aux mèmes causes pathologiques (5) ; mais d'autres faits « iennent confirmer cette hypothèse, Les récits qui nous sont « jurvenus feraient croire que les Mayas connaissaient les affeclions vénériennes et qu'ils se servaient pour les guérir de l'é- … «orce d'un arbre, le Guayacan, originaire du Nicaragua (6), Ce = qui est également certain, c'est que l'on trouve dans les langues “ anciennes de l'Amérique, des mots qui se rapportent à ces maladies, dont les indigènes par une conception assez bizarre fai- M «ient remonter l'origine à un de leurs dieux, Nanahuatl, qui le premier aurait ainsi infecté le genre humain (7). …. D'autres maladies des os pour être moins fréquentes, n'étaient pas inconnues, Le D' Farquharson décrit une curieuse affection …. des vertebres cervicales qui parait avoir été suivie de guérison (8). 1) He Cong. des Américanistes, Madrid, 1881,
D (?) « Several Skeletons in these Mounds bore unmistakable marks of the ravages of = «philis. » Jones, Aboriginal Remains of Tennessee. Smith. Cont., t, XXI, (3) Farquharson, Proc, An. Ass, Détroit (Michigan), 1875.
(4) Putnam, Arch. Expl, in Tennessee, Report Peabody Mus., t. HE, p. 305.
(5) « Several Pathologists who have examined these bones unite in stating that they » lo not prove the evidence of syphilis ; as other deseases but syphilis might leave such fects, » Putnam, Rep. Peabody Mus., t, 1, p. 316. N (6) Le D' Brühl (Cincinnati Lancet and Clinic May 29, 1880) parle d'autres remèdes antisyphilitiques, connus des habitants de l'Amérique centrale et du Pérou, M (1) Brasseur de Bourbourg, Hist. des Nations civilisées, t. 1, p. 181.
D (#) La guérison fort rave ct fort difficile de cette lésion, exige un temps très long et des soins continuels (Nélaton, Pathologie chirurgicale), Ces peuples vivaient donc en ù société et n'abandonnaient pas ceux des leurs qui étaient atteints d'infirmités graves Am. Ass. Détroit, Michigan, 1875).
Plusieurs crânes du Tennessee portent les traces d'inflanmimatione
anciennes: d'autres, des excroissances osseuses qui cflacent los sutures Jlambdoïdales où pariétales (1), On a également constaté sur los os longs, de vieilles ankyloses,
Les blessures dues à des causes traumatiques, n'étaient point rares, Le Peabody Museum renferme deux erânes péruvions, qui méritent d'être cités, L'un d'eux montre une fracture longue de cinq centimetres, large de trois et profonde de quatre-vingt. quatre millimètres, Le travail de réparation est très visible, ot quatre fragments de la substance osseuse sont de nouveau soli. difiés (2), L'autre crâne appartient à un adulte; il porte une frac. ture frontale très étendue (onze centimètres de longueur in de largeur) : elle avait été sans doute produite par un vio, coup de massue, lei aussi les cinq ou six fragments que l'on peut encore distinguer étaient solidifiés, Dans les deux eus, les blessés avaient survécu probablement durant de longues années, Ils avaient triomphé par la force de leur constitution, ear vieu ne témoigne d'une opération chirurgicale, l'enlèvement des fragments osseux par exemple (3,
n'en était pas toujours ainsi, Sur un autre crâne provenant également de la remarquable collection du Peabody Museum, on peut voir une perforation probablement tentée comme un mode de guérison pour une inflammation de la boite osseuse dont la trace est très apparente, et Squier (#4) «a rappe ‘ du Pérou un crâne (fig, 217) trouvé dans un cimetière de ee du Yucays, où un morceau parait avoir été enlevé au moscu de quatre incisions régulicres (5), Tei aussi, les os présentent les traces d'une ancienne inflammation, et d'éminents chirurgiens,
(1) L. Carr, Observations on the Crania from the Stone Graves of Tennessee : Ponbody Mus. Rep., t. H, p. 881.
(2) Ce crâne porte le n° 7206 et provient, ainsi que le suivant (n° 7163), de la cullection péruvienne formée par Agassiz.
(3) Wyman, Report Peabody Museum, 1874, p. 10.
(4) Peru, Incidents of Travel and Exploration in the Land of the Incas, p. 451. Append. A. |
(5) L'ouverture mesure 177 sur 146 millimètros.
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. les que Nélaton et Broca, n'ont pas hésité à attribuer la perforaion à une opération tentée durant la vie,
line faut pas confondre ces opérations avec les trépanations poshumes, très fréquentes sur divers points de l'Amérique (1). . On ne sait rien de précis sur ces trépanations ; étaient-elles une
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Fig, 217, — Crâne péruvien trépané,
ne th SSeUSCS narque d'honneur, un rite religieux? devaient-elles servir à du l'axtraction de la cervelle et à la suspension de la tête, ou bien Le SN inient-elles destinées à permettre à l'âme de visiter de nouveau vou de SN |: corps qu'elle avait habité? Toutes les hypothèses sont posent les 4 ‘bles, aucune ne peut ètre prouvée, Les fouilles d'un mound non forme de cône irrégulier, de dix à quinze pieds de hauteur, dilué auprès de la rivière Devil, ont mis au jour cinq squelettes enterrés debout ; un sixième était couché au centre du tumulus occupait évidemment la place d'honneur; les uns et les autres … portaient au crâne la mème perforation.
M On, a aussi retiré des crânes trépanés d'un mound, auprès de
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de la col-
4 (1) Americ. Ass. Détroit, 1875. — H, Gillman, Add, Facts concerning artificial Pre- … paration of the Cranium in ancient Mounds in Michigan. Am. Ass, Nashville, 1817.
DE NapalLLac, Amérique. 33
lrdpañations
la rivière Sable et du grand tumulus de la rivivre Rouge
dont nous avons déjà parlé; mais les perforations sont en gé. |
néral plus petites que celles des crânes provenant des autres mounds.
Les trépanations du Michigan sur lesquelles nous avons des
détails plus complets, étaient toujours faites après la mort et uni- 1 quement sur des adultes du sexe masculin (1) ; elles ont de un à
deux centimètres de diamètre et sont constamment placées sur la suture sagittale (2), généralement au point de jonction avec Ja suture coronale. Elles étaient obtenues au moyen d'un instru-
Fig. 218. — Crâne perforé (Coll. de M. de Baye).
ment, probablement d'un silex pointu, que l’on faisait rapide-
etnotamment en France, où elles ont été sicomplètement élucidées par Broca (4). Elles étaient souvent chirurgicales et pratiquées sur le vivant (fig. 218). Tous les âges, tous les sexes y étaient soumis. Leur position, leur forme, leur longueur variaient selon la blessure où la maladie que l’on prétendait soulager. Toute comparaison entre elles et les trépanations américaines est done
(1) Broca, Rev. d’Anth., 1876, p. 435.
(2) La suture sagittale unit les deux pariétaux ct s'étend d'avant en arrière sur la ligne médiane. La suture coronale s'étend dans la région frontale.
(3) Les Premiers Hommes, t. I, p. 218 cts, (4) Mémoire lu en 1816 au Congrès de Buda-Pest, Rev. d'Anth., 1871.
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À impossible, On cite bien une rondelle crânienne de tous points D «mblable à celles trouvées en France par le D' Prunières; mais M nous ne saurions attacher une importance très grande à une découverte jusqu'ici unique.
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is des Î nous faut revenir sur ces curieuses déformations artificielles Luni- du crâne si fréquentes au nord comme au sud du continent e un À Américain, Lors de la conquête espagnole, le plus grand nomsur la bre des indigènes, surtout ceux qui habitaient les côtes du Pacivec la nique, conservaient leur ancienne habitude de comprimer la tête nstru- des enfants dès leur naissance (1). La plus récente de ces déformations, la plus à la mode, si ce mot est permis, était l'apla- M isement du front, de sorte que la tête s'élargissait sur les côtés, ‘4 t paraissait comme couchée en arrière sous un angle variable. lon était d'autres : au premier congrès des Américanistes, eau à Nancy en 1875, on à pu voir successivement un crâne | \ymara provenant de la Bolivie, allongé en pointe; un autre Lrne de la mème origine en forme de cylindre; un crâne indien ‘plati d'avant en arrière, de manière à donner au front des dimensions énormes ; des crânes patagons enfin, dont l'un avait aussi été allongé d'avant en arrière et l'autre avait subi une lle pression sur le milieu de la tête qu'il offrait une apparence
corne.
Cet usage remonte aux plus anciennes races qui ont peuapide- lé le pays. Presque tous les crânes des Mound-Builders décou- Europe SN verts jusqu'à ce jour, ont l'occiput aplati; mais la déformation ucidées @S\ hésente peut-être chez eux des caractères moins exagérés que utiquées chez d'autres races américaines. Sous un des mounds de l'Utah, étaient
« milieu de ce pays qui, il y a quelques années à peine, était hsolument désert et inconnu, on a recueilli un crâne montrant Lune dépression artificielle considérable (2). Cette déformation
nt selon . Toute st donc
(1) Wilson, Prehistoric Man, t. IE, c. xxr. — Jones, Ant. of Tennessee ; Smith. Cont., 86. — Catlin, North American Indians, t. IE, p. 40. — Bancroft, The Native Races,
bre sur là «1 Let IV. — Le D° Moreno (Rev. d'Anth., 1874) a recucilli dans les cimetières de
déformation très marquée.
2) Report Peabody Museum, 1871,t. II, p. 199.
Déformations crâniennes,
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