SCÈNE X. —CHARLES, EDOUARD, ALEXIS
CHARLES, arec l'air vu peu cmharrcuisê. Bonjour, Edouard. Alexis est s{im\ me (lire que tu me demandais. Me voici. Je suis cependant fà(,-;hé... KiioiAïut. I>(' ipit'i cs-lii IViclié, mon ami?
ciiahles. De ue (jne mes étreiiues ont été si misérables, et de ce que je...
EDOUARD. N'est-ce que cela? Sois tranquille.
ALEXIS. Edouard n'en est que plus content de pouvoir suppléer à ce qui vous a manqué. N'est-ce pas, Edouard?
EDOUAUD. C'est de tout mon cœur. [Il jyrend Charles imr la main et le conduit vers la table.) Tiens, voilà tous mes présents que nous avons d'abord partagés en deux portions bien égales. J'ai encore ajouté quelquechose de plus à la tienne, pour ne te laisser rien à regretter.
ALEXIS. Il y avait deux choses qui n'étaient pas de nature à être partagées, le microscope et le loto. Edouard, suivant vos conventions, pouvait les garder pour lui. Il a mieux aimé vous donner le loto, de peur d'avoir le moindre reproche à se faire.
EDOUARD. J'ai regret que ces figures de porcelaine n'aient pu se partager par nombre égal. J'ai gardé les neuf Muses; mais pour remettre l'égalité, je te laisse, avec les quatre Saisons, un cent de jetons de nacre et cette bourse qui me revenait. Tu n'en es pas m.oins le maître de choisir entre ces deux lots.
CHAULES. Eh! non, mon ami, je suis content.
EDOUARD. Je ne le suis pas encore, moi. J'ai laissé dans le buffet un gâteau dont la moitié m'appartient; je te le donnerai tout entier. Je cours le chercher. [U s'éloigne.)
CHAULES veut courir après lui pour le rapjjeler.) Où vas-tu donc? ce n'est pas la peine.
ALEXIS, rarrêtant. Laissez-le faire, monsieur Charles. {A Edouard.) Oui, va, va, mon ami.