CHAPITRE XVI
Lille, de Troyes, etc., ont lulté d'émulation et n'ont fait qu'accroitre le chiffre de production. La statistique porte, pour les neuf premiers mois de 4858, l'importation en France du coton en laine à 79 453 800 kilogrammes.
Maintenant que nous avons résumé l'histoire du coton, et que nous avons dit le rôle gigantesque qu'il a joué dans le mouvement industriel de ces dernières années, que le ur veuille bien nous accompagner dans la plant ‘onnière où il n'a pas oublié qr.: nous nous $ dus. Là nous pourrons à loisir examiner le 1: ; nègres cullivateurs, leur manière de vivre, leurs mœurs parfois si étranges, les châliments qu'on leur inflige, les plaisirs qu'ils parviennent à se procurer; nous assisterons à la récolte du coton, aux fêtes auxquelles elle donne lieu pour ces malheureux esclaves, que, par un revirement de toutes les lois de morale et d'équité, l'égoïsme farouche des blancs condamne à rester d'autant plus sûrement misérables et asservis, qu'ils coopérent plus efficacement et plus largement à Ja fortune du genre humain tout entier.
Sur quatre millions de nègres esclaves qui enrichissent et souillent aussi les États du Sud, deux millions à peu près sont employés à Ja culture du coton. Ce n'est pas certes un métier de paresseux. Aussi, quand un maître veut dans une des villes du Sud épouvanter son esclave, il lui dit : « Je te vendrai pour aller cultiver le coton, » D’où il est facile de conclure que les cotonneries ne sont pas précisément pour les fils de Cham le paradis terrestre. Toutefois, si quelques planteurs se sont montrés féroces envers leurs esclaves, et si des abus offensants pour la morale se manifestent trop souvent, en général, nous nous faisons un devoir de justice de le répéter, la condition des