LA ROBE DE SOIE
ARTHOME avait porté jusqu'à l'âge de huit ans de simples robes de toile blanche. Des souliers unis de maroquin chaussaient ses pieds mignons. Sa chevelure d'ébène, abandonnée à ses caprices, flottait en boucles naturelles sur ses épaules.
Elle se trouva un jour en société avec d'autres petites demoiselles de son âge, qu'on avait déjà parées comme de grandes dames; et la richesse de leur habillement éveilla dans son cœur le premier sentiment de vanité. Ma chère inajnan, ditelle en rentrant au logis, je viens de rencontrer les trois demoiselles de Floissac, dont l'ainée est encore plus jeune que moi. Ah! comme elles étaient joliment adonisées! Leurs parents doivent avoir bien du plaisir de les voir si brillantes! You« êtes aussi riche que leur mère. Donnez -moi aussi , je vous prie , une robe de soie et des souliers brodés , et permettez qu'on donne un tour de frisure à mes cheveux.
m""' ]>k .i(»N(;(u;ht. Je ne diMuaude pas niii'ux, ma tille, si cela fait ton l)(uilieur; mais je crains bien (|u'avee toute cette élégance , tu ne sois