SCÈNE XVI. — EDOUARD, CHARLES, COMTOIS
EDOUARD, à Comtois qui le suit. Entrez, entrez. Comtois. ( Tl ferme la porte au verrou). C'est pour une corbeille que vous me ferez le plaisir de porter chez Alexis.
COMTOIS. Oh! de grand cœur, monsieur. Nous aimons tout cet excellent jeune homme.
EDOUARD, à Charles. As-tu fini, mon ami ?
CH.\RLES. J'aurai bientôt fait. Il ne reste plus que les porcelaines, que je vais mettre par-dessus, pour qu'elles ne soient pas endommagées.
EDOUARD. C'est bien pensé ; mais dépéche-toi, de peur qu'il n'arrive.
CHARLES. Voilà qui est fini.
ÉD0U.\RD, à Comtois. Bon! vous n'avez qu'à prendre la corbeille, et la porter secrètement où je vous ai dit. Allez-y, je vous prie, tout de ce pas, et surtout prenez bien garde à ne rien casser.
ciLVRLES. Attends donc, voici les trente-six francs qui lui reviennent de ma i)art. 11 faut ([ue je les enveloppe dans un morceau de papier, et je les mettrai dans la bourse de jetons. {On i^ntend la voix d'Alexis qui frappe à la porte, et qui dit ) : Ouvrez, ouvrez, c'est moi.
EDOUARD. 0 mon Dieu! qu'allons-nous faire? (En se retouniant vers la porte.) Un moment, Alexis, je vais t'ouvrir.
CHARLES, mettant l'argent à demi enveloppe dans la main de Comtois. Tenez, vous glisserez ceci dans la corbeille.
EDOUARD, (m lui présentant la corbeille. Prenez-la sous le bras, et tenezvous caché dans un coin.
CHARLES. Oui, oui, tout couIh' la muraille. VA vi»u> tâcherez dcî vous esipiiver sans ipTil vous voie.
LES ETRENN:ES. 277
COMTOIS, Laissez-moi faire.
ALEXIS, derrière la porte. Eh bien! m'oiivrirez-Yni]s?Édoiiarfl, ton papa me suit de prés.
EDOUARD, à Charles. Je peux lui ouvrir maintenant?
CHARLES. Oui, c'est fait. [Tl fait si(/7ie à Comtois de ne j^as faire de bruit.)