‹ L'ami des enfants (volume 2)Chapitre 260 sur 276 · LE SORTILÈGE NATUREL · texte numérisé non relu

LE SORTILÈGE NATUREL

JUSTINE. Cela ne devrait pas être*, en effet, madame. Cependant il y en a six de moins. La bourse n'est-elle pas de cent ?

M""" DEGRAMMONT. Tu le sals comme moi.

JUSTINE. Eh bien! je ne puis en trouver que quatre-vingt-quatorze. Ayez la bonté, madame, de les compter vous-même.

m"^ DE GRA3IM0NT, après avoir coiiijiié. EfTectivement, il n'y en a pas davantage. Le nombre était pourtant complet hier au soir, à la fm de notre partie. Mais qui t'a donné l'idée de venir voir si le compte s'y trouvait ?

JUSTINE. C'est qu'en entrant ici, j'ai vu que les enfants les avaient pris pour jouer.

m"" de grammont. Je leur avais expressément défendu de toucher à cette bourse. Ils en ont d'autres pour leur usage. Qui leur a donné ceux-là?

JUSTINE. Ils ont bien su les prendre d'eux-mêmes.

M*"" DE GRAMMONT. D'eux-mèmcs? Je vais leur parler. Où sont-ils?

JUSTINE. Dans le jardin, sans doute.

m"^ DE GRAMMONT. Fais-moi venir Julie .... Mais, écoute, n'est-il entré personne que mes enfants ?

JUSTINE. Oh ! leurs amis y sont venus aussi. Et qui peut savoir?...

M™* DE GRAMMONT. Quoi ! tu soupçouncrais. . .

JUSTINE, Je réponds de vos enfants et de ceux de M. Duluc comme de moi-même.

m"* DE GR.\MMONT. Est-cc quc tu uo répoudrais pas également des autres ?

JUSTINE. Je ne les connais pas assez pour cela.

M™* DE GRAMMONT. Quc dis-tu? dcs cufauts de condition, dont les parents sont si pleins d'honneur?

JUSTINE. Tenez, madame... Je vais appeler mademoiselle Julie... Mais la voici.

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