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(h( iJiPÙirp , iiiceriaiiw de quel côté elle doii sortir . EUo sort onjii\ jxir uni
coulisse au-dessus de la ferme.)
SCÉNB XIII. — ADRIEN, toujours évanoui; GODEFROI , appliquant son oreille au nez
d'Adrien.
GODEFROI. Non, non; il n'est pas encore mort; il renifle. Oh! s'il était mort, j'irais me jeter dans le premier puits. {IJ hn crie dans l'oreille:) Adrien ! monsieur Adrien !.. Si je savais comment le faire revenir ! ( Il lui .çoM^eiz«- /^ r/sf/^é'.) Bah! j'y perdrais iïies poumons... C'était bien bète aussi de ma part; mais c'est encore plus bète de la sienne. Je lui disais de ne pas s'effrayer. Tous ces enfants de grands seigneurs sont comme des bulles de savon qui crèvent de rien... Adrien! monsieur Adrien! 11 ne m'entend pas. Ma femme est morte, et j'en ai eu bien du regret; mais mourir parce qu'un autre est mort, il n'y a pas de raison à cela. ( Il le secoue encore.) Il ne revient pas cependant ! {Il tourne la rue de tous côtés.) Ah, bon ! voici une fontaine! je vais y puiser de l'eau dans mon chapeau. Je lui ferai une aspersion qui le fera bien revenir. ( H court à la foiitaine. En même temps, arrive d\ni autre côté Al. de Cressac. donnant le bras à sa femme et tenant Julie par la main. Godefroi l'aperçoit, et, de fraijeur. laisse tomber son chayeau ylein d'eau. Il s'arrête un moment, confus et stupéfait; puis il court à toutes jambes vers l'autre côté de la colline, en s écriant : ) Ah ! Dieu me pardonne! s'il va trouver son fils moit, me voili'i à tous les diables.
SCÈNE XIV. — M. DE CRESSAC, MADAME DE CRESSAC, JULIE . ADRIEN, toujours
évanoui.
M. DE'CRiiss.vc. 3îais c'est Godefroi, je pense? (Il l'ajjpelle.) Godefroi ! où vas-tu donc ? où est Adrien ?
m'"® de cressac. Il fuit ! Qu'a-t-il fait de mon fils?
JULIE, voyant xin corps étendu à terre. Que vois-je? Qui est couché là? {Elle se baisse pour le considérer ; elle reconnaît Adrien, et se jette sur lui. ) Dieu ! mon frère! Il est mort !
^^^^Mèl
m""' de cr.ESSAc. Que dis-tu? {Elle s'arrache du bras de M . de Cressti, et se précipite à corps perdu de l'autre côté.) Mon IJls ! Adrien !
iH) L'IXCKNDIE
,\i. DR cuKSsAc. Il maïuiuait ciicoie quelque chose à notée iiialhciir! (// inmbe à yenour auprès d'Adrien et le soulevé. Adrien fait un lérjer rnovvement.) Dieu soit loué! Il respire. Ma femme, ton fils a besoin de toi. Garde tes forces pour le secourir. Assieds-toi.
m'"® de cressac, avec un cri dovlovrevx. Mon fils, mon fils ! ( Elle tombe yresqne évanouie.)
JULIE. Ah! mon pauvre frère! que les flammes eussent plutôt tout dévoré ! Réveille-toi, réveille-toi. {Pendant ces paroles de Julie , M. de Cressac relève inadame de Cressac sur son séant . et remet Adrien dans ses bras, en sorte que la tête de l'enfant porte sur le sein de sa mère, qui le couvre de baisers.)
M. DE CRESSAC. Ne pcrdous pas un moment. As-tu des sels sur toi?
m'"" de CRESSAC. Je ne sais; je suis toute troublée. Après tant de frayeurs, une encore qui les surpasse toutes ! Je donnerais tout ce qui nous reste pour quelques gouttes d'eau. ( M. de Cressac regarde autour de lui, aperçoit la fontaine , et y vole.)
JULIE, fouillant dans le tablier de sa mère. Maman, voici votre éther. {Elle ouvre le flacon; madame de Cressac le saisit avec transport^ et le fait respirer à son fils.)
JULIE. Mon frère, reviens à toi, si tu ne veux pas que je meure à ton côté. Adrien ! mon cher Adrien ! {Adrien parait un peu se ranimer.) Ciel ! il respire, il m'entend ! {Elle court à son père .) Venez, venez, mon papa. {M. de Cressac revient, portant de Veau dans le creux de sa main. Il y trempe le bout de son mouchoir, bassine le front et les tempes d'Adrien, prris lui jette quelques gouttes d'eau sur le visage du bout de ses doigts.)
ADRIEN, les yeux encore fermés , agite un peu ses bras et pousse des soupirs à demi-étouffés. Hélas! hélas! mon papa.
m""" DE CRESSAC Mon chcr Adrien.
ADRIEN, comme dans un songe. Il est donc mort!
M. DE CRESSAC. Il mc croit mort! C'est cet imbécile de Coilefroi (|ni l'aura effrayé.
JULIE, avec transport. Ciel ! il entr'ouvre les yeux!
m""* DE CRESSAC. Mon fils! ne nous reconnais-tu pas?
M. DE CRESSAC. Adrien ! Adrien !
JULIE. Mon frère! c'est moi.
ADRIEN, comme s'il se réveillait d'un profond. sommeil, regarde en silence autour de lui. Suis-je vivant? Où suis-je? (// se relève tout à. coup et se jette au cou de sa mère.) Maman !
M. DE CRESSAC. Mou fils ! tu vis eucorc ! ,
ADRIEN se jette ensuite dans les bras de son père .YA vous aussi, UKUi papa!
JULIE l'emlrrasse. suspendu cotnme il l'est nu cou de son père. Mou Adrien, 111(111 frère , je crois revivre comine toi !