‹ L'ami des enfants (volume 2)Chapitre 188 sur 276 · SCENE XVII. — M. ET MADAME DE VALENCE, VALENTIN, MATTHIEU · texte numérisé non relu

SCENE XVII. — M. ET MADAME DE VALENCE, VALENTIN, MATTHIEU

m'"" DE VALENCE, courant à son fis. Ah! je te vois donc enfin, mon cher fils!

M.vTTHiEU. Oui, madame ; le voilà, un peu meilleur, peut-être, que vous ne l'avez perdu.

M. DE VALENCE. Est-il vrai ?

VALENTIN. Oui, mou papa; j'ai bien été puni de mon orgueil. Que donneriez-vous à celui qui m'aurait corrigé?

M. DE VALENCE. Une bonuc récompense, et de grand cœur.

VALENTIN, lui présentant Matthieu. Eh bien ! voilà celui à qui vous la devez. Je lui dois aussi mon amitié; et il l'aura pour la vie.

M. DE VALENCE, Si ccla est ainsi, je lui fais tous les ans une petite pension de deux louis d'or, pour t' avoir délivré d'un défaut si insupportable.

m"'"" de VALENCE. Et uioi jc lui en fais une de la même somme pour avoir conservé mon tils.

MATTiiiEi'. Si vous me payez pour le plaisir que vous avez, il faudrait donc que je vous payasse aussi, de mon côté, pour celui que j'ai eu. Ainsi, quitte à quitte.

M. BE VALENCE. Nou, uiou petit aiui, nous ne reviendrons pas sur notre parole. Mais nous allons déjeuner tous les quatre ensemble. Valentin nous racontera ses aventures nocturnes.

VALENTIN. Oui, iTioii papa, etje ne m'épargnerai point sur le ridicule (pie 'je mérite. J'en veux rougir encore aiijounriiui, pour n'avoir jamais |ilus à eu rougir.

M. m: \ ai.i:n(.i.. O mon lits! roiiiliit'ii tu nous rendra^ heureux, ta mèri'

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